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© Related Stories / JPAG

« Related Stories », la série de films qui fait voir le confinement du bon côté

Le 16 nov. 2020

Série de 5 courts-métrages composés de plans fixes, Related Stories nous invite à voir les transformations positives de nos intérieurs, de nos émotions et des occupations nées de la contrainte du confinement.

Et si l’on essayait de voir le confinement du bon côté ? De prendre du recul sur toutes ces choses que nous avons faites, enfermés entre quatre murs, et que nous n’aurions jamais entreprises sans la contrainte de la distanciation physique ? Avec sa série de courts-métrages Related Stories, le studio de création libanais JPAG relativise l’expérience du confinement et met en lumière ses aspects les plus positifs. Composée de 5 capsules vidéo, elle relate l’expérience solitaire de 5 inconnus confinés à Beirut, New York, Milan, Paris et Byblos. 

« Le mot “ville” me fait sourire. Quelle ville ? », se demande un narrateur anonyme habitant la capitale libanaise. Les mois de confinement ont bouleversé le sens de ce mot, car nous, habitants, avons créé de petites villes au sein de nos propres appartements. Nos cuisines sont devenues des restaurants, nos chambres à coucher des hôtels, nos balcons des séjours, nos toits des salles de gym et nos couloirs des rues reliant tous ces lieux entre eux. »

Le confinement, une invitation à l’introspection

Naviguant de foyer en foyer avec de longs plans fixes et le témoignage de chaque habitant en guise de voix off, le projet fait la part belle à la transformation de nos intérieurs et à la découverte de soi en période de pandémie. « Je me suis toujours demandé ce que ça ferait si je passais un mois entier tout seul et que je laissais tout tomber instantanément, raconte Hadi, un habitant confiné à Milan. Pas d’emploi, pas de travail, pas de stress, pas de sorties, pas d’amis… juste un mois, pour moi. »

À l’extérieur de chaque maison figurent de faux panneaux publicitaires dont les néons clignotent à chaque fois qu’un habitant entre dans une pièce à vivre. Ils illustrent, selon le studio, leurs changements physiques et émotionnels et leurs stratégies pour convertir leurs lieux de vie – véritables « prisons anti-pandémiques » – en des environnements « plus conviviaux et productifs. »

Se mettre à cuisiner, à faire du sport, arroser ses plantes et profiter de son balcon… en mettant de côté incertitudes et anxiété, le confinement devient une parenthèse qui permet de se reconnecter à soi, de faire le vide, voire le tri dans sa vie.

« Vous vous distanciez de vous-même, remettez en question toute votre vie, vos croyances, vos décisions, vos pensées, même les personnes les plus chères à votre cœur, commente un certain Wahib depuis Byblos, au Liban. C’est comme une “erreur système” où le bug représente à la fois tout et rien. Instinctivement, nous choisissons de lutter et de survivre…» Et ainsi, de faire preuve de résilience en se résolvant à cultiver le bon dans le mauvais

> Voir tous les courts-métrages

Margaux Dussert - Le 16 nov. 2020
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