Affiche Lightyear

Le dernier Pixar « Lightyear » censuré dans 14 pays pour un baiser homosexuel

© Pixar / Disney

Lightyear, la préquelle de Toy Story, ne sera pas projetée dans plusieurs pays du Moyen-Orient et sa sortie est compromise en Chine. En cause ? Un baiser entre deux femmes.

Le nouveau film d'animation Pixar Lightyear, l'un des films les plus attendus de l'été, est le dernier terrain de bataille pour les droits LGBTQA+... En effet, le film a été banni de 14 pays pour avoir présenté un baiser homosexuel. Le film qui met en scène le personnage d'Alisha Hawthorne, en couple avec une femme, ne sera donc pas projeté dans certains pays du Moyen-Orient tels que l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, ou encore le Koweït ainsi que quelques pays asiatiques.

© Pixar

Disney n'assume pas les références LGBTQA+

Selon le magazine Variety, les dirigeants de Disney avaient demandé lors du rachat des studios Pixar en 2006 à ce que les scènes d' « affection gay » soient coupées du catalogue. La révélation de cette décision en mars 2022 avait suscité l'indignation. En signe de protestation, des centaines d'employés de Disney avaient signé une lettre appelant le géant du divertissement à adopter une position plus ferme concernant la défense des droits LGBTQA+.

Dans ce courrier, les employés avaient non seulement critiqué la censure des scènes mais aussi exigé que Disney dénonce publiquement la loi dite « Don't Say Gay » en Floride. Cette mesure proposée par les Républicains interdit les discussions en classe sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre avant que les élèves aient au moins neuf ans.

En réponse, Bob Chapek, PDG de Disney, a promis de jouer un rôle plus actif dans la défense des droits LGBTQA+ et a ordonné que la scène homosexuelle de Lightyear soit remise dans le film.

« Il est difficile de ne pas être frustré par ce sujet de discussion qui ne devrait plus en être un » , a déclaré au magazine Variety l'acteur Chris Evans qui prête sa voix à Buzz l'Éclair.

L'homosexualité toujours passible de la peine de mort en Arabie saoudite

Cet événement s'inscrit dans la continuité d'une politique particulièrement discriminatoire envers la population LGBTQA+. En mai dernier, c'est le dernier Marvel Doctor Strange in the Multiverse of Madness qui avait été interdit en Arabie saoudite. La cause cette fois : une scène de 12 secondes où l’héroïne America Chavez, personnage ouvertement gay depuis sa création, faisait référence à ses deux mamans. Plus tôt cette semaine, on apprenait que les autorités saoudiennes avaient saisi des centaines de jouets et vêtements arc-en-ciel au motif que ces objets encourageraient l'homosexualité.

Des références LGBTQA+ difficiles à faire passer dans un pays où l'homosexualité est encore considérée comme un acte immoral et traité comme un crime grave passible de la peine de mort.

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