habillage mobile
premium 1
premium 1
actu_31665_vignette_alaune

Viva Technology gagnera-t-il son statut de référent ?

Le 6 mai 2016

A l’instar du CES de Vegas ou du SxSW, Viva Technology souhaite organiser un événement tech. de grande ampleur en France. Aux manettes : Publicis Groupe et le Groupe Les Echos. Interview.

Viva Technology Paris rassemblera à Paris du 30 juin au 2 juillet 2016 les acteurs de la transformation digitale. Julie Ranty Déchelette, éditrice de Les Echos Start, Les Echos Business, Capital Finance chez Les Echos, et Maxime Baffert, CEO Proximedia (Publicis Groupe), tous deux sur le projet nous détaillent cette ambitieuse aventure.

 

Quelle est l’ambition du projet Viva Technology France ?

Maxime Baffert : L’objectif est très ambitieux. Nous attendons 30 000 visiteurs, 5 000 start-ups. Nous souhaitons nous inscrire dans la lignée des grands évènements tech comme le Websummit, le SxSW, le DLD Conference, etc.

Julie Ranty Déchelette : Nous essayons de capter la manière dont la technologie façonne à la fois les secteurs économiques, les secteurs d’activités, mais aussi la société. Pour ce faire, il faut se projeter dans quinze ans et se demander : « Parmi toutes les tendances émergentes, quelles sont celles qui crééront de la valeur au point de les modifier en profondeur ? Quelles sont les startups qui portent ces innovations et auxquelles nous devons donner la parole ? ». Les grandes entreprises ont aujourd’hui l’opportunité de se réinventer avec des startups, des chercheurs, des experts et ce, dans tous les domaines : finance, divertissement, énergie, santé, luxe etc

 

Quel est le déroulé de Viva Technology France ?

M.B. : L’évènement se découpe en trois parties. La première comprend 250 conférences réparties sur 8 salles et animées par des personnalités référentes au niveau mondial.

J.R. : Nous misons sur des speakers de différents horizons : des leaders de la tech, des dirigeants de grands groupes, des investisseurs, des licornes… Parmi les « grands noms » nous pourrons compter sur Eric Schmidt (Alphabet), David Kenny (IBM Watson), Jimmy Wales, (Wikipedia), Jean-Baptiste Rudelle (Criteo), Adam Singolda (Taboola)… Ils ont tous, à leur manière, fait bouger les lignes, interpeller les acteurs traditionnels et chambouler les modèles.

M.B. : La deuxième partie de l’événement prend place dans l’espace d’exposition appelé Hall of Technology. Nous y présenterons les dernières innovations : drones, robots, réalité augmentée, voitures connectées… Et enfin, troisième pan de l’évènement : un grand espace de collaboration de 15 000 m2, découpé en une vingtaine de secteurs, représentés chacun par un lab sponsorisé par une grande entreprise où seront représentés une cinquantaine de startups en lien avec le secteur. Par exemple, la Fintech sera représentée par BNP Paribas, le voyage par AccorHotels, le retail par Carrefour, la santé par Novartis... L’objectif est de déboucher sur des collaborations concrètes entre les grands groupes et les startups présentes. Ce sera d’ailleurs pour nous le principal KPI de l’événement.

Comment avez-vous sélectionné ces startups ?
M.B.
 : Plutôt qu’un hackathon, nous avons opté pour des challenges. Nous avons demandé à nos partenaires de définir précisément les problématiques sur lesquelles ils pensaient avoir réellement besoin des startups. 120 challenges sont actuellement en ligne sur notre site internet, nous en aurons 150 d’ici quelques jours (www.vivatechnologyparis.com/challenges) : repenser l’expérience utilisateur, améliorer le fonctionnement des grands groupes, développer de nouveaux leviers de croissance… sont autant de challenges postés par les grands comptes (BNP Paribas, AXA, PMU, Ernest & Young,…).

 

Quelle est la valeur ajoutée de Viva Technology du point de vue des startups ?
M.B.
 : Beaucoup de startups réfléchissent à s’associer à de grands groupes pour accélérer leur croissance : cela leur permet de vendre directement leur produit et de le soumettre à toute une base de consommateurs phénoménale. L’enjeu est vraiment business. Par exemple, pour un de ses challenges, AccorHotels propose de déployer la solution sur 1 000 hôtels juste après l’évènement. Orange, quant à lui, propose de mettre en avant les startups qui lui paraissent les plus intéressantes sur son portail media. C’est donc la possibilité, pendant trois jours, de parler aux bonnes personnes pour nouer de bons partenariats.

J.R. : Avec, notamment, les nombreux médias partenaires (New York Times, Washington Post, CNBC…), nous offrons une visibilité médiatique concentrée à un instant T, dont les startups ne bénéficient pas normalement. De plus, pour les startups BtoC c’est une manne de consommateurs potentiels importante, compte tenu du nombre de visiteurs attendus.  

 

Allez-vous accompagner ces startups sur le long terme ?
M.B.
 : Nous laissons cela à nos partenaires, mais nous suivrons leurs parcours à distance. Nous sommes dans un univers extrêmement concurrentiel en termes d’évènement : nous devons donc pérenniser Viva Technology et donner envie aux startups de venir et de revenir. C’est pour cela que nous sommes très attentifs sur la mécanique des challenges, les personnes présentes sur le lab, sont des décideurs, des patrons de business unit, pas juste des stagiaires de direction de l’innovation. Nous n’avons pas vocation à remplacer des acteurs comme Dojo Group, FaberNovel, Numa, entre autres, qui font cela dans la durée. Nous sommes l’étincelle qui déclenche une coopération. Après, c’est à eux d’enclencher la collaboration.

 

Quelle est la légitimité de Publicis Groupe et du Groupe Les Echos au sein de cet écosystème ?

M.B. : Publicis est extrêmement impliqué dans ce domaine et depuis longtemps. En 2012, nous avions lancé avec Orange, Iris Capital, un fonds de 300 millions d’euros. C’est un des plus gros fonds corporate d’Europe et qui nous a permis d’investir dans plus de 60 startups. Toutes nos agences travaillent avec des startups dans le domaine de l’adtech et organisent leurs évènements. Publicis Dialog est à l’origine de The Start-up Elevator et, pour nos 90 ans, nous avions, lancé l’opération 90 ans, 90 startups avec plusieurs millions d’euros à la clef. En outre, nous accompagnons nos clients en communication et en marketing, et de plus en plus dans leur transformation digitale en général : à ce titre, nous sommes de bons passeurs entres les grands groupes et les startups.

J.R. : Aux Echos, la partie entreprenariat fait partie de notre ADN depuis un bon moment. En janvier, nous avons lancé une page startups dans les Echos qui tous les jours couvre l’actualité : elle est pérenne et amenée à se développer. L’idée est de retranscrire la manière dont cette communauté évolue et de valoriser les startups les plus innovantes. Notre cœur de lectorat sont les patrons. [JR1] Ils s’intéressent de plus en plus à ces sujets. Par ailleurs, on se rend compte que les startups ont de plus en plus besoin d’avoir une information économique de qualité globale et transverse pour identifier les secteurs, les enjeux, prendre du recul, de la même manière que nos acteurs traditionnels…

 

 

INFORMATIONS UTILES : 

Pour vous inscrire : www.vivatechnologyparis.com 

Viva Technology Paris : 30 juin/2 juillet 2016 – Paris Expo Hall 1 – Porte de Versailles – Paris
Viva Technology Paris accueillera le grand public le 2 juillet 2016.

 

L’ADN est partenaire media de Viva Technology.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.