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thelma et louise sur leur decapotable

Uber : les conductrices moins payées que les conducteurs

Le 7 févr. 2018

Uber, Stanford et l’Université de Chicago dévoilent une étude sur les revenus des chauffeuses et chauffeurs Uber ; si leur salaire sont loin d’être équivalents, l'entreprise se défend de tout sexisme.

Harcèlement sexuel, sexisme… L’année 2017 d’Uber a été marquée par plusieurs scandales.

2018 ne commence pas vraiment mieux : d’après une étude réalisée conjointement par la firme, Stanford et l’Université de Chicago, entre conducteurs et conductrices l'égalité des salaires est loin d'être au rendez-vous.

7 %
D’après les données récoltées auprès de 2,4 millions de chauffeurs et conductrices (27 % de femmes), les hommes travaillant pour Uber gagnent en moyenne 7% plus que les femmes.

Une statistique qui fait froid dans le dos de prime abord, mais qui n'est en réalité pas du fait de l'entreprise : d'après l'étude, 3 facteurs peuvent expliquer cet écart des salaires :

Les conducteurs auraient, en moyenne, plus d'expérience sur la plateforme

Les années d’expérience apparaissent comme un facteur primordial en termes de rémunération. Les chauffeurs et chauffeuses avec plus de 2 500 courses à leur actif touchent 14% de plus que ceux et celles qui ont conduit moins de 100 clients. Selon l'étude, les hommes conduiraient plus chaque semaine et seraient moins souvent limités par des obligations familiales. Peu de femmes restent chauffeuses pendant plus de deux ans.

Ils conduiraient généralement pendant des tranches horaires plus rentables et à des pics de trafic plus importants

Les prix des courses sont dépendants de la demande. D’après l’étude, les hommes auraient tendance à gagner plus en travaillant durant les heures de rush et à des endroits de fort trafic - pour les femmes qui s'occupent de jeunes enfants, il est plus compliqué de se libérer à des horaires attractifs.

Les hommes auraient une conduite plus rapide et agressive que les femmes

L'étude vient corroborer une idée reçue : les hommes conduiraient plus vite avec une moyenne de 31,4km/h contre 30km/h pour les femmes, ce qui leur permettrait d’effectuer plus de courses chaque jour.
Les faibles relations entre employeur et salarié ainsi que la paie fixe sont censés être vecteurs d'égalité dans le modèle proposé par Uber. Finalement, il semble que les rôles sociaux dictés par le genre soient encore très ancrés, et porteurs de lourdes inégalités.
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