six

6 milliards de téléphones portables aux ordures en 2025 : la Chine proche d’un gâchis matériel sans précédent

Actuel leader du marché mondial du smartphone, la Chine fait face à un problème de taille : son incapacité à recycler les appareils abandonnés par les consommateurs.

1,8 milliard. C’est le nombre de téléphones portables possédés en Chine en 2021, selon un rapport de la CAEETD (Association chinoise des équipements électroniques pour le développement technologique). Un chiffre voué à augmenter lorsque des millions de chinois mettent à niveau leurs appareils vers des modèles plus récents, parfois chaque année. Ainsi, les vieux modèles s’accumulent dans les tiroirs ou bien sont jetés.

Selon Greenpeace, près de 98 % des smartphones sont mal recyclés en Chine

« 6 milliards d’appareils seront jetés en 2025 », a affirmé la télévision centrale chinoise (CCTV). À l’heure où une telle donnée n’est encore qu’une prédiction, la Chine doit-elle agir ? À première vue, cette affaire a tout l’air d’un formidable gâchis. En effet, de nombreux matériaux présents dans les téléphones portables peuvent être réemployés, ce qui incite les entreprises à récupérer ces appareils. Ces matériaux comprennent d’ailleurs des métaux précieux tels que l'or, l'argent, le cuivre, le platine et le palladium, ainsi que plusieurs autres matériaux rares. Des matières non seulement difficiles à extraire mais très disputées entre les différents géants de la Tech.

Pourquoi diable ne pas changer la donne en recyclant ces matières si précieuses ? Dans les faits, si très peu de manœuvres de recyclage ont été mises en place, c’est pour une raison très concrète : recycler les vieux téléphones mobiles coûte cher, et le processus d’extraction et de traitement de ces métaux rares est parfois moins rentable que de compter sur le minage de matières neuves. Rappelons que le dernier plan quinquennal de la Chine avait pourtant ciblé le recyclage et la mise en valeur d’une économie circulaire comme étant l’une de ses priorités d’ici 2025, notamment pour lutter contre les émissions carbone.

Plusieurs entreprises chinoises ont misé sur une alternative : la seconde main. Selon le South China Morning Post, les entreprises comme AiHuiShou International ou Beijing Zhuanzhuan Spirit Technology ont profité de la pandémie pour faire croître leurs bénéfices à hauteur de plusieurs millions de dollars. Reste à savoir si l’essor de ces compagnies permettra réellement d’amortir les pertes matérielles et d’amorcer de nouveaux réflexes chez les consommateurs.

Source : South China Morning Post

commentaires

Participer à la conversation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.