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Le 10 du mois, il reste moins de 100 euros à la moitié des Français et Françaises

Une large part des Français et Françaises peine à boucler ses fins de mois. Dans un contexte marqué par l'inflation, le stress budgétaire s'accentue, souligne une étude menée par l'IFOP et la fintech de microcrédit FinFrog.

Pour toute une partie de la France, la fin du mois commence dès le 10 du mois, une fois payés le loyer, les factures d'électricité, de gaz ainsi que les crédits. Pour cette population qui voit son revenu fondre quelques jours seulement après avoir reçu son salaire, les charges fixes pèsent de plus en plus lourd dans le budget. Une étude menée par la startup de microcrédit FinFrog et l'Ifop s'attache à décrire cette réalité budgétaire qui concerne la moitié de la population française, en insistant sur l'impact psychologique de ce stress budgétaire.

95 % des Français gagnant moins de 2 000 euros par mois se disent inquiets par la hausse des prix à venir

Le contexte d'inflation rampante, déjà accentué par la pandémie de COVID-19, devrait s'accentuer avec la poursuite de la guerre en Ukraine. Un état de fait qui inquiète la quasi-totalité de la population française. Toutefois, cette perspective s'avère encore plus problématique lorsque les situations financières sont déjà sous tension. Cette hausse des prix conjuguée à des revenus relativement faibles met ces Français dans des situations particulièrement délicates : 70 % se disent régulièrement qu’ils ne réussiront pas à finir le mois. Autre illustration de ce quotidien sous contraintes, près de 7 Français sur 10 déclarent ne pas être en mesure d’épargner de l’argent en fin de mois. Encore plus inquiétant : 5 sondés sur 10 déclarent qu’il leur reste moins de 100 euros sur leur compte en banque dès le 10 du mois et il ne reste que 50 € sur le compte de 30 % d’entre eux.

Femme isolée avec enfant, la triple peine

Le stress budgétaire a un impact différencié selon la structure des foyers. Ainsi, et sans trop de surprise, les femmes sont particulièrement concernées par la peur de l'inflation. Elles sont 73 % à s'en inquiéter, contre 60 % d'hommes. Population particulièrement vulnérable, 78 % des femmes isolées avec enfant déclarent redouter sombrer dans la pauvreté.

Les chiffres sont alarmants. D'autant que l'étude ne porte pas sur la frange la plus précaire de la population mais cible la classe populaire et la petite classe moyenne. Cette France de la première et de la deuxième ligne qui s'apprête à vivre un quotidien marqué par la hausse annoncée des prix de l’énergie et des produits alimentaires.

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