Des hommes devant un micro

Les auditeurs de podcasts sont fidèles, mais encore minoritaires

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Une étude présentée par le CSA et Havas montre que les podcasts séduisent les urbains jeunes et ultra connectés. Mais n'arrivent toujours pas à toucher tous les autres...

Comme chaque année le Paris Podcast Festival est l’occasion de fait le point sur le secteur des podcasts natifs. Après une montée en puissance qui persiste depuis plus de 6 ans et le récent boom que l’on a pu constater au cours des différents confinements, l’année 2022 semble celle de la consolidation. Après être passé de 22% à 33 % de taux d’auditeurs (sur un échantillon de plus de 1 000 personnes) entre 2019 et 2021, ce taux s’est stabilisé à 32% pour l’année 2022. Sur ce chiffre, il faut compter 12% qui sont des auditeurs hebdomadaires et qui écoutent en majorité entre 1 à 2 podcasts par semaine. Près de 23% en écoutent même tous les jours. Il s’agit d’une base fidèle qui ne revient pas en arrière sur ses habitudes de consommation.

Le podcast : un « doudou auditif »

Pour Julie Guillot, directrice du pôle Société de Havas, les raisons de cet engagement sont à aller chercher du côté de la perception de ce média. Écouté à la maison ou en déplacement, le podcast est devenu une habitude rassurante, une sorte de « doudou auditif ». Préférant les formats de documentaires ou de témoignages, 76% des auditeurs perçoivent les émissions comme une possibilité de se recentrer tandis que 80% estiment que c'est une manière de reprendre du temps pour soi. À l’inverse de la télévision, jugée brutale et violente, le podcast est aussi perçu comme un média de la tolérance, de la douceur, du changement et de l'honnêteté. Malgré toutes ces qualités, les podcasts natifs restent un média de niche. Pourquoi ?

Les influenceurs, nouvelle porte d’entrée des podcasts ?

Il est assez aisé de dresser le portrait-robot des auditeurs de podcasts. Il s’agit de jeunes CSP+, de 35 ans en moyenne, jeunes parents, habitant dans de grandes villes. Ils sont hyperconnectés et surconsomment des médias sur les réseaux et les plateformes de streaming. Grâce à cette hyper-connexion, ils sont au courant des nouveautés et bénéficient du bouche-à-oreille pour identifier de nouvelles émissions. D’après Julie Guillot, les principaux freins à l’expansion du podcast vers de nouvelles audiences sont avant tout le manque de promotion et donc la méconnaissance de ce média auprès du grand public. Pour le moment, seul un public plus jeune, attiré notamment par les nouveaux podcasts mis en place par les influenceurs comme 301 Vues de Cyprien ou Popcorn de Domingo apporte un peu de sang neuf dans les audiences.

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