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Sur Parler, le porno spam
© PeskyMonkey via getty image

Parler, le Twitter de l'extrême droite américaine a un problème de pubs porno

Le 7 déc. 2020

Le réseau social se targue de laisser une liberté d’expression totale à ses utilisateurs, quitte à laisser passer des hashtags publicitaires menant vers des sites porno.

Passé de 4,5 millions à plus de 10 millions d’inscrits en quelques jours après l’élection présidentielle américaine, Parler est devenu LE réseau social alternatif des internautes pro-Trump. Or, cette nouvelle base d’utilisateurs est bombardé depuis quelques semaines par des hashtags issus de sites pornographiques comme #sexygirlforTrump ou d’autres, cachés derrière des mots clés plus anodins comme #trump2020. Certains utilisateurs ont aussi vu leur fil d’actualité rempli de vidéos hardcore se lançant automatiquement.

Le porno, protégé par le Premier amendement

Dans une enquête publiée sur le Washington Post, on apprend que la responsable de la modération de la plateforme, Amy Peikoff, a établi une ligne rouge concernant la liberté d’expression. Tout ce qui est garanti par le Premier amendement de la Constitution des États-Unis a le droit d’être publié sur  la plateforme. En l’état, le contenu pornographique est justement protégé par cet amendement ce qui fait que sa diffusion sur Parler n’est pas interdite.

Le meilleur moyen de se faire de la publicité gratuite

D’après le Washington Post, cette invasion pornographique a deux origines. La première vient de l’industrie du porno elle-même qui va créer des comptes et pousser sans restriction son contenu à travers des posts publics. La seconde vient de comptes privés généralement tenus par des travailleuses du sexe tentant d’attirer le public de Parler à l’aide de posts dénudés. Dans les deux cas, la plateforme est clairement utilisée comme support publicitaire sans aucune restriction. C'est aussi le cas de Twitter, qui autorise aussi la diffusion de contenus X. Cependant le rythme de publication est  bien plus encadré sur la plateforme de l'oiseau bleu, interdisant le spamming.

Financé pour le moment par des business angels, Parler ne compte pas vraiment sur des annonceurs pour gagner de l'argent. Qu'à cela ne tienne, l'industrie du sexe, libre de s'exprimer sur le réseau a trouvé la parade pour s'afficher sans réelle contrainte et surtout... gratuitement.

David-Julien Rahmil - Le 7 déc. 2020
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