« Coronapistes » : le vélo pour faciliter le déconfinement ?

Favoriser les déplacements à vélo plutôt que dans les transports bondés pour lutter contre le coronavirus : c’est l’idée qui séduit plusieurs régions et municipalités. L’Île-de-France prend le pas.

Le vélo serait-il le héros du post-confinement ? Pour l’écologiste Pierre Serne, c’est clair : quand nous pourrons sortir de chez nous, ce ne sera certainement pas pour nous entasser dans les transports en commun. Le Président du Club des villes et territoires cyclables a été chargé par la ministre de la Transition Écologique et solidaire de coordonner des solutions pour que le vélo devienne le principal moyen de transport permettant la distanciation sociale. Et ça prend : mardi 21 avril 2020, la région Île-de-France a annoncé son soutien au projet de « RER-vélo », un réseau de 650 km de pistes cyclables.

Faciliter le déconfinement

Le projet date d’avant la pandémie, mais Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a déclaré que la crise sanitaire accélérait le processus. « On a signé rapidement et maintenant car la crise sanitaire actuelle nous oblige à repenser notre système de mobilité », explique-t-elle dans les colonnes du Parisien. L’objectif : faire en sorte que le déconfinement se passe dans les meilleures conditions possibles. « Le vélo est l'un des outils permettant de préserver la distanciation sociale. Il doit jouer pleinement son rôle en complément des autres modes de transport, notamment pour éviter la paralysie complète du réseau routier francilien qui serait provoquée par un report massif vers la voiture individuelle », analyse-t-elle.

Un mouvement international

L’Île-de-France n’est évidemment pas la seule région à vouloir privilégier le vélo. À l’étranger, des villes comme Berlin, Oakland ou New York ont profité de la baisse du trafic automobile liée au confinement pour aménager des pistes cyclables provisoires, indique Sciences et Avenir. En France, Grenoble, Montpellier ou Rennes prévoient aussi d’accélérer leurs initiatives à ce sujet. Il faut dire qu'après un confinement à faire du sport à domicile, se dégourdir les jambes en plein air apparaît bien réjouissant.

L’autre avantage du vélo, c’est de lutter contre la pollution aux particules fines – qui serait par ailleurs un facteur d’augmentation de la mortalité liée au coronavirus, selon une étude menée par les équipes de l’université d’Harvard.   

 

Le résultat de ces annonces ? Les vélos se vendent comme des petits pains du papier toilette. The Guardian rapporte ainsi qu’en Australie, il devient même difficile de répondre à la demande des afficionados du vélo

Commentaires

  • Vous devriez citer OLIVIER BLOND qui est spécialiste sur la pollution de l’air et le premier à avoir évoqué cette étude d’Harvard.

À lire aussi

Ce site utilise Google Analytics.