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© filadendron via Getty Images

Et s'il était temps pour les RH de piquer les idées du marketing ?

Webedia
Le 11 janv. 2019

Le futur des RH ne repose peut-être pas sur de nouvelles technologies, mais sur les recettes bien connues des marketeurs. 

Savez-vous ce qu'est « l'expérience collaborateur » ? Comme si le collaborateur était un client, il s'agit de lui offrir la meilleure expérience possible. Et cela commence depuis le recrutement, en passant par tous les points de contact avec l'entreprise, jusqu'au développement des compétences. Ce concept est similaire à celui de l'expérience client que connaissent sur le bout des doigts les directions marketing. Et s'il était temps, pour les directions des ressources humaines de piquer leurs bonnes idées du market' ? 

Du collaborateur au client ? 

Pour maintenir au plus haut niveau l'engagement des équipes, de nombreuses entreprises se sont déjà attelées à remettre au centre la relation « collaborateur-travail ». Chez Airbnb, Mark Levy a troqué sa casquette de DRH pour celle de « responsable de l’expérience collaborateur » (Chief Employee Experience Officer). Derrière ce changement de vocabulaire, une volonté forte : celle de créer la meilleure expérience possible pour les employés. 

Employeur appeal

Passer du collaborateur au client, facile à dire, mais comment faire ? Pour muter, les directions des ressources humaines vont devoir se transformer et se réinventer. La solution ? Emprunter des concepts traditionnellement liés au marketing et à la communication.

L'entreprise devient alors une vraie marque employeur. À ce titre, elle doit développer une véritable stratégie « d'employeur appeal » pour attirer les clients candidats. LinkedIn devient alors un outil stratégique idéal pour travailler le storytelling de marque. Comment séduire de nouveaux candidats tout en restant cohérent avec ses valeurs de marque ? Car attention, le bad buzz ne concerne pas que les produits. Aujourd'hui, un collaborateur mécontent peut utiliser les réseaux sociaux. La plateforme d'évaluation des entreprises en interne Glassdoor, par exemple, révèle régulièrement le classement des entreprises où il fait bon travailler

Fidélisation 

Réussir à capter des potentiels est une chose, les fidéliser en est une autre. Comment faire ? Motiver, à l'aide d'un travail stimulant, d'outils innovants et du développement personnalisé de ses compétences. Et pour créer cette vraie culture d'apprentissage, décloisonner la gestion pour la rendre collaborative. C'est l'opportunité de co-construire des parcours de formations personnalisées. Le service RH prend alors le relai pour mesurer la performance. 

Les RH évoluent vers de l' « expérientiel ». Et c'est toute l'entreprise qui est au service de l'expérience en interne (collaborateurs) et externe (les candidats). Autre possibilité pour améliorer encore l'expérience : s'allier avec des pureplayers pour créer une expérience « collaborateur-client ». De quoi ouvrir de nouvelles perspectives

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Commentaires

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  • Les services RH ont incontournablement un rôle à jouer dans la fidélisation des acteurs du dynamisme de l'entreprise. Mais il semble que dans cet article il manque un acteur essentiel pour "Motiver, à l'aide d'un travail stimulant, d'outils innovants et du développement personnalisé de ses compétences" : la ligne hiérarchique !
    Questions : y a-t-il une relation entre le CEEO et l'HRBP ?

  • Si l'article semble laisser penser que l'attraction doit effectivement utiliser les leviers du marketing, il ne met pas beaucoup l'accent sur les intérêt de la fidélisation pour le recrutement. Je m'explique.

    Au delà des nouvelles pratiques comme "l'employee advocacy" (où l'on motive les collaborateurs à partager les informations de l'entreprise dans leurs cercles), la voix des collaborateurs est de plus en plus importante dans le recrutement. Sans aller jusqu'à pousser le "personal branding", je pense qu'une culture plus ouverte/bienveillante à l'égard des collaborateurs qui partagent leurs expérience est nécessaire.

    Les millenials ne rejoignent plus les entreprises pour une rémunération attractive, mais pour une mission qui correspond à leur vision du monde. Les "influenceurs" d'entreprise dans les startups l'ont bien compris sur Linkedin.