bannière 2
premium 1
premium 1 mobile
carte postale

Une prothèse du cerveau a réussi à réactiver un souvenir perdu

Le 13 avr. 2018

Oublier un souvenir n’est plus définitif. Grâce à une prothèse cérébrale, des chercheurs ont réussi à réactiver d’anciens souvenirs chez des patients épileptiques.

La recherche vient de réaliser un bond en matière de travaux de lutte contre la maladie d’Alzheimer. Aux Etats-Unis, plusieurs experts en neurosciences ont mis au point une prothèse équipée de capteurs directement implantés dans le cerveau. 17 patients épileptiques, volontaires, ont testé le dispositif dans un but précis : leur faire remonter des souvenirs oubliés.

La prothèse prend la forme de plusieurs micro-électrodes dont la tâche est de reproduire l’activité cérébrale. Une fois implantée dans la zone de l’hippocampe, elle va stimuler certains neurones pour déclencher leur activité. Cette partie du cerveau est connue pour héberger les souvenirs mais également la mémoire spatiale.

Les premières observations sont pour le moins intéressantes. Dans leur publication, les chercheurs du Centre médical de l'Université Wake Forest Baptist annoncent que la mémoire des sujets de l’expérience s’est améliorée de 35% à 37%. Des résultats probants non seulement pour la mémoire à court terme mais également sur le long terme.

Comment ça marche ?

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont présenté plusieurs images aux patients afin qu’ils les retiennent. Un électro-encéphalogramme va ensuite suivre l’activité cérébrale au moment même où ces images sont montrées. Cela permet aux chercheurs de capturer l’instant pendant lequel une information est bel et bien enregistrée par le cortex.

Une fois cette empreinte renseignée, des images identiques ont été présentées aux mêmes patients mais avec, cette fois-ci, une prothèse neuronale. En stimulant ces zones du cerveau hébergeant le souvenir, les cobayes se sont souvenus des mêmes photographies. Ils avaient en quelque sorte ravivé des souvenirs enfouis.

Cette première médicale est le signe qu’il sera possible, à terme, d’utiliser les interfaces homme-machine pour améliorer les capacités cognitives du cortex cérébral. Ces travaux vont dans un premier temps servir dans le secteur de la santé mais pourraient également être utilisés dans d’autres domaines comme l’éducation ou la formation.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

L'actualité du jour