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Damien Saez en concert
© Creative Common 3.0, David Bakhoum

Damien Saez : après le journaliste «putaclic », l'artiste « putaclash » ?

Le 22 nov. 2018

La sortie de son dernier single « P'tite Pute » a provoqué un tollé sur la Toile. Le chanteur Damien Saez y dresse un portrait au vitriol des influenceuses. Et on se demande si ce n'est pas l'hôpital qui se fout de la charité. 

Damien Saez s'est-il pris un scud par Sananas ? Ou un vent par Caroline Receveur ? Parce qu'à entendre le portrait dressé par le chanteur des influenceuses dans son dernier single « P'tite Pute », on se dit qu'il a dû se passer quelque chose de grave dans la vie du chanteur pour en arriver à tant de haine. Après le journaliste « putaclic », l'artiste « putaclash » prêt à créer la polémique pour qu'on parle de lui dans les médias ? 

« Peuple de teubés »

Alors Damien, t'as pris un coup de vieux ou quoi ? Parce qu'à 41 ans, on te sent un peu aigri. Alors, c'est vrai que tu nous avais habitués à quelques insultes. Toute la génération 90 a fredonné, agrippée à sa «Despe», « Jeunes et cons ». Mais là, tu y vas fort. Dans le premier single de ton album #Humanité, l'influenceuse est donc une « putain d'collabo », une « p'tite michto dans l'caniveau », « blondasse au Rwanda », « gamine sans cerveau ». Sans compter sur son public « peuple de teubés ». Notons que le thème t'a passionné avec un deuxième morceau du même album intitulé « Elle aimait se faire liker ». On a hâte de découvrir ça. 

Recette du clash

Avoue-le, c'est bien pratique de taper sur les influenceuses. Peut-être plus vendeur que de choper les influenceurs. Et hop, résultat, une bonne grosse polémique qui fait vibrer les twittos. Les médias s'en sont aussi donnés à coeur joie. Les féminins d'abord avec Marie Claire « Les influenceuses, bien pire que jeunes et connes ». Le Huffington Post, Le Parisien, Télé Loisirs, GQ, nous-mêmes, et j'en passe. Bientôt, tu  devrais avoir droit à ton interview chez Ruquier. Bref, tu as réussi ton coup. Ça « bad buzz », mais du coup on parle de toi.

Mais à nous, Damien, il ne faut pas la faire. Pour un mec qui critique l'influence, tu as tout de même une vie virtuelle pas mal remplie : 400 000 fans sur Facebook, 40 000 followers sur Twitter, 9 000 sur Insta. Alors, c'est qui la « p'tite pute » ?

Commentaires
  • On est tout de même dans une société où il n'y a aucune recherche journalistique.
    P'tite pute n'est pas la première chanson sur le sujet, Damien Saez a évidemment raison dans ses propos et c'est ce qui heurte autant une génération inculte qui ne pense qu'aux like mais est incapable d'ouvrir un bouquin.
    Et puis si cette épisode permet à certains d'entre eux d'écouter Notre Dame Mélancolie, Lulu et le thème Quai de Seine, il aura réussi son coup.
    Ecouter PNL, Maitre Gims et critiquer Damien Saez, c'est la même que les fans de Claude François critiquant Brel ou Ferré.

  • Je suis d'accord avec Julien, vous vous permettez de publier une tribune acerbe à l'encontre de Damien Saez alors que des contenus trash sur lesquels rebondir, il y en a tous les jours chez d'autres artistes. Avoir des personnes qui suivent l'activité de Damien Saez sur les réseaux sociaux ne fait pas de lui un influenceur, c'est à se demander si vous connaissez ce terme. Personnellement, cette chanson me fait penser à la famille Kardashian, entre autre, et oui, je trouve que les paroles collent bien.

  • Complètement d'accord avec les propos de Julien et Lucie...écoutez les derniers triples albums de Saez (avec leur lot de provocations, mais aussi de poésie, de lucidité) au lieu de focaliser sur un malheureux titre, prolongement d'autres par le passé...Quant à 400.000 followers sur facebook, plutôt une belle perf pour quelqu'un qui poste 1 photo ou 2 vers tous les 6 mois, vous ne trouvez pas...?

  • Si l'intérêt journalistique de ce billet d'humeur m'échappe, tout empreint qu'il est de neutralité et d'arguments de fond, il aura poussé ma curiosité à aller découvrir ce titre inconnu jusque là. C'est à présent écouté, et je ne ressens pas le besoin d'étaler mon avis, mais de comprendre que si on participe soi-même au buzz qu'on déplore... alors on est plutôt putaclic, putaclash, ou juste en contradiction avec soi même ? 🙂

  • Tous les mêmes articles. Toutes les mêmes revues de presse. Toutes les mêmes critiques. Vieux con, misogyne, répétitif. Et ces articles de merde ? La chanson est excellente. Il a raison, on est beaucoup à le soutenir.
    Il y a assez de daubes en France sur lesquelles taper et dont les média font des éloges.
    Il a raison. Son texte est sincère et puissant. Ce sont des petites putes et il n'y a rien à dire de plus

  • Personnellement, je pense que cet article est pas con du tout... En fait le problème avec cette chanson c'est pas tellement ce qu'il dénonce (oui c'est pas super valorisant de faire de la promo de shampoing sur YT...) mais ce qu'il raconte, qui n'est pas vrai du tout... Très peu d'influenceuses - voire pas - prennent des jet privés ou ont assez d'argent pour en donner à une fondation... Et d'ailleurs, là on parle des influenceuses, mais il n'y a pas que des filles (oui je sais, c'est toujours plus facile de parlers de putes que de gigolos, mais ça prouve quand même un bon fond de misogynie). Et d'ailleurs, très peu se dénudent aussi, donc pourquoi parler de putes? En fait, la plupart des influenceurs, ce sont des gens qui ont une passion (cuisine, bricolage, photo, DIY, beauté, etc) et qui écrivent des articles dessus. Ils suivent une ligne éditoriale qu'ils se sont donnés et qui est souvent très stricte (ils ne travaillent pas avec n'importe quelle marque) et ils sont généralement recrutés par des marques pour leur talent, c'est-à-dire leur créativité et leur façon de la mettre en avant. Finalement, ces personnes diversifient aussi l’offre médiatique et oui, ils investissent les réseaux sociaux pour se faire connaître (ouh les méchants). Je vous en parle, parce que c'est mon métier en fait de travailler avec ces gens là. Donc non seulement, je trouve cette chanson très machiste, assez vulgaire, très réac, qui provient d’une vision très déformée et simpliste (je dirai même assez démago) où l’on sent bien que Damien Saez veut se donner une image anti-capitaliste / provoc, alors même qu’il est pas du tout renseigné… Franchement, il ferait mieux de faire de pubs pour shampoings…ou du tapin !

      • Peut être julien, ca veut juste que si on fait de la pub, on se prostitue, c'est un petit raccourci quand même, et c'est pas particulièrement respectueux des femmes non plus...

    • En gros, vous défendez votre came... Vous avez l’honnêteté de le dire au moins, mais vous manquez de recul et sur les paroles et sur le role social des "influenceurs".

      IL y a certaines choses étranges dans votre commentaire...
      " Et d'ailleurs, très peu se dénudent aussi, donc pourquoi parler de putes? é

      Donc pour vous une fille qui se dénude, c'est une pute ?

      "(ils ne travaillent pas avec n'importe quelle marque) "
      Non avec celle qui paye le plus... Quand allez vous arrêter de prendre les gens pour des cons ? Les influenceurs ne sont que des supports publicitaires déguisés. Vous confondez avec les personnes qui font des tutoriels sans présence d'une marque quelconque.

      Bref, j’espère que vous avez été rémunérés pour votre post qui est pas loin d'être propagandiste, mais qui ressemble plus à une tentative d'auto persuasion. Il faut bien manger, personne ne vous en veut, mais rien ne vous empêche un peu d'objectivité et surtout de ne pas vider votre mal-être sur une chansons que vous faites exprès de comprendre de travers....

  • On remarquera aussi que quand SAEZ sort une des plus belles chansons des 10 dernières années avec "les enfants paradis", PERSONNE, ABSOLUMENT PERSONNE, ne se fend d'un article....

  • Bon,
    "Après le journaliste « putaclic », l'artiste « putaclash » prêt à créer la polémique pour qu'on parle de lui dans les médias ?"
    Vous voyez ça c'est une vraie citation, ce n'est pas 3 mots tiré d'une phrase qui ôte toute substance au propos de son auteur. Et je ne suis pas journaliste... Pour ce qui est de cette phrase, elle prouve à elle seule que vous ne connaissez absolument Damien Saez. Il ne souhaite absolument pas que les médias parlent de lui, bien au contraire, il les exècre.

    "Alors Damien, t'as pris un coup de vieux ou quoi ? Parce qu'à 41 ans, on te sent un peu aigri. Alors, c'est vrai que tu nous avais habitués à quelques insultes. Toute la génération 90 a fredonné, agrippée à sa «Despe», « Jeunes et cons ». Mais là, tu y vas fort. Dans le premier single de ton album #Humanité, l'influenceuse est donc une « putain d'collabo », une « p'tite michto dans l'caniveau », « blondasse au Rwanda », « gamine sans cerveau ». Sans compter sur son public « peuple de teubés ». Notons que le thème t'a passionné avec un deuxième morceau du même album intitulé « Elle aimait se faire liker ». On a hâte de découvrir ça. "

    Désolé, mais encore une citation et pas quelques mots balancés à la volé pour faire rager les petits cerveaux. Ces 20 dernières années, Saez n'a pas cessé de critiquer le monde dans lequel nous vivons tous, de dénoncer les dérives. Apparemment, vous semblez oublier qu'un artiste peut aussi être engagé et dénoncer, faut dire qu'avec les merdes bien pensantes qu'on nous sert à longueur de journée on peut vite l'oublier.

    "Avoue-le, c'est bien pratique de taper sur les influenceuses. Peut-être plus vendeur que de choper les influenceurs. Et hop, résultat, une bonne grosse polémique qui fait vibrer les twittos. Les médias s'en sont aussi donnés à coeur joie. Les féminins d'abord avec Marie Claire « Les influenceuses, bien pire que jeunes et connes ». Le Huffington Post, Le Parisien, Télé Loisirs, GQ, nous-mêmes, et j'en passe. Bientôt, tu devrais avoir droit à ton interview chez Ruquier. Bref, tu as réussi ton coup. Ça « bad buzz », mais du coup on parle de toi."

    Je ne peux pas m'en empêcher, faire des citations complète, vous allez me taper sur les doigts...Il y a un an et demi, Saez avait annoncé "Alors, mon vieux, j'vais t'en donner, de quoi parler, dans tes papiers." Peuple Manifestant - 2017. Et comme des ânes que vous êtes, vous tombez dans le panneau, comme des moutons que vous êtes vous écrivez des papiers sur des sujets que vous ne connaissez pas, sans recherche, sans même faire votre propre avis sur l'oeuvre, sans chercher le sens de ce que l'artiste veut dire, sans contre-poids.
    Je tiens également à signaler que ça fait des années que c'est Ruquier qui rêve d'inviter Saez dans son émission, et toujours une fin de non recevoir.

    "Mais à nous, Damien, il ne faut pas la faire. Pour un mec qui critique l'influence, tu as tout de même une vie virtuelle pas mal remplie : 400 000 fans sur Facebook, 40 000 followers sur Twitter, 9 000 sur Insta. Alors, c'est qui la « p'tite pute » ?"

    Pour être influenceur, ne faut il pas communiquer quotidiennement? ne faut il pas vendre des produits? Ne faut il pas vendre son cul pour des entreprises qui exploitent la misère?
    Non effectivement, on peut être un influenceur lorsqu'on permet à des gens comme moi de s'ouvrir au monde, de se cultiver, de se poser des questions sur le monde qui nous entoure, d'aimer les mots, d'aimer la poésie, d'aimer la littérature.
    Alors sur ce point oui Saez est un influenceur, mais comme les chasseurs, il y a des bons influenceurs et il y a des mauvais influenceur. A vous de voir qui est qui.

  • @fred:

    Tout à fait d'accord, pour "les enfants paradis".
    La plus belle chanson française faite depuis des lustres et le plus bel hommage fait aux victime de 2015.
    Mais bon, ça on s'en balance. Je suis effaré qu'aucun article n'ai été fait sur cette piste.

    C'est sur, c'est mieux de parlé de Maitre Gims et tout ses pseudos artistes qui fait honte à la chanson française.

    Aux armesssssss !!

  • Ah décidément il n'y a aucun échappatoire possible aujourd'hui, on ne peut pas avoir d'avis contradictoire, obligé d'être dans des carcans binaires, d'être pour ou contre.
    Damien Saez est un artiste critique mais il vit bien en 2018, il vit de son art donc a des fans sur les réseaux sociaux, loin d'en faire vraiment sa promotion.
    Les journalistes, vous êtes énervés parce qu'il vous tourne le dos. Et arrêtez de jeter au bûcher le moindre artiste un peu virulent dans ses propos qui ne dit pas des choses propres... car le monde actuel ne l'est pas.
    Laissez-le travailler et vivre de son art, et arrêtez de vous offusquer parce qu'il dit des mots vulgaires. Vous n'êtes pas les garants de la bonne morale, et le principal c'est que votre public le sait... et tant mieux.

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