Une femme avec de la crème verte et des paillettes sur le visage

Skintellectuals : les nouvelles expertes beauté

© Aja Koska

Elles ont érigé les soins de la peau au rang de science et distillent leurs savants conseils sur Internet.

Né aux États-Unis il y a environ deux ans, le néologisme provient de la contraction de skin (peau en anglais) et intellectuals (pour intellectuels, donc). Ou comment est née une nouvelle catégorie d'influenceuse, à mi-chemin entre la beauty gourou et la justicière.

Qui sont les skintellectuals ou skinfluenceuses ?

Avec l’assurance d’une chimiste en blouse blanche, la skintellectual est devenue experte dans la discipline de l’hydratation, de l'exfoliation et de la prévention des rougeurs. Passionnée anciennement néophyte des soins de la peau, elle écume le net pour ne laisser passer aucune étude ou avancée scientifique lui permettant d'affuter ses connaissances.

Reine des soins et du bien-être plutôt que de la cosmétique, la skintellectual (dite aussi skinfluenceuse) est typiquement à même de vous expliquer pourquoi il vaut mieux, en fonction de votre type de peau, utiliser une crème contenant des acides alpha-hydroxylés (AHA) plutôt que des acides bêta-hydroxylé (BHA). Le tout en récitant la formulation de crèmes antirides qu'elle connait sur le bout des doigts.

Pourquoi c’est important 

La création du terme met le doigt sur une mouvance qui enfle : le besoin de passer au crible les produits proposés à des prix exorbitants pour ne plus se faire refourguer tout et n'importe quoi par les marques. Dans le sillon de l’application de notation Yuka, les skintellectuals décortiquent méticuleusement étiquettes et emballages. À l’affût du moindre soupçon de greenwashing, elles ne manquent pas d’informer leurs communautés des résultats de leurs enquêtes.

Qui sont les skintellectuels au regard vigilant ? Les Américains ont @feelinmyskin et les Français Laurent Pan, qui rassemble quelque 141 000 #SkinAddicts sur le compte @Secretdepeau. Leur mantra : aiguiser le regard des consommateurs tout en incitant les marques à faire évoluer leurs recettes. Tout un programme.

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