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photo d'une rivière orange polluée
© Ivan Bandura via Unsplash

En images, ces photographes sonnent l’alerte quant à l’avenir de notre planète

Le 10 mai 2019

Le rapport de l’ONU sur la biodiversité est tombé : 1 million d’espèces sont menacées d’extinction. En cause, les activités humaines qui altèrent désormais les ¾ de l’environnement. Photojournalistes ou témoins engagés, ces photographes nous alertent en images.

Ils et elles sont les photographes de l’anthropocène, cette ère géologique témoignant des traces indélébiles que laisse l’humain sur la planète. Ils nous parlent, en images, du dernier bilan* effarant dressé par l’ONU et des chercheurs internationaux sur la biodiversité, le 6 mai dernier.

Selon ses quelques 145 auteurs, plus de 40 % des espèces d’amphibiens, près de 33 % des récifs coralliens et plus d'un tiers de tous les mammifères marins sont menacés d’extinction. Près d’un million d’espèces sont concernées.

Environnement terrestre et fonds marins sont altérés et pollués en profondeur par les activités humaines. En effet, plus du tiers de la surface terrestre mondiale et près de 75% des ressources en eau douce sont maintenant consacrés à la production agricole ou animale. Depuis les années 80, la pollution plastique a été multipliée par dix. Pire, 300 à 400 millions de tonnes de métaux lourds, solvants, boues toxiques et autres déchets provenant d'installations industrielles sont déversées chaque année dans les eaux de la planète. Témoins de ces urgences écologiques, 5 photographes nous dévoilent l’envers d’un décor dont nous nous sommes peu à peu déconnectés.

Edward Burtynsky, Canada

 
 
 
 
 
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Équivalent alarmiste du Français Yann Arthus-Bertrand (La Terre vue du ciel), Edward Burtynsky traque la manière dont on exploite les ressources naturelles. Épaves, mines, chantiers, carrières de pierre, gisements de métaux... il voyage à la recherche de paysages profondément transformés par l'Homme. Son objectif ? Créer « une expérience d'immersion où les gens disent qu'ils font partie de l’œuvre mais ne doivent pas l'aimer ».

 

 
 
 
 
 
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George Marazakis, Grèce

 
 
 
 
 
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Basé en Crète, le photographe George Marazakis décrit la dégradation de la planète comme une « maladie auto-immune » attaquant ses constituants fondamentaux.  Selon lui, cette maladie (notre existence, ndlr), et sa cure, à savoir le mouvement écologique, ne visent pas tant « le salut de la planète mais le salut de l'existence humaine sur la planète ».

 
 
 
 
 
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George Steinmetz, États-Unis

 
 
 
 
 
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Connu pour ses photographies d'exploration, George Steinmetz a réalisé plus de 40 séries de photos pour le magazine National Geographic et plus d'une vingtaine de reportages pour GEO Allemagne. En 2018, il répond à une commande du New York Times pour un numéro spécial sur le changement climatique. Le projet le mène au Groenland, au Bangladesh, en Suisse, en Mauritanie, en Chine, au Brésil, en Australie et en Antarctique. Il y réalise des prises de vues aériennes pour documenter les effets de notre inaction écologique. 

 
 
 
 
 
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Kara Murphy, États-Unis

 
 
 
 
 
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Adepte de la photographie en drone, Kara Murphy passe son temps libre à voyager à la recherche de nouvelles perspectives. Elle produit des prises de vues aériennes de paysages profondément transformés par nos activités. 

 
 
 
 
 
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Jassen Todorov, Bulgarie

 
 
 
 
 
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Pilote, instructeur de vol et violoniste classique, Jassen Todorov est aussi le grand gagnant du concours photo National Geographic de 2018. Il se spécialise dans la photographie aérienne et met en vedette des régions reculées du monde. 

 
 
 
 
 
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*Compilé par 145 auteurs experts de 50 pays au cours des trois dernières années, avec la contribution de 310 autres auteurs, le rapport fournit une image de la relation entre les trajectoires de développement économique et leurs impacts sur la nature et évalue les changements survenus dans le monde au cours des cinq dernières décennies.

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