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Ce clip gélatineux devrait vous déranger (ou vous émoustiller)
© Jarina De Marco

Ce clip gélatineux devrait vous déranger (ou vous émoustiller)

Le 1 oct. 2020

Avec son nouveau clip Electrico, la chanteuse dominicaine Jarina De Marco hisse les tendances #foodporn et #oddlysatisfying à un autre niveau.

L’oddly satisfying, ce phénomène YouTube qui consiste à nous faire du bien avec des vidéos étrangement apaisantes, a sa nouvelle prêtresse. Avec son dernier morceau Eletrico, la chanteuse latine Jarina De Marco, connue pour ses clips sensuels et décomplexés, s’adresse au penchant fétichiste qui sommeille en chacun de nous. 

Paire de fesses en gélatine, pâtisseries érotisantes, coquillages translucides à malaxer, draps de satin rose bonbon qui ne demandent qu’à être caressés… les métaphores autour du sexe et du corps féminin ont rarement été aussi directes.

Un condensé de tendances YouTube

« Je ne me suis pas contentée de montrer de la gélatine, rapporte la musicienne au magazine PAPER au sujet de son clip. Je la secouais, je la filmais, je la doigtais, je l’écrabouillais... je faisais vraiment des trucs bizarres avec. C'était tellement agréable à faire. Ça a dégoûté des gens, mais ça les a aussi rendus bizarres et émoustillés. » 

Esthétique léchée, couleurs attrayantes, ambiance soft-porn duveteuse… derrière les délices gélatineux du clip se cache Luz Magana, une véritable « gelly » artiste basée à Los Angeles. Le tout flirte avec la tendance de l’ASMR sur YouTube, mais rappelle aussi celle du slime, cette pâte délicieusement colorée qui dégouline de nos flux Instagram et que des utilisateurs s’amusent à malaxer en direct, pour le plus grand plaisir de nos mirettes. 

Une ode sensuelle au body positivisme

Mais au-delà d'appâter les amateurs de gourmandises visuelles, la chanteuse cherche aussi à déconstruire certains standards de beauté et l’idée selon laquelle un corps considéré comme beau ne doit pas… « blobloter ». 

« Je trouve ça injustifié qu’une texture similaire à un sein ou des fesses soit autant adulée, mais que l’on continue de se dire qu’un ventre ou des cuisses ne devraient pas trembloter », explique l'artiste. 

L’année dernière, elle avait même co-dirigé l’exposition JELLY avec l’idée de se moquer de ces « attentes culturelles rigides » – le tout, bien sûr, à grand renfort de gélatine délicieusement flasque : 

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Margaux Dussert - Le 1 oct. 2020
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