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E-sport : 35% des adeptes français seraient prêts à quitter leur job pour jouer

Le 19 avr. 2018

Jouer au jeux vidéo, c’est bien. Regarder les autres jouer, c’est encore mieux. Les résultats d’une étude réalisée par Limelight Networks révèle que 75% des gamers de la génération Y préfèrent l'e-sport aux rencontres des sports classiques.

Depuis quelques années, les jeux vidéo deviennent bien plus que de simples divertissements. Les plateformes de streaming et de VOD comme Twitch font le plein et les tournois majeurs de e-sport remplissent les plus grands stades. Le club de sport du PSG a même investi des millions dans sa section e-sport. Les résultats de l’étude « State of Online Gaming » de Limelight Networks montre que dans le monde, les joueurs de jeux vidéo passent en moyenne 5,96h par semaine à s’adonner à cette activité.

Les Français, au-dessus de la moyenne, restent 6,14h en moyenne par semaine devant leurs écrans pour une session moyenne d’une heure et 14 minutes. 20% d’entre eux y consacrent même entre 2 et 4 heures. Les 18-25 ans sont ceux qui passent le plus de temps à jouer : 7,08 heures par semaine.

Regarder des jeux vidéo plutôt qu’y jouer

Les sports électroniques sont en plein essor et les joueurs français passent plus de temps à voir d’autres gamers sur Internet (1,44h par semaine) qu’à regarder des sports traditionnels en ligne (1,36h /semaine). Ils consacrent tout de  même près de 2h au visionnage de sport traditionnel à la télévision mais, vu l’ampleur du phénomène les tournois de eSport pourraient obtenir plus de visibilité dans les médias traditionnels. Canal + a, par exemple, lancé le Canal eSport Club, une émission consacrée au gaming qui complète l’offre sportive de la chaîne (tout comme BeIn Sport).

A l’échelle mondiale, les 18-25 ans passent plus de temps à regarder des streamers qu’à supporter leur équipe de football préférée. Ils sont 75% à consacrer au moins une heure de leur temps chaque semaine à ce loisir.

Jouer en travaillant ou travailler en jouant ?

Pour certains, les jeux vidéo sont bien plus qu’un hobby mais tiennent plutôt du monde de vie. Hygiène, alimentation, sommeil, les joueurs les plus impliqués n’hésitent pas à faire l’impasse sur certaines activités quotidiennes pour passer plus de temps devant leur écran.
41 %
des joueurs français déclarent sauter des repas pour continuer à jouer
En France, 20% préfèrent jouer que de se laver et 55% dorment moins pour jouer plus. 1 joueurs français sur 5 est même prêt à rater un jour de travail pour pouvoir jouer. Quand ils ne jouent pas sur leur lieu de travail ! L’étude montre ainsi que 25% des gamers français pratiquent leur hobby au moins une fois par mois au bureau. Les millennials sont même 35% à caser une session de jeu entre deux réunions.

Une solution pour combiner les deux activités ? Devenir joueur professionnel. 35% des adeptes français seraient prêts à quitter leur travail pour vivre de leur passion. Sans surprise, les 18-25 ans sont les plus susceptibles d’être tentés par ce genre de carrière.

Gaming, business et sécurité

Smartphone, console de jeux ou ordinateur ? C’est un débat aussi vieux que les jeux vidéo qui anime les communautés de joueurs avec passion. L’étude de Limelight Networks montre que dans le monde, les jeux vidéo sur mobile dominent le secteur.  En revanche, en France, comme chez son voisin allemand, c’est l’ordinateur que les gamers préfèrent. Les 26-35 ans, qui ont grandi avec les Playstation et les Gameboy, sont ceux qui utilisent le plus les consoles de jeux.

Du côté des achats, dans l’Hexagone comme dans le monde, les gamers préfèrent télécharger plutôt que de se rendre en magasin pour acheter des copies physiques. Mais surtout, les joueurs se tournent de plus en plus vers les jeux gratuits disponible sur Internet. En France, ils sont 34% à ne jamais télécharger de jeux payants.

Et puisque les joueurs passent de plus en plus de temps en ligne et génèrent des milliers de données, ils s’intéressent de près à la sécurité de leurs données. Ils sont ainsi 68% à déclarer arrêter d’utiliser des sites qui ont connus une faille de sécurité ou qui ont été hackés.


Méthodologie

Réponses de 3 000 personnes âgées d’au moins 18 ans qui jouent au moins une fois par semaine aux jeux vidéo et résident en France, Allemagne, Corée du Sud, Royaume-Uni et Etats-Unis. Les données ont été collectées entre le 12 et le 12 janvier 2018.

Commentaires
  • Tfaçon quand on vois le nombre de site de recrutement dans l'esport comme Gaming Jobs, c'est qui doit y avoir un gros potentiel d'emploi à la clé !!!

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