Les Français consomment moins de viande, d'alcool ou de maquillage... mais ce n'est pas toujours par choix

2019 signe définitivement la fin de l'ère de l'hyperconsommation. Mais entre les consommateurs qui s'inquiètent de la fin du monde et ceux qui se préoccupent de la fin du mois, les motivations sont bien différentes.

Cette fois, c’est clair, c’est la fin de l’hyperconsommation. Kantar fait le bilan 2019 de la consommation des Français dans la grande distribution. Visiblement en berne, elle affiche une baisse de volume d’1,2%. Déjà amorcée en 2018, la tendance du « consommer moins mais mieux » se confirme dans les chiffres de 2019.

Consommer toujours moins et toujours mieux

Entre l’arrivée du nutri-score dans les rayons et Yuka sur nos smartphones, les usages au supermarché ont été complètement bouleversés. Parmi les secteurs les plus impactés, on retrouve l’alcool avec une baisse de 6,4%. De plus en plus délaissés par les millennials, les « spiritueux se réinventent en version « sans alcool ». Côté nourriture, la viande affiche -4% de volume et les surgelés -3,3%. « Les Français ont pris conscience qu’ils peuvent s’alimenter moins pour rester en bonne santé, et limiter le gaspillage pour préserver la planète, » synthétise Gaëlle Le Floch, Directrice des Insights stratégiques de Kantar World Panel. À la croisée des considérations de santé et de limitation du gaspillage, on retrouve le maquillage et les cosmétiques. Concurrencée par des nouveaux acteurs comme Aroma-zone, la consommation de maquillage baisse de 5% en volume.

Fin du monde ou fin du mois, même résultat

Alors sommes-nous tous devenus des déconsommateurs ? Pas du tout ! En parallèle des chiffres de la (dé)consommation, l’étude Kantar révèle une hausse de 8,5% des repas pris en dehors du domicile. Près de 30% des foyers français se font désormais régulièrement livrer des repas à domicile. Entre le problème des déchets et le gaspillage alimentaire, pour la déconsommation, la vraie, ce n'est pas encore ça. 

Mais parmi les consommateurs frugaux, il faut distinguer deux types de profils : ceux qui pensent en termes de fin du monde et ceux qui sont préoccupés par la fin du mois. Les premiers adaptent leur consommation à leurs convictions, les seconds n’ont pas d’autres choix que de s’adapter. D'autant que 2019 a été marquée par l’entrée en vigueur de la loi Egalim qui a mis un terme aux super promos. Résultat : 6% d’articles en moins achetés en promo par foyer. Alors que 69% des consommateurs se disent prêts à payer plus pour des produits de qualité, tous n’ont pas les moyens de le faire. 

Commentaires

  • sur mesopinions.com, une pétition appelée les retraités font la grève de la consommation, a recueilli 1100 signatures en 5 jours, et c'est pas fini...

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