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T-shirt New York Times

Le New York Times va-t-il devenir le nouveau gourou de la hype ?

Le 10 oct. 2018

On ne cesse de parler de leur mort face à la dégringolade de leurs revenus publicitaires. Pourtant, certains médias rebondissent là où on ne les attend pas. Avec sa boutique en ligne, le New York Times va-t-il devenir le nouveau garant de la coolitude ? 

Vous pensez les médias perdus, foutus, au fond du gouffre ? Détrompez-vous. Ils savent se montrer créatifs et rivaliser d'imagination pour trouver de nouvelles sources de revenus. Alors que certains d'entre eux misent sur l'intelligence artificielle pour capter et garder leurs abonnés - comme le journal suisse Neue Zürcher Zeitung dont la technologie coiffe au poteau le pourtant très performant Wall Street Journal - d'autres trouvent des mécaniques d'engagement inattendues pour leur communauté. Pour atteindre son objectif de 10 millions d'abonnés, comme le rapporte le site d'information spécialisé Digiday, le New York Times compte sur une équipe de 10 personnes, composée d'experts en marketing et en acquisition de trafic. Et leur choix s'est porté sur un shop en ligne. Étonnamment.

De média à marque lifestyle

Pour David Rubin, directeur de la marque du New York Times, il s'agit d'évoluer de média à marque. « Alors que notre but s'oriente vers le fait d'avoir la plus grande, la plus engagée et la plus passionnée des audiences, notre question est "Comment allons-nous l'aider à exprimer sa connexion avec le Times, à la manière des grandes marques modernes ?" ».

Alors, un peu comme pour les produits dérivés Disney, le quotidien a lancé sa boutique en ligne. On y trouve des parapluies, des T-Shirts, des rééditions de Unes encadrées ou en puzzle, des photographies, des mugs, des casquettes ou des carnets personnalisés. L'idée ? Prouver que le New York Times n'est pas seulement un média reconnu, mais aussi une marque à part entière, auquel le lecteur a envie de s'identifier et d'adhérer.

 
 
 
 
 
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Une alternative à Colette ?

Vendre des produits dérivés, l'idée n'est pas nouvelle. Mais comment générer des revenus substantiels ? Dans un premier temps, le store a privilégié  les articles onéreux comme des parapluies à 65$, des sweats à 55$ ou des tote bags à 115$ (tout de même). L'accent est aujourd'hui mis sur les T-shirts à 28$ et les casquettes à 55$, produits à grande échelle. « Si vous voulez faire des produits de haute qualité, vous ne pouvez pas les produire à la demande », explique Steve Mayne.

Sans oublier que pour générer plus de bénéfices, produire des basiques en grande quantité est tout de même plus commode...

Le directeur commercial exécutif n'hésite pas à déclarer à Digiday que les produits dérivés représentent des « millions » de revenus supplémentaires pour le média. 

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