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Emily in Paris : ces mèmes hilarants qui rendront le couvre-feu moins douloureux
© Tanaonte via Getty Images / Emily in Paris

Emily in Paris : ces mèmes hilarants qui rendront le couvre-feu moins douloureux

Le 16 oct. 2020

Alors que des couvre-feux ont été instaurés en France et notamment à Paris pour endiguer la pandémie de Covid-19, la série Emily in Paris, qui décrit de façon caricaturale « la belle vie à la parisienne », continue de faire l’objet de railleries sur le Web. Florilège.

C’est le Sex and the City à la française qui fait marrer toute la capitale. Emily in Paris, série Netflix diffusée depuis le mois d’octobre, raconte l’histoire d’Emily Cooper, une jeune et belle Américaine experte en marketing qui déménage à Paris pour saisir l’opportunité professionnelle de ses rêves. 

On le saisit rapidement, la jeune femme qui ne parle pas un mot de français va devoir s’adapter aux « coutumes » locales (comprendre manger des croissants toute la journée, porter des bérets et siroter du champagne sous la Tour Eiffel) et jongler entre sa nouvelle carrière, ses nouveaux amis et… ses nouveaux prétendants dont l’accent frenchy ne manquera pas de la faire tomber à la renverse. 

Vous avez dit cliché ?

Vous n’êtes pas les seuls. En ligne, la série agace pour son manque de réalisme, ses mièvreries et son avalanche de stéréotypes sur la vie parisienne. En particulier, sur Twitter où les mèmes et moqueries acerbes fleurissent. 

« Il faut dire, à la décharge des Parisiens, qu’il pleuvait depuis deux semaines et que tous les bars étaient fermés à cause des restrictions sanitaires, s’amuse la correspondante à Paris du média allemand Süddeutsche Zeitung. C’est peut-être pour cela entre autres qu’Emily in Paris a été la série la plus regardée sur Netflix et le grand sujet de Twitter dans le pays. » 

Elle le sera sûrement d’autant plus aujourd’hui au regard des récentes déclarations d’Emmanuel Macron sur l’instauration de couvre-feux dans plusieurs villes de France, dont la capitale. Vous avez détesté Emily ? Vous allez adorer ces mèmes qui nous parlent du VRAI Paris. « Bwon appeutittte ! »

On l'aura compris, la série est si unanimement médiocre qu'elle fait parler d'elle sans effort. « Et c'est peut-être là son véritable tour de force, décrypte la journaliste Anne-Claire Ruel dans sa non-analyse du phénomène : générer des antagonismes artificiels si caractéristiques des dynamiques qui traversent notre société polarisée. Derrière la mièvrerie apparente, un redoutable piège marketing jouant sur notre penchant naturel pour le clash ou l'analyse convenue. Objectif "viralité" assumé. »

Margaux Dussert - Le 16 oct. 2020
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