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« L’Éternel est mon berger »  : Christine Kelly estime que son succès sur CNews vient de Dieu

© Wikimedia Commons

Dans une interview donnée à l’église évangélique MLK, l’ex-animatrice de l'émission Face à l’info sur CNews déclare que ses interventions lui ont toujours été inspirées par Dieu.

« À chaque fois je me dis : "C’est ce sujet qu’on va aborder ? Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir dire ? " Je me tais et Dieu prend les rênes. […] Je me suis complètement effacée derrière Dieu et je l’ai laissé tout piloter. » Dans une vidéo sortie discrètement en avril 2022, Christine Kelly, l’animatrice de Face à l’info, émission devenue phare de CNews, dévoilait à quel point sa foi a toujours guidé son travail. Alors que la présentatrice a annoncé la semaine dernière sur Instagram son départ de la chaîne de télévision, cette étrange interview est ressortie sur les réseaux par l’intermédiaire d’un tweet qui regroupe les meilleurs extraits.

Réalisée le 27 mars dernier, cette interview a été tournée dans l’auditorium de 1 000 places de l’église évangélique Martin Luther King de Créteil. Invitée aux côtés du journaliste de Famille chrétienne Samuel Pruvot, Christine Kelly est censée évoquer « ce que les candidats de la présidentielle pensent de Jésus » . Elle démarre son entretien avec une phrase choc : « Je ne suis pas venue par gentillesse, je suis venue pour témoigner de la puissance de Dieu. » Tout le long de son interview, la présentatrice explique la manière dont elle a conduit ses émissions, et suggère que ses succès d’audience seraient le fait de Dieu.

Fière d’avoir rendu Éric Zemmour présidentiable

Celle qui a toujours nié sa responsabilité dans la condamnation d’Éric Zemmour pour « complicité de provocation à la haine raciale » envers les mineurs isolés étrangers, raconte aussi comment elle a dû gérer la charge qui consistait à lui passer les plats. Le polémiste intervenait dans son émission comme chroniqueur. « Première émission, je ne connais pas Éric Zemmour, je ne sais pas à quoi ressemble l’émission, mes deux genoux à terre dans les toilettes, je ne sais pas où je vais, mais je sais que tu vas te débrouiller. L’Éternel est mon berger, je ne manquerais de rien » , raconte-t-elle avec une assurance exaltée dans la voix. « Je l’ai laissé piloter envers et contre tous, envers les insultes et les menaces. Et je me dis, si tu m’envoies là, c’est que tu as une mission, je ne sais pas laquelle, mais je vais la faire. »

Une mission pas si simple à assumer puisque la présentatrice qui était sous contrat avec Cyril Hanouna au moment où on lui a proposé le poste raconte avoir été ostracisée par ses proches pour avoir accepté d’aller sur CNews. Mais cela ne l’empêche pas de voir dans l’ascension politique d'Éric Zemmour une sorte de projet cautionné par Dieu. « Une chose est sûre, c’est que quand il est arrivé dans cette émission c’était l’homme le plus détesté de France et après il a pu être candidat à la présidentielle. »

« Ça finit par se voir »

Durant l’interview, Christine Kelly est aussi régulièrement revenue sur le fait qu’elle faisait passer des signes discrets autour de sa foi à l'antenne. « C'était important pour moi de témoigner ma foi régulièrement même dans l’émission ponctuellement quand il y avait une ouverture, raconte-t-elle. J’ai un ministre qui a fait des pieds et des mains pour me contacter et me demander en personne si j’étais croyante parce que ça se voyait a l’antenne. Je crois que ça a été le plus beau témoignage de toute ma vie. Je lui ai dit que si ça se voyait , alors la mission était accomplie. » Ce prosélytisme discret est en quelque sorte constitutif de l’Église évangélique qui voit la France comme un terrain de conquête. Cette minorité religieuse marginale est passée de 50 000 fidèles à la fin de la Seconde Guerre mondiale à plus de 700 000 aujourd’hui et compte la naissance d’une nouvelle église tous les 10 jours.

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