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trois hommes en combinaison anti-virale
© Paul Campbell via getty image

Nous vivons une véritable épidémie de fake news et il n'y a pas vraiment de remède

Le 29 nov. 2019

Une étude menée par Visibrain et Heiderich Consultant a mesuré l’ampleur du phénomène fake news sur les réseaux et explique pourquoi on ne peut plus y échapper.

Entre l’incendie soi-disant volontaire de Notre-Dame, la « contamination » de l’eau potable au Tritium ou bien encore le pacte de Marrakech censé autoriser des migrations massives, l’année 2019 a été riche en infox propagées dans l’espace médiatique. Et le pire est sans doute encore à venir. C’est du moins ce qu’on peut conclure à la lecture de l’étude Les Fake News 2019 menée par l’agence Visibrain et le cabinet de conseil en gestion des enjeux sensibles, Heiderich.

Toujours plus de fake news sur les réseaux

L’une des premières informations que l’on retire de cette étude, c’est l’augmentation du phénomène, en particulier sur Twitter. On compte plus de 45,5 millions de tweets ayant relayé ou commenté une fake news en 2019 alors que le chiffre ne s’élevait qu’à 35,4 millions en 2018. Le phénomène est aussi bien plus visible dans la presse avec une moyenne de 100 articles par jour consacrés aux fake news en 2019.

Les domaines de la politique et de la santé sont les plus touchés par le phénomène, mais les marques n’échappent pas non plus aux infox. Nutella (un faux rappel de pot), Vinci ou Air France (des faux billets gratuits sur Whats App ) ont été victimes de fake news avec des conséquences financières lourdes. L’étude met notamment en avant le cas de Vinci, qui a perdu 7 milliards d’euros en valorisation boursière après la diffusion d’une fausse nouvelle de détournement de fonds en 2016.

La vérité ne suffit plus à nous sauver des fakes news

Face à cette contamination de l’information, plusieurs enseignements sont à retenir. L’une des plus importants, concerne le comportement des internautes qui relaient les fake news sans avoir vérifié l’information auparavant. Certaines personnalités médiatiques, influenceurs ou politiques qui partagent trop rapidement une infox peuvent faire autant de mal que ceux qui en sont à l’origine. Enfin, la presse dans son ensemble peut participer à la diffusion massive d’une fausse information, comme ce fut le cas pour la fausse arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès en octobre 2019.  

Plus inquiétant encore, les preuves seules ne suffisent plus à débunker une fake news. C’est particulièrement vrai pour les infox qui touchent à la santé comme les vaccins. Ainsi malgré les études scientifiques prouvant sans équivoque les bénéfices de la vaccination, la France reste le pays le plus anti-vax au monde. On trouve en ligne une communauté forte qui relaie régulièrement des fausses informations vieilles de plusieurs dizaines d’années, comme le soi-disant lien entre le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole et les risques d’autisme. Ainsi l’adage de Mark Twain « un mensonge peut faire le tour de la Terre le temps que la vérité mette ses chaussures » n’a jamais été autant d’actualité.

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