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Une femme pèse un sachet boutique zero dechet
© aldomurillo via Getty

Et si on confiait la relance aux acteurs de l’économie circulaire ?

Le 26 mai 2020

Tandis que le confinement n’a que partiellement épargné l’environnement et que certains lobbies travaillent à revenir au monde d’avant, les acteurs de la transition écologique, mais aussi certaines entreprises ont une toute autre idée de ce que pourrait être notre relance économique…

Ah, Amsterdam, ses vélos, ses coffee shops, son marché aux tulipes… et si l’on vous disait que la capitale des Pays-Bas a récemment fait parler d’elle et pour autre chose que son tourisme ? Les élus de la ville ont décidé d’appliquer les principes du « donut ». Kesako ? Il s’agit de la théorie de l’économiste Kate Raworth, un modèle de développement inclusif et durable. La philosophie de ce concept repose sur la conciliation de la justice environnementale (l’anneau extérieur) et de la justice sociale (l’anneau intérieur). Et la capitale du Gouda n’est pas la seule à vouloir relancer son économie en intégrant ces réflexions. Il semblerait que le mouvement soit bel et bien lancé ! Aujourd’hui, ce sont 37 métropoles mondiales qui ne souhaitent pas un retour à la normale. Renforcement des investissements publics, reprise économique accélérée par l’action climatique à travers la création de nouvelles industries et emplois, reprise équitable et soutenable… Los Angeles, Oslo, Montréal, Milan, Athènes, et d’autres villes du monde s’engagent pour une relance économique « saine, équitable et durable », introduit le communiqué de presse d’une inédite alliance. Et si nos villes françaises s’en inspiraient pour accélérer (enfin) la transition écologique ?

Covid-19 : les acteurs de l’économie circulaire et solidaire n’ont pas plié

iNex Circular, vous connaissez ? Le leader de la détection de gisements de déchets destinés aux recycleurs, aux industriels et aux énergéticiens a mis à disposition sa technologie de sourcing pour détecter toutes les entreprises produisant les matières premières utiles à la composition de gels hydroalcooliques. Alors que les pouvoirs publics incitaient à se laver les mains régulièrement pour se prémunir de possibles contaminations, des entreprises et des associations comme Sapocycle et Clean The World ont récupéré plus de cinq tonnes de savons usagés dans les hôtels à destination des plus démunis. Et quand il a fallu fermer les cantines des écoles et des universités, Eqosphere, une entreprise sociale et circulaire, a lancé un dispositif pour éviter de gaspiller en redistribuant les surplus alimentaires à des personnes en situation de précarité. Il y a aussi cette association aixoise, l’École Buissonnière qui lutte toute l’année contre l’exclusion par le développement de l’accès à la culture et qui a produit plus de 800 masques pour le personnel soignant en Ephad, et cela, en quatre petites semaines.

De la nécessité d’innover pour un futur durable

Entreprises de l’économie circulaire et sociales, associations de terrain, entrepreneurs de la transition écologique… ces acteurs n’ont pas hésité à mettre leur technologie et leur savoir-faire au service de l’intérêt général alors que le virus frappait très fort, au même titre que plusieurs entreprises. Ces petites et grandes structures ont eu le courage, les ressources et les idées pour trouver à leur échelle des solutions face à la crise sanitaire. Avant, elles travaillaient à dessiner un futur soutenable et pendant, elles ont mis leur conviction au service de la cohésion sociale. Mais après ?

Le collectif « Nous sommes demain », a, fin avril, interpellé des entrepreneurs de la transition, dans le cadre d’une initiative notamment portée par ChangeNow et soutenue par des entreprises comme Citeo. Elles sont 400 000 entreprises engagées au nom de l’impact environnemental et social, et elles comptabilisent trois millions d’emplois. Ce qu’elles demandent ? Un fonds de soutien d’urgence dédié d’un milliard d’euros, accompagné de mesures de sauvegarde. La condition sine qua non pour « un après » durable. Un après, déjà incarné en trouvant des débouchés à nos déchets, en luttant contre l’exclusion et la précarité, en protégeant la biodiversité, en inventant de nouvelles ressources respectueuses du vivant, en transformant des modèles obsolètes en promesses.

Cet « après » ne pourra se construire sans l’investissement des pouvoirs publics pour accélérer l’économie circulaire, bien sûr, mais aussi des citoyens qui sont, chaque jour, plus nombreux à opter pour des biens et des services en harmonie avec leur croissante conscience environnementale et sociale.

L'écoconception, le réemploi et le recyclage des emballages et des papiers doivent prendre ainsi toute leur place dans les plans de relance européens et français. Intégrer l’économie circulaire aux plans de relance par l’innovation ? C’est le pari de Citeo qui lance, depuis cinq ans, son programme d’Open Innovation Circular Challenge Citeo* pour trouver des solutions concrètes afin d’accélérer la transition vers une économie circulaire. “Les entrepreneur·e·s sont une composante majeure du changement vers une transition environnementale durable, il était de notre responsabilité d’être au rendez-vous pour renforcer notre accompagnement auprès des entrepreneur·e·s aujourd’hui” explique Cécile Sémériva, directrice innovation de Citeo.

Et si on investissait dans l’innovation pour aller plus vite ? Et si la relance se faisait également avec la contribution des acteurs de l’économie circulaire ? Parce qu’au plus fort de la crise, ils ont aussi fait démonstration de leur agilité et de leur résilience, ces derniers peuvent amplement participer à bâtir les futurs souhaitables.

*Et si c’était vous ?

Vous portez une innovation capable de répondre aux nouveaux enjeux environnementaux ? Alors candidatez à l’édition de Circular Challenge Citeo 2020, le premier concours européen dans le domaine de l’économie circulaire. Vous pourrez bénéficier d’un accompagnement d’experts, d’une visibilité accrue et du riche écosystème d’Open Innovation de Citeo qui compte aujourd’hui plus de 1000 projets sourcés et plus de 79 millions d’euros levés par 28 finalistes du programme. Vous avez jusqu’au 31 juillet 2020 pour postuler : ici !

Sarah Sabsibo - Le 26 mai 2020
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