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casting du dernier film ghostbusters

Les femmes pensent que certains métiers sont genrés

Le 2 mars 2018

En plus d'être moins bien payées, les Françaises sont plus rarement promues que leurs homologues masculins. Indeed a étudié la réalité du salariat féminin en France.

En octobre dernier, l’OCDE confirmait la sur représentation des femmes dans les secteurs d’activité à faible rémunération, leur discrimination à l’heure des promotions ou encore les différences salariales avec les hommes.

Le site de recherche d’emploi Indeed s’est intéressé au point de vue des employées françaises quant à la réalité du monde du travail.

La ségrégation dans les entreprises ne semble pas surprendre les femmes outre mesure : 65% d’entre elles considèrent que certains métiers appartiennent plus à un genre qu’à l’autre. Elles ne sont toutefois pas résignées.

46 %
46% des individus sondés estiment que cette situation devrait changer.
Cette séparation inégalitaire favorise généralement les différences salariales avec par exemple une sous-représentation des femmes dans le milieu de la finance ou de la tech. Dans le secteur de la beauté, c’est l’inverse.

Près d’une femme sur cinq trouve toutefois normal que certains métiers soient réservés aux hommes et ne souhaitent aucune évolution.

En plus d’avoir des difficultés à trouver un emploi dans certains secteurs, les femmes ont ensuite du mal à gravir les échelons dans leur carrière. Ainsi, deux tiers des salariées interrogées pensent que le fait d’être une femme serait un handicap en entreprise.
79 %
79% des sondées pensent que la maternité est le frein principal à l’évolution professionnelle des femmes françaises.
Pour six femmes sur dix, il serait également difficile d’obtenir la confiance de leur direction. Elles ne sont en revanche que 8% à estimer que les faibles évolutions de carrière sont dues à un manque de compétences.

Le temps du changement

Même si l’égalité est encore loin, les choses bougent doucement ; Marlène Schiappa a par exemple proposé d’allonger la durée du congé paternité. Cela permettrait de limiter les réticences des décideurs à engager une femme plutôt qu’un homme en anticipant une ou plusieurs grossesses. 65% des femmes sont favorables à l’octroi d’un congé plus long pour les pères.

Avec les récents exemples de #MeToo, #BlanceTonPorc ou encore Time’s Up, certains comportements ont été fermement critiqués.

54 %
54% des sondées considèrent que ces mouvements ont permis de libérer la parole dans les entreprises françaises en ce qui concerne les abus et les agressions sexuelles.
Dans les faits, d'après une récente étude Ifop, les derniers scandales n'ont pas réellement fait voler le tabou du harcèlement au travail.

Un tiers des salariées françaises auraient pourtant été victimes de commentaires sexistes au cours de leur vie professionnelle et même d’un entretien d’embauche. Une femme sur cinq aurait subi une agression sexuelle dans le cadre professionnel.

Qu'il s'agisse d'égalité de salaires, d'accès aux postes à responsabilité ou tout simplement du comportement au travail, il y a encore du chemin...

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