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Spyce, le nouveau restaurant phénomène où les chefs sont des robots

Le 25 mai 2018

À Boston, un groupe d’ingénieurs du MIT et un chef étoilé viennent d’ouvrir Spyce, un restaurant où les cuistots sont remplacés par sept marmites automatisées. Bon, sain, rapide et pas cher, c’est là le motto des woks qui y sont préparés.

Des plats consistants élaborés et servis en trois minutes seulement, c’est la promesse de Spyce, ce nouveau restaurant entièrement automatisé qui vient d’ouvrir à Boston. Au 241, Washington Street, ceux qui se font appeler les « Spyce Boys » sont « obsédés » par la robotique et ont passé deux ans à élaborer leur bébé dans un sous-sol.

« Nous étions quatre étudiants du MIT vraiment affamés et des coéquipiers de water-polo agacés de devoir dépenser 10$ en déjeuners et dîners à emporter. Nos appétits de sportifs exigeaient une meilleure nutrition, mais nos budgets étudiants ne permettaient pas ce genre de dépense. », expliquent les quatre collaborateurs, Michael Farid, Kale Rogers, Luke Schlueter et Brady Knight, sur le site du restaurant. « Nous rêvions alors d'une alternative : un robot qui cuisine des plats savoureux et nutritifs, les sert et nettoie tout ensuite ».

C’est désormais chose faite !

Spyce - Robotic Restaurant by Four MIT Graduates in Collaboration with Chef Daniel Boulud
Développées en partenariat avec le chef étoilé Daniel Boulud, lequel endosse le rôle de Directeur culinaire, les plats ou « bowls » proposés par Spyce s’inspirent de la cuisine du monde et sont personnalisables. Derrière les sept marmites à induction automatisées qui s’affairent en cuisine et font sauter vos légumes en julienne, il y a donc bel et bien de l’humain. « S’ils sont moins nombreux que dans un restaurant à service rapide standard, les employés que nous avons sont bien payés ! », arguent les quatre partenaires. Côté client, on commande son « bowl » libanais, marocain ou indien sur un écran tactile contre la somme de 7,50$.

« Une fois que vous avez passé commande, notre système de livraison des ingrédients les récupère dans le réfrigérateur », explique Michael Farid à The Straits Times. « Les ingrédients sont ensuite dosés dans les bonnes proportions et revenus dans un wok automatisé brûlant. Ils sont cuits et saisis. Une fois le processus terminé, les woks s’inclinent vers le bas et mettent la nourriture dans un bol. Là, ils sont prêts à être garnis et servis », poursuit-il.

Pendant la cuisson, le nom des clients apparait sur un écran juste au-dessus de chaque robot. Une fois la commande terminée, les marmites sont lavées par des jets d’eau chaude avant de passer à la commande suivante. Tout se fait en cuisine ouverte, on évite ainsi d’éventuelles réserves, notamment sur l’hygiène, de la part des clients.

Quant à savoir si le chef du futur sera un robot, nous en sommes encore loin. L’échec cuisant de Flippy, ce bras automatique censé retourner les burgers plus vite que son ombre, avait déjà dû refroidir les restaurateurs et autres fastfoods en mal de cadence. À ce jour, l’initiative foodtech la plus signifiante dans le domaine nous vient de chez Sony. En avril dernier, la marque a signé un partenariat avec l’Université américaine Carnegie-Mellon dans le but de créer une machine capable de prendre en charge toute la chaine de production d’un repas, de sa préparation, jusqu’à sa livraison ! Seul hic, les robots sont encore loin de savoir reproduire le geste humain. En tout cas chez Spyce, l’un ne va pas sans l’autre. Derrière les fourneaux, machines et humains se serrent encore les coudes. Et c’est tant mieux.
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