une femme devant une base de données

Le secteur du numérique s’engage en faveur de la formation des femmes

L'ADN
Le 13 juill. 2018

Pour combattre les stéréotypes liés au genre et pallier le manque de vocations aux métiers de la tech, les acteurs du secteur s’engagent en faveur de la formation des jeunes femmes, à l’instar des initiatives portées par la société de conseil et de services en technologies de l’information CGI, membre de la fondation Femmes@numérique.

« Ma mère dit toujours que la science, les maths, les ordinateurs c’est pas pour les filles... Pourtant moi j’adore ça ! » témoigne une jeune étudiante en formation de développeur informatique chez U’DEV, l’école du développeur, à Lyon.

Certains clichés ont la peau dure. A tel point que nombre de jeunes femmes hésitent encore à s’engager dans les formations aux métiers du numérique. Elles les jugent d’emblée hors de portée, trop techniques, et n’y viennent que sur le tard d’après l’enquête sur le sexisme dans ces filières menées par la start-up Social Builder en 2017. Pire, même, une fois diplômées, elles continueraient d’émettre des doutes quant à leur légitimité à exercer dans ce domaine.

Résultat : la proportion de femmes engagées dans des carrières liées à la « tech » continue de stagner à 33 % d’après le Syntec numérique, la fédération des syndicats des métiers du secteur. Surreprésentées dans les fonctions supports (75%), elles n’occupent toujours que 15% des fonctions techniques (développement, production, gestion de projets).

Christine Dollfus, vice-présidente marketing et communication de CGI en France note : « En tant que communicant, il est de notre rôle de casser les codes ancrés depuis toujours dans le secteur de l’IT pour déclencher des vocations, développer les prises de conscience… Nous nous appuyons aujourd’hui sur les femmes de CGI pour en faire des ambassadrices et nous accompagner dans notre démarche de féminisation de l’IT ».

La société de conseil et de services en technologies a d’ailleurs créé U’DEV, « L’école du développeur ». La première rentrée a eu lieu en septembre 2017 sur 6 campus partout en France. Ouverte à tous, cette formation poursuit un triple objectif : enrayer la pénurie de talents dans la filière, féminiser la profession et proposer une dynamique d’inclusion. « Dans la campagne de promotion de l’école, CGI met en avant deux témoignages féminins parmi les quatre car cette démarche sur la formation des femmes se joue aussi sur le terrain des médias… » précise Christine Dollfus (NDLR : https://www.u-dev-cgi.fr/)

« Pourquoi se passer de 50% de nos talents ? » interroge le collectif Femmes@numérique, qui rassemble plus de 30 associations dédiées à la place des femmes dans le secteur. Lancée le 27 Juin dernier, en présence de 4 ministres : Mounir Mahjoubi, Marlène Schiappa, Jean-Michel Blanquer et Muriel Pénicaud, Femmes@numérique veut agir comme un catalyseur de toutes ces bonnes volontés et démultiplier l’impact de ces actions en leur donnant une dimension nationale. Pour y parvenir, le collectif s’appuie sur une Fondation, qui compte 42 grands groupes parmi lesquels Vinci, Cap Gemini ou encore… CGI.

Une mobilisation sans précédent qui vise à mettre en commun et à amplifier les efforts entrepris depuis des années par ces entreprises et par ces associations. Un changement de paradigme qui ne peut s’opérer que si l’on s’attaque aux racines du problème : l’éducation. Femmes@numérique ambitionne « d’aller à la rencontre des jeunes filles et comprendre leurs choix d’orientation, faire connaitre davantage les métiers du numérique et tordre le cou aux idées reçues ». Dès l’école primaire, puis dans les collèges, au lycée, à l’Université, dans les forums et les salons, il s’agit d’inciter les jeunes filles, les adolescentes et les femmes à envisager leur futur professionnel dans ces métiers d’avenir du numérique et des technologies de l’information, et surtout de leur donner les moyens d’y parvenir.

Non content de répertorier et d’encourager les bonnes pratiques en faveur de la mixité, la fondation envisage de lancer une vaste campagne de communication sur les métiers du numérique et sur les femmes inspirantes du secteur. Or en la matière, les exemples ne manquent pas : outre Ada Lovelace, réputée pour avoir développé le premier programme informatique au monde au XIXe siècle en Angleterre, Margaret Hamilton a quant à elle conçu au sein du MIT le logiciel de navigation de la navette Appollo 11, qui lui a permis de se poser sur la Lune.

Dignes héritières de ces pionnières, Jennifer Quinette et Sandrine le Gall, consultantes chez CGI, se sont illustrées au cours du dernier innovathon organisé en interne, en pilotant les équipes qui ont développé des solutions digitales qui facilitent la vie de leurs clients et leur permettent de s’inscrire dans le futur avec un temps d’avance. Des exemples à suivre. 

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