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un homme se penche en arrière

Le Bitcoin, la monnaie du futur ? Pour l'instant, il sert surtout à acheter de la drogue

Le 4 déc. 2018

Adulé par les libertariens et les traders du monde entier, le Bitcoin est aussi le chouchou des criminels. Entre achat de drogue et escroquerie, découvrez comment cette crypto monnaie est utilisée.

Vous pensez que le Bitcoin va devenir LA monnaie du futur et que vous allez pouvoir payer votre café avec ? Bravo, vous avez acheté les promesses des crypto évangélistes qui ressassent les mêmes arguments depuis 10 ans. En attendant, le Bitcoin est plus utile pour réaliser des extorsions ou dealer de la drogue que pour acheter des capsules Nespresso. En janvier 2018, le chercheur Sean Foley, de l’University of Sydney avait déjà pointé du doigt ce problème dans son rapport intitulé « Sexe, drogue et Bitcoin : quelle est la valeur des activités illégales financées par les crypto monnaies ? ». D’après lui 46 % des transactions sont dévolues à l’achat de biens ou de services interdits par la loi. L’ensemble de ces échanges atteindrait une valeur de 76 milliards de dollars par an, soit plus ou moins la valeur du marché de la drogue aux États-Unis et en Europe. Ces échanges ne concerneraient toutefois qu’un quart des détenteurs de Bitcoin.

Le Bitcoin utile sur le darknet, mais pas ailleurs

Pour réaliser ces deals, les internautes doivent se rendre sur les places de marché du darknet. Malgré la fermeture de Silk Road en 2013, de nombreuses autres boutiques en ligne ont proliféré et proposent un nombre toujours plus croissant de biens et de services illégaux. Le rapport cite notamment Alphabay, la plus grande place de marché de 2017 qui propose jusqu’à 350 000 articles comme des armes, des malwares, des cartes d’identité ou du porno illégal. Nicolas Christin, chercheur à l'université de Carnegie Mellon University s'est d'ailleurs penché sur le type d’articles que l’on trouve sur les darkmarket. Dans son rapport sorti en 2015 il mettait en avant la prédominance du cannabis et de la MDMA qui correspondent à 50% des ventes sur le net. Viennent ensuite les stimulants pour 25% suivis des opiacés (héroïne) et des psychédéliques. Les armes ou les malwares représentent une toute petite partie de ces ventes. À titre de comparaison, seul une dizaine de boutiques sur Paris acceptent le Bitcoin, et aucune ne vend de café...

Les entreprises dans le collimateur

En dehors du marché de la drogue, les Bitcoins sont aussi utilisés pour mener à bien des attaques sur des entreprises. D'après le site nulltx.com, les tentatives de chantage au ransomware auraient largement explosé ces dernières années. Pour rappel, cette tactique consiste à installer un programme sur un réseau d’ordinateurs afin de le bloquer. Les escrocs proposent de débloquer le système après l’envoi d’une somme d’argent en Bitcoin. Entre 2015 et 2016, le nombre d’attaques de ce type aurait quadruplé, passant de 1 000 à 4 000 par jour. Les criminels demanderaient en moyenne entre 200 et 10 000 dollars.

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