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Laurene Jobs à la conférence TechCrunch
© TechCrunch/ Flickr (CC BY 2.0)

Qui est Laurene Jobs, veuve de Steve et nouvelle magnat des médias ?

Le 29 nov. 2018

Riche et philanthrope, la veuve de Steve Jobs investit massivement dans les médias. Au point de devenir une nouvelle référence.  

La cinquième femme la plus riche du monde utilise sa fortune pour se construire, discrètement, un petit empire dans les médias. La somme de son héritage oscille entre 19 et 20 milliards de dollars. Laurene Powell Jobs a décidé de mettre cette somme au profit des causes qui lui tiennent à coeur, dont l'immigration, l'éducation et l'environnement, mais aussi la presse et le journalisme de qualité. 

Investissement massif dans les médias

Discrète du temps de Steve, Laurene Powell Jobs est aujourd'hui dans la lumière. Son implication ne date pas d'hier. Sa structure d'investissement Emerson Collective, a été créée en 2004. Depuis Madame Jobs investit massivement et rachète les unes après les autres des structures qui promeuvent un journalisme de qualité. Cette fois-ci, c'est au tour du California Sunday Magazine et Pop-Up Magazine Production, comme le révèle le site Recode, relayé par les Échos en France. Le premier, un magazine d'enquêtes, a été récompensé de plusieurs prix, dont le National Magazine Awards. Le second, Pop-Up, est connu pour ses spectacles et magazines vivants dans de grandes salles de spectacles américaines. 

Défenseuse de la presse

Laurene Powell Jobs avait déjà investi dans d'autres magazines. L'an dernier, la veuve de Steve Jobs avait jeté son dévolu sur l'un des plus vieux titres aux États-Unis, The Atlantic. Les effectifs avaient augmenté d'un tiers avec le recrutement de 100 personnes, dont 50 pour les équipes éditoriales, indique Les Échos. La femme de 55 ans a également pris des parts dans Ozy, un magazine en ligne, Axios, Glimet Media, spécialisé dans le podcast, ProPublica (connu des amoureux du data journalisme), Mother Jones et The Marshall Project. Elle a investi dans une société de production, Anonymous Content. 

Ce n'est pas la première fois que l'on voit un milliardaire investir dans la presse. Le président d'Amazon Jeff Bezos avait racheté le Washington Post en 2013. Ironie du sort, alors que les plateformes et plus particulièrement Facebook et Google sont accusées de décimer la presse, ce sont des milliardaires de la Silicon Valley qui mettent la main à la poche. À l'inverse de Jeff Bezos aux États-Unis, parfois accusé de faire passer les intérêts de son entreprise dans les colonnes du média, ou du milliardaire tchèque Kretinsky en France pour ses velléités de rachat du journal Le Monde, Laurene Powell Jobs ne s'est pas attiré les foudres des équipes éditoriales. Pourvu que ça dure ? 

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