Livreur Uber Eats à vélo

Livreurs et VTC vont élire des représentants

© Robert Anasch - Unsplash

C'est une première. Les chauffeurs VTC et livreurs de repas sont appelés à choisir leurs représentants professionnels. Ce scrutin, qualifié d' « historique » par la ministre du Travail, s'ouvre pourtant sur fond de polémique.

Jusqu'au 16 mai 2022, se dérouleront les élections des représentants des livreurs et VTC. Un rendez-vous salué par la ministre du Travail Elisabeth Borne qui, selon elle, permettra d'améliorer leurs « conditions » tout en « respectant leur statut d'indépendants ».

Seize listes (sept pour les VTC et neuf pour les chauffeurs-livreurs) sont sur la ligne de départ. Les listes ayant obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés pourront désigner chacune trois représentants qui siégeront lors des réunions de négociation pour un mandat de 2 ans. Le scrutin, qui concerne plus de 120.000 travailleurs indépendants (environ 39.000 chauffeurs et 84.000 livreurs) travaillant pour Uber, Deliveroo, Bolt ou encore JustEat et Frichti, est placé sous l'égide de l'Autorité de régulation des plateformes d'emploi (Arpe). « La France est le premier pays qui aura ainsi mis en place un processus public, encadré par des textes, qui permet à des travailleurs indépendants de désigner leurs représentants », s'est félicité Bruno Mettling, le président de l'Arpe.

Des élections qui divisent

« Ça va être un scandale !  » a déclaré Brahim Ben Ali, secrétaire général de l'Intersyndicale nationale des VTC (INV). Critiquant le scrutin qu'il juge néfaste et biaisé, l'homme appelle ses 2270 adhérents au boycott au même titre que le Clap (collectif des livreurs autonomes parisiens) qui a déclaré par l'intermédiaire de son porte-parole Jérôme Pimot que cette élection « vise à empêcher l'application du droit du travail dans cet univers ».

Ludovic Rioux, représentant de la CGT Livreurs, qui participe au scrutin, regrette quant à lui que les travailleurs sans-papiers soient exclus du vote, alors que de nombreuses plateformes n'hésitent pas à les employer. En effet, en 2020, selon un article de Libération, près de la moitié des livreurs de la plateforme Frichti étaient sans-papiers.

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