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un oiseau robotique

Oiseau, méduse, serpent... Quand les robots s’inspirent de la nature 

Le 25 sept. 2018

Oubliez les drones bruyants et fragiles qui vident leur batterie en 4 minutes. À l’avenir, les robots vont imiter les animaux de plus en plus, dans la forme comme dans le comportement. Petit passage en revue des machines biomimétiques, des plus gracieuses aux plus étranges.

C’est un oiseau ? C’est un drone ? Non, c’est un mélange des deux !

En juin 2018, une nouvelle faisait le tour de la Toile. D’après le South China Morning Post, le gouvernement chinois testait des drones de surveillance en forme d’oiseau pour mieux surveiller la population. L’objet est décrit comme une sorte de petite colombe pouvant virer de bord et voler en toute discrétion. Si la nouvelle a de quoi donner des palpitations aux plus paranoïaques, elle révèle toutefois une véritable tendance dans le milieu du drone. 

Les ornithoptères comme on les appelle, sont devenus une réalité depuis 2011 avec notamment la sortie du « smart bird » de l’Allemand Festo. Plus récemment, l'entreprise avait fait la démonstration d'une chauve souris robotique dont les mouvements étaient confondant de réalisme. Mais si cette machine sait parfaitement imiter le vol d’un oiseau, elle reste toutefois dépendante d’un pilote humain. Pour encore plus d’autonomie, des chercheurs du MIT ont développé une intelligence artificielle pouvant repérer les courants ascendants pour prendre de l’altitude. terme, ces drones devraient pouvoir rester dans les airs pendant plusieurs semaines afin d’effectuer les mêmes tâches de surveillance et de communication que les satellites actuels.

Les robots méduse et poisson à la rescousse de l’océan

Développé par les chercheurs du Florida Atlantic University (FAU) et du US Office of Naval Research, ce petit robot en forme de méduse représente aussi l’avenir des drones sous-marin. Sa forme et ses mouvements reprennent ceux de la larve Aurelia aurita qui a la capacité de se propulser dans l’eau en remuant ses petits tentacules. À première vue, Jennifish à l’air plus mignon qu’autre chose. Cependant, contrairement aux drones marins à hélice classique, cette machine en silicone peut se faufiler dans les récifs coralliens et les surveiller sans abimer la faune et la flore locale. 

Plus tôt dans l’année, le même laboratoire avait dévoilé le prototype SoFi, pour Soft Robotic Fich. Comme son copain méduse, ce dernier n’utilise pas de moteurs pour se déplacer. L'eau est directement pompée dans des réservoirs situés dans la queue. Cette technique donne à la machine un mouvement de nageoire caudale plus vrai que nature. Pour communiquer avec la machine, la télécommande utilise quant à elle des ondes acoustiques, plus efficace que les ondes radio sous l'eau.


 

Robots rampants et autres tentacules

De nombreux autres animaux peuvent servir d’inspiration aux robots biomimétiquesC’est notamment le cas du serpent dont les chercheurs espèrent pouvoir imiter la façon de se déplacer. La Harvard John A. Paulson School of Engineering and Applied Sciences (SEAS) a justement développé un petit robot capable de ramper. La machine utilise une peau en kirigami, semblable à des écailles de serpent et pouvant s'accrocher sur des surfaces dures. Malgré son aspect visuel un peu dérangeant ce petit robot peut sauver des vies. Les chercheurs imaginent qu'il pourra être déployé dans les décombres d'un tremblement de terre, afin de chercher des survivants.

Autre bestiole, autre ambiance, l’entreprise Festo propose quant à elle un bras robotisé semblable à un tentacule de pieuvre. LOctopusGripper permet de manipuler différents objets, même fragiles. À la différence d’une main robotique pouvant lâcher les objets ou les casser, le tentacule utilise de petites ventouses pour maintenir sa prise tout en douceur. La nature est quand même bien faite !

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