Trois enfants assis à une table dans une bibliothèque

Non, votre enfant n'est pas HPI, vous êtes juste riche

© The Royal Tenenbaums via Netflix

Les enfants dits HPI sont-ils naturellement plus intelligents que les autres ? Et pourquoi ce titre est-il devenu si prisé de certains parents ? Le chercheur Wilfried Lignier pose la question.

Le diagnostic reconnaissant un haut potentiel intellectuel (HPI) s'inscrit-il dans le cadre de stratégies éducatives, en particulier celles des classes supérieures qui cherchent à obtenir divers sauf-conduits scolaires pour leur enfant ? C'est l'hypothèse de Wilfried Lignier, sociologue au CNRS, pour qui faire reconnaître comme surdoué son enfant permettrait d'augmenter son pouvoir face à l'école. Pour lui, l'idée même d'intelligence est devenue éminemment politique... Wilfried Lignier, auteur de La petite noblesse de l'intelligence (éditions La Découverte), étudie depuis plus de 10 ans les domaines de l'enfance, de l'école et de la médicalisation. Interview.

Pourquoi avoir choisi d'étudier les HPI ?

Wilfried Lignier : Parce-que c’est un peu fou de prétendre de ses enfants qu’ils sont intrinsèquement et psychiquement plus intelligents, grâce à un cerveau particulier qui leur permettrait de réfléchir différemment et plus vite… En tant que sociologue, déconstruire cette idée représente un défi. L'objectif ne peut pas être, certes, de se prononcer sur la réalité biologique du phénomène HPI. Mais on peut circonscrire la part – immense ! – du construit, du social, de l’historique… La question n’est pas de remettre en cause l’existence de niveaux intellectuels différents, car la sociologie l'explique simplement : le cerveau étant plastique, plus les gens seront entraînés, plus ils seront forts. Les études montrent en effet que le quotient intellectuel (QI) est corrélé avec la classe sociale et le niveau de diplôme de parents. Mais là où les psychologues diront que le QI est le meilleur prédicteur de la réussite sociale ou scolaire, les sociologues avanceront l’inverse : l’accumulation de ressources culturelles fait le QI. Si la question est de savoir si les enfants identifiés comme HPI sont nés comme ça, plusieurs éléments tendent à prouver le contraire. Les statistiques indiquent qu'ils sont généralement issus des classes supérieures, qu’ils sont HPI à certains « moments » et pas à d’autres (la plupart des enfants testés le sont principalement en CE1 pour sauter le CE2, et à la fin de la moyenne section pour sauter la grande section), et qu'ils sont à 75 % des garçons. Ce dernier point crée une contrainte argumentative certaine, pour ceux qui « croient » aux HPI : les garçons seraient intrinsèquement plus intelligents que les filles ?  En outre, se demander si les HPI sont vraiment HPI, c’est déjà se tromper de question. Il est plus judicieux de se demander pourquoi certains parents font tester leurs enfants, vont s'investir de cette question, et ce qu'ils en retirent. Bourdieu parlait déjà de « l'idéologie du don » , mais je voulais analyser comment celle-ci se présente et ce qu’elle permet de faire… En somme, qu’est-ce qui fait, dans une famille et une époque donnée, que l’on dira d’un enfant à l’intelligence élevée qu'il est surdoué au lieu de n'en dire rien ? La vraie question, qui peut paraître abstraite mais qui est en fait très politique, est : pourquoi utiliser ce type d’identification, à quoi elle sert, qu’est-ce qu’elle doit changer, et pour qui ?

Surdoué, précoce, HPI… Que raconte l’évolution de la terminologie ?

W. L. : Au 19ème siècle, on parlait d' « enfant prodige. » En France, l’appellation « surdoué » n'a émergé que dans les années 1970 avant d'être remplacée par « précoce » , terme moins tendancieux car moins naturaliste. Dans les années 2010, l'acronyme « HPI » est adopté avant de s'imposer récemment au sein de l’Éducation nationale (EN). Cette nouvelle terminologie correspond à un mouvement récent de scientifisation qui se traduit par des études et travaux se voulant plus connectés aux savoirs universitaires légitimes comme la neurologie. À vrai dire, l'adoption par l'EN du terme HPI est finalement une sorte de retour aux sources... Car déjà dans les années 1970, le terme « précoce » n’avait été admis que comme une forme de concession par les parents – essentiellement issus des classes supérieures – mobilisés pour ce que j’ai appelé « la cause de l’intelligence » . Dans l’incapacité de se soustraire à l'école commune, ces parents mettaient en avant des formes alternatives de classement – non scolaires mais psychologiques. L’enjeu profond pour eux : justifier des dérogations à cette école de plus en plus massifiée, à partir d’un accent sur des compétences très singulières, des propriétés qui n’auraient rien de scolaire. Visiblement, le terme n’a pas été jugé satisfaisant puisqu’il a été de nouveau remplacé par HPI, terme qui confère une certaine aura scientifique au diagnostic. Pourtant, tout au long de ces changements de terminologie, les instruments de mesure sont restés les mêmes : des tests Wechsler, tests reconnus officiellement à l'international pour mesurer le QI. Rappelons que cette dernière notion a été inventée dans un contexte bien particulier... En 1880, alors que sous la Troisième République l’école est rendue obligatoire pour tous, le psychologue Alfred Binet est payé par le gouvernement français pour mettre au point la première échelle de mesure de l’intelligence. L’objectif d’alors était inverse, mais il s’agissait bien, déjà, de déroger là encore à l’ordre scolaire ordinaire : détecter les « sous-doués » (dans le jargon psychiatrique de l’époque, les « anormaux de l’école » ) pour les exclure légitimement de l’éducation collective.

Comment a évolué le profil des personnes testées ?

W. L. : Initialement centrée sur les jeunes enfants, l’identification de la supériorité intellectuelle en vient aujourd’hui à concerner aussi des âges plus avancés. Cela change un peu le sens du grand QI. Pour les adolescents, par exemple, parce que l’ordre scolaire dans lequel ils sont pris est plus strict,  les évaluations plus nombreuses au collège, etc., l’identification comme HPI prend un sens plus radical. Il s'agit de plus en plus de justifier de l’intelligence d’un élève qui ne réussit pas à l’école. On observe la même dynamique avec les testés adultes, un phénomène récent qui concerne surtout des gens qui ont une certaine méfiance ou défiance à l’égard de l’école, parce qu’elle n’a pas été au centre de leur insertion professionnelle, sociale (y compris lorsqu’ils ont paradoxalement réussi dans la vie). Comme pour les enfants, la référence à la psychologie fonctionne encore, cela dit, comme une revendication d’une manière alternative de classer les compétences personnelles.

Quel est le rôle des psychologues dans le processus du diagnostic ?

W. L. : Les psychologues libéraux chargés de faire passer les tests souffrent d'un problème chronique de patientèle, dû au fait que les personnes les plus frappées de problèmes psychiques – surtout les jeunes et les pauvres – n'ont pas les moyens de se payer des séances de thérapie. Aujourd'hui, les psychologues se retrouvent courtisés par des associations (l'Association Française des Enfants Précoces, l'Association Zebra Alternative...) leur proposant de faire passer des tests, facturés entre 150 et 300 euros. Ils finissent par proposer le service dans le respect des conditions exigées par les associations, à savoir : annoter clairement le chiffre du QI, idéalement supérieur à 130. Autre problème : les tests de QI censés mesurer cette éternelle arlésienne qu'est l'intelligence sont distribués par des éditeurs privés, ne sont pas diffusés ouvertement, ou seulement par extraits... Une opacité qui tend à nourrir les fantasmes autour de leur contenu ! Le truc, c’est que ces tests reviennent en gros à montrer que les enfants sont bons ou pas bons dans des domaines finalement très scolaires, et ce alors que le QI entend justement s’émanciper de l’école. Parmi les questions posées :  lister le plus de mots possible commençant par la lettre D, ou compléter des matrices de Raven… Il s'agit d’exercices de vocabulaire et de géométrie. Souvent conscients de cela, un peu gênés, les psychologues essaient de retomber sur des propositions plus en accord avec leurs valeurs, comme la proposition d’une thérapie. Rejet quasiment invariable des parents : ce qu’ils veulent, ce n’est pas changer l’enfant ou mieux l’accompagner à la maison, mais changer le contexte éducatif hors de la sphère domestique.

Pour vous, le terme d’intelligence porte en lui la contestation de l'école et des institutions culturelles. Pourquoi ?

W. L. : On ne peut pas comprendre le recours à une identification psychologique des compétences sans prendre en compte l’institution scolaire, qui ultra domine la question, depuis les petites classes de maternelle jusqu’aux diplômes du supérieur. Pour qu'un enfant soit jugé prodige au 19ème siècle, il fallait qu'il ne soit jamais allé à l'école, afin que son intelligence apparaisse comme intrinsèque, « propre à lui. » On retrouve cette logique dans la manière de prouver l’intelligence hors norme aujourd'hui, dans le récit des parents par exemple : l’enfant HPI a appris à lire en dehors de l’école, seul dans son coin, dans un cadre domestique… Parler d’intelligence, c’est donc imaginer qu’il existe des formes de puissance, d'accumulation, de performance et d’efficacité culturelles (ex : des capacité à bien gérer les choses, à s'organiser…) qui seraient indépendantes des formes de transmissions principales, c'est-à-dire de l'école. Cette manière d'appréhender les choses essentialise l’intelligence et désinstitutionnalise les compétences culturelles, une approche très populaire, y compris à gauche ! Quand Les Inrocks titrait en 2004 « contre la guerre à l’intelligence » , le média signifiait que les institutions brisent la créativité, c'est-à-dire une forme d’intelligence… Dans le cas des HPI, on n’a pas à faire à une revendication gratuite. La quasi-totalité des enfants testés sont bons à l'école, et tendent passer le test de Wechsler afin de sauter une classe : le phénomène HPI montre que l'intelligence est une notion éminemment politique, qui va servir une forme d'appropriation redondante, car le sceau « surdoué » augmente le pouvoir des parents sur l’école. Il assoit l’usage de moyens non scolaires (un test réalisé par une entité privée) pour obtenir des avantages scolaires (sauter une classe, obtenir un traitement de faveur…). La référence à l’intelligence fonctionne bien en lien avec des luttes scolaires, portées par certaines classes sociales.

Quelles sont les classes sociales en question ?

W. L. : L’école est certes très ajustée, en général, aux classes moyennes et supérieures, mais dans le détail les choses se compliquent. Certains groupes sociaux (chercheurs, journalistes...), dotés en ressources reconnues par l’école – des diplômes, une profession plutôt intellectuelle, dans le public... – vont expérimenter une certaine affinité d’habitus avec les enseignants. De par cette proximité, ils n'auront pas à recourir à la psychologie pour court-circuiter le système, et faire sauter une classe à leur enfant. D'ailleurs, ils s'en ficheront souvent un peu... À l’inverse, « les riches » , pour aller vite, c’est-à-dire les groupes sociaux qui selon Bourdieu jouissent d'une structure du capital plus économique que culturelle (cadres supérieurs du privé, entrepreneurs, ingénieurs, etc.), sont fortement surreprésentés  parmi les parents faisant tester leur enfant. Non seulement car ils n'ont pas les canaux, mais car ils ne comprennent pas toujours aussi bien que les autres fractions dominantes ce qu’est l’école : mes enquêtés étaient toujours très étonnés de voir leurs demandes particulières mal accueillies par le corps enseignant. À ce titre, ils se retrouvent momentanément plongés dans le rôle de dominés relatifs : ils restent un peu sur la touche et s’en inquiètent, parfois au point d'exprimer des velléités de basculer dans des établissements scolaires privés, hors contrat, ou de faire l’école à la maison. En réalité, seulement 15 % des parents concernés vont jusque-là, ce qui souligne le paradoxe de cette classe : elle a beau être vent debout contre l’école, elle y trouve globalement son intérêt. Au bout du compte, l’excellence qu'elle recherche (le bac, Polytechnique, HEC…) est bien estampillée par l’État. Finalement, rester à l'école, c'est trop important pour rester dominant. Le champion d'une école hors contrat ne sera rien d'autre qu' « intelligent » , alors que le champion de l’école commune sera le champion de toute la société.

Faire diagnostiquer son enfant HPI est donc surtout un moyen de singulariser son enfant?

W. L. : Singulariser son enfant est une stratégie sociale très générale, et compréhensible : c’est chercher à obtenir le meilleur pour l’enfant, et pour l’avenir de la famille. Il faut toutefois s'interroger et s'accorder sur les moyens et conditions de cette singularisation. Ce que je trouve dérangeant avec ce diagnostic HPI, c’est son caractère faiblement démocratique, inégalitaire. Il faut pouvoir payer le psy, lire les livres et les sites internets qui permettront de s’approprier le diagnostic, se sentir autorisé à produire le test face aux enseignants. Dans ces conditions, le diagnostic HPI fonctionne forcément au profit des familles les plus favorisées, qui cherchent à avoir encore plus la main sur l’École publique, sur l’éducation d’État. Quitte à lui faire renier sa propre logique : reconnaître une forme d’excellence non reconnue par l’évaluation scolaire… Je ne dis pas, bien sûr, qu’il ne faut jamais remettre en cause l’ordre normal. Mais il faut questionner le fait de le faire dans des conditions qui favorisent de fait les plus forts socialement.

Vous parlez de tensions et de zones d’ombre entre médical et scolaire : de quoi s’agit-il ?

W. L. : C’est un endroit exploité par ceux qui le peuvent. La logique HPI, c’est la logique du certificat médical, certificat qui permet de déroger à un ordre, scolaire, professionnel ou même familial. Ce mécanisme se retrouve aussi avec la dyslexie, la dysgraphie ou le fait d’être TDAH (un diagnostic de classe moyenne, car il s'accompagne souvent d’un traitement médicamenteux qui rebute les classes supérieures). Ce qui est intéressant, c’est que tous ces diagnostics sont assez similaires. De tous les diagnostiqués, on dira que « leur esprit va plus vite que leur main / leurs yeux… » Sous-entendu : cet enfant est imprenable par la vie réelle. Ce qui pose question, c’est cette place de l’identification médicale ou paramédicale, devenue hyper légitime, intouchable. J'aurais aussi pu mener mon enquête sur un autre de ces diagnostics, cela m'aurait conduit à la même question : jusqu’à quel point doit-on accorder des dérogations organisées aux règles communes sur une base médicale, surtout si l’accès au médical est inégal ? Pour la Grande-Bretagne, la sociologue Marianne Woollven expliquait que des tiers-temps supplémentaires aux examens, massivement accordés aux dyslexiques, s’avéraient majoritairement concerner des enfants des classes supérieures… Ici, le médical permet finalement de donner plus à ceux qui ont plus.

Comment endiguer le phénomène ?

W. L. : On pourrait argumenter qu'il faudrait mettre en place un accès généralisé à l’identification intellectuelle, et un contrôle démocratique sur la distribution du savoir, et sur l’évaluation des gens en fonction de ce savoir. Mais ce qui remplit déjà cette fonction, en tout cas sur le principe, c’est… l’École ! Sans nier les problèmes que l’École rencontre, il faut je crois défendre le principe d’une éducation vraiment commune, au travers d'une forme d’organisation collective, où l’on est censé traiter les gens de manière égalitaire, avec des critères transparents... L’École que l'on connaît n’est pas idéale, mais on ne gagne rien, selon moi, à lui opposer une privatisation de l’évaluation et de la prise en charge des enfants. Y compris lorsqu’elle se présente sous la forme on ne peut plus respectable du soin psychologique ou médical.

commentaires

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  1. Ollivier dit :

    Article intéressant mais vraiment en décalage avec la réalité, je suis HPI détecté par un professeur de 5ème, testé gratuitement par le CIO local, issues d’une famille pauvre, et encore plus pauvre culturellement, et mon meilleur amis HPI aussi est également issue du même parcours, quel fantasme de croire que c’est un moyen de s’émanciper de l’école, alors qu’au contraire c’est un moyen de mieux appréhender les cours, sans mon diagnostic je n’aurais sans doute pas pue réussir à avoir mon BAC, également il faudrait apprendre à lire une courbe de Gauss avant d’insinuer qu’il existerait une misogynies dans la distribution de l’intelligence, la courbe des femmes est plus concentrée à la moyenne, celle des hommes est aplatie il y a donc certes plus d’hommes surdoués tout comme il y a plus d’hommes sous doués, bref comme d’habitude cette sous-science qu’on appelle sociologie ferais bien de rester à sa place.

  2. Quaderi dit :

    Ramassis d’idéologie je n’arrive pas lister les erreurs monumentales de cette « chose » qui se veut un article.
    Je commence par quoi? Un sociologue qui s’occupe de psychologie ( en disant bien qu’il déconstruit sans toucher à la réalité) un sociologue qui juge les psychologues libéraux ? Ah oui on es dans le privé et donc corruptible ? Et le pire on parle de diag’oocoe si c’était une maladie. Bref un article debile foutoir routage de gueule. Je suis prof des universités et le monsieur ne tient pas deux secondes devant en colloque.

  3. Anonyme dit :

    Un peu caricatural, on a l'impression que tous les parents d'enfants HPI sont des mythos ...

  4. Anonyme dit :

    Il existe des psychologues scolaires, gratuits, qui font les tests sous demande de l'instituteur.

  5. Anonyme dit :

    En tant qu'enseignant et parent d'une fille hpi, je tiens à préciser qu'à l'école publique les tests sont réalisés par des psychologues scolaires de l'édition nationale ( dont beaucoup de postes restent vacants malheureusement par manque d'attractivité des conditions de travail proposées par l'EN pour ces professionnels) et sont donc gratuits pour les familles. Ils sont également dans la très grande majorité des cas à l'initiative des enseignants qui cherchent des réponses et la façon la plus adaptée d'aider ces enfants faisant preuve fréquemment de troubles de la motricité fine, du graphisme, de l'estime de soi et de la gestion des émotions , menant parfois jusqu'à l'échec scolaire et des maintiens/redoublement. Tester pour mieux comprendre et adapter son enseignement au plus proche des besoins de l'élève, et non, selon moi, un simple faire valoir pour les enfants de familles favorisées...

  6. Yannick Bernadou dit :

    Cet article est très intéressant je lui trouve un fond certain de vérité avec un arrière goût amer pour les enfants en difficultés dès l'enfance et pourtant qui on dû trouver des formes d'intelligence pour accepter la soumission et l'humiliation de l'ordre public de fait éducatif de déviance parfois des instituteurs.Et ainsi de ne pas valoriser l'unicité de chaque individu et pour ceux qui s'ennuient et s'agitent trop dès le jeune âge relèvent immédiatement de comportement gênant et perturbateur alors même qu'ils sont des atouts pour le groupe et la communauté.
    Leurs formes d'intelligence ne correspondent plus au système; qui doit être modifié?

  7. Bérengère dit :

    Je ne suis absolument pas d'accord avec ce point de vue. On considère ici que l'utilité de l'école est d'évaluer hors de mon point de vue c'est permettre d'accéder à des apprentissages et de la connaissance. Si apporter une tolérance à des particularités, s'y adapter permet un mieux être, de ne plus se déprécier ce qui empêche toute possibilité d'apprentissage... Il n'y a que du positif. Combien de générations d'enfants puis d'adultes ont soufferts justement de ce système, combien de phobies scolaires... L'école n'est pas un lieu d'évaluation mais un lieu de vie commun, dans lequel on peut maintenant apprendre à respecter chacun, ou il se trouve et pas uniquement écraser l'autre ou rentrer dans une case.

  8. de Broissia Sabine dit :

    Et si au lieu de partir du general, on partait des cas concrets.
    En ce qui concerne mon petit-fils, c'est l'instituteur qui, au milieu du 1er trimestre, a voulu lui faire sauter le CP, ma fille avait refusé car il venait déjà de déménager, mais la psychologue scolaire a dit que l'enfant avait "explosé" les tests. Un compromis, signé par, instituteur, parents et l'enfant, lui a permis de rester en CP l'après-midi et d'aller en CE1 le matin. Il est rentré à 10 ans en 6ème et se trouve en tête de classe, finissant tous les exercices et devoirs avant les autres. Parents très "decontract" qui ne l'ont jamais poussé. Il a réellement appris à lire tout seul, en posant des questions et dechiffrant tout ce qu'il pouvait. On s'est aperçu avec stupéfaction qu'il dechiffrait à 4ans et demi. A lu 4 tome d'Harry Potter à 6ans et demi. Posait des milliards de question sur tout, quand un sujet l'interessait, faisait de lui-même des recherches, par exemple, les épées, leur histoire (Durandal, Zulfikar), leur fabrication, les techniques des forgerons etc. Par ailleurs, sportif et "physique", (heureusement!), très sociable, mais, en point faible, très, trop sensible, facilement bouleversé ou blessé.
    Ses parents pensent que s'il était un peu moins "hors norme", ce serait plus confortable pour lui.

  9. Anonyme dit :

    N'importe quoi, il y a plus de souffrance autour du HP que de prestige ! Il faut le vivre de près pour le comprendre

  10. Anonyme dit :

    Bonsoir,

    Je trouve cet article assez nauséabond, extrêmement réducteur et politisé.

    Les méchants parents riches et imbus d'eux mêmes qui veulent acheter une étiquette de hpi pour leur progéniture pourrie gâtée afin de se faire mousser et d'avoir du pouvoir sur la si belle école de la république.

    Qu'est ce que c'est que ce cliché?!

    Évidemment qu'il y a des parents dans cet état d'esprit mais on ne peut pas en faire une généralité ! Quid des parents qui s'inquiètent légitimement pour leur enfant qui n'arrive pas à s'adapter, à rentrer dans le moule ?

    Déclamer "La quasi totalité des enfants testés son bons à l'école ", c'est oublier qu'un tiers des enfants hpi sont en échec scolaire.

    Et quels profits absolus et qui vous choquent tant peut-on tirer de ce diagnostic ? Sauter une classe? Ouh la belle affaire. En quoi cela favoriserait-il les familles et même toute une classe sociale ?

    L'école actuellement n'a pas les moyens ou trop rarement d'adapter l'enseignement à chacun de ses élèves. La pédagogie différenciée ne peut être mise systématiquement en place au vu du nombre d'élèves par classe, de la diversité des niveaux, du peu de formation des enseignants, de leur salaire insuffisants, etc. Dire "Laissons tout le monde dans le même bain et tant pis si certains galèrent +++ voire coulent quand d'autres s'ennuient et décrochent, au moins c'est égalitaire" c'est sacrifier une partie des enfants à cette idée absurde d'égalité.

    Le but n'est pas l'égalité mais l'équité.

    Donner à chaque enfant les moyens d'apprendre et de s'épanouir à son rythme, peu importe justement son intelligence ou sa classe sociale.

    Les diagnostics de dyslexie, de dyspraxie ou de tdah permettent en effet d'apporter des aménagements scolaires, même si c'est loin d'être toujours le cas et peut être un combat de longue haleine de la part des parents, de l'équipe (para)médicale et de l'équipe éducative. Lorsque ces aménagements sont adaptés, cela tend à donner à ces enfants les mêmes chances que les autres pour réussir à l'école, dans les études, et on l'espère après dans la vie.

    Je ne comprends pas cette indignation pour les tiers temps accordés aux dyslexiques, sous prétexte que cela concerne majoritairement des enfants des classes supérieures. Doit-on alors refuser les tiers-temps à ces enfants et tant pis s'ils en sont à déchiffrer pour la 3ème fois le texte de l'examen pendant que leurs camarades sont déjà 5 quesions plus bas?

    " Ici, le médical permet finalement de donner plus à ceux qui ont plus." Mauvaise analyse. Ici le médical permet d'équilibrer la situation pour une partie des enfants. Restent à trouver des solutions pour que tous en bénéficient, quelque soit le niveau socio-économique des parents.

    Tout cet article est uniquement focalisé sur les parents, les classes sociales et les jeux de pouvoir vis à vis de l'école. Les grands oubliés sont les enfants et leurs besoins individuels.

    C'est bien dommage quand ils sont les premiers concernés dans l'histoire.

    Audrey O,
    hpi sans en avoir jamais tiré de pouvoir quelconque et orthophoniste dans un quartier défavorisé où on se bat aussi pour des tiers-temps pour les dyslexiques

  11. Brigitte dit :

    Absolument d'accord. Vous pouvez ajouter les soi-disant "hypersensibles" au cortège des particularités désormais testées (pour le plus grand bénéfice des parents CSP+ en quête d'une intéressante singularité pour leur enfant)

  12. AD, chercheur dans le champ du handicap dit :

    L'intérêt pour un enseignant d'être informé des fonctionnements spécifiques de ses élèves, fussent-ils à haut potentiel ou avec des troubles d'apprentissage (les 2 étant cumulables) est de disposer d'éléments pour prévoir ses differenciations et permettre à ses élèves de bien vivre leur scolarité. Il semble risqué de prétendre que le HPI est réservé "aux riches". Dans les faits, c'est faux. Par contre, la meilleure connaissance du système scolaire des classes sociales les poussent plus facilement à faire reconnaître et prendre en compte les besoins particuliers éventuels de leurs enfants. Il est important que les enseignants soient informés des fonctionnements particuliers afin justement d'être égalitaires et faire en sorte que les besoins particuliers des élèves des autres classes sociales soient aussi bien reconnus et pris en compte. Le mythe n'est pas le HPI ni les troubles d'apprentissage mais celui de l'enfant homogène surtout sans aucune particularité. Ne serait-ce alors pas là le reflet d'une idéologie politique qui refuserait qu'un individu se différencie d'une quelconque façon de son groupe sous prétexte qu'il risquerait de menacer l'identité du groupe ou plutôt le contrôle total d'un parti sur le peuple ? Les tests n'ont jamais été construits "pour donner plus de privilèges aux riches", il serait dangereux de le prétendre. Ils ont été construits pour faciliter l'adaptation des pratiques enseignantes à une époque où on accueillait sans différenciation des élèves de 6 à 20 ans. Que les tests ne soient utilisables que par des professionnels formés à s'en servir n'a rien de "secret". Qui accepterait de se faire soigner une carie avec les outils d'un dentiste si la personne qui utilise ces outils n'est pas dentiste et donc pas formée à les utiliser ? Il ne faut pas voir des combats de classes partout. Là, il s'agit de prendre en compte des besoins d'élèves qui sans cela pourraient bien être en grande souffrance en classe. Merci de penser qu'il y a des humains sensibles derrière les élèves.

  13. Vienne Luc dit :

    N'est pas plus intelligent un quidam capable de résoudre une équation que l'autre qui lui a construit sa maison.

    L'intelligence, comme expliqué dans l'article, ne se limite pas à un savoir scolaire.

  14. Weber dit :

    C'est vraiment n'importe quoi! Mes enfants ont été diagnostiqués à l'ecole, à la demande de l'école, gratuitement. Les raison étaient que les instits ne pouvaient différencier l'enseignement et il était plus facile pour eux qu'ils sautent une classe. J'ai d'ailleurs refusé qu'ils en sautent plus d'une! Enfin, les raisons de faire tester bun enfants HPI relèvent généralement de la recherche des causes d'un mal être ou de difficultés d'adaptation à l'école, d'où parfois le choix de faire un temps l'école à la maison... Il est vrai que lorsque je discute, tous les parents pensent que leur enfant est HPI, mais dans les faits, très peu font le tests ( car il n'y a pas que le QI dans ce t'est) et personnellement, je vous plus d'inconvénients que d'avantages pour un enfant d'être HPI..

  15. Fustec Doucen dit :

    La psycologie de l'intelligence du milieu social, n'est pas une raison du collectivisme ni pensé unique, mais d'un niveaux de cultures générale approfondi dans tous les domaines, mécanique, Technique, littéraire, physique, connaissance, curiosité de tout pour solutions adaptées

  16. Anonyme dit :

    J ai beaucoup apprécié cet article, Toutefois vous ne parlez pas du tout des psychologues EN (anciens psychologues scolaires) dont c est pourtant l activité principale à leur grand dam) de faire passer ces tests (je parle en connaissance de cause, j en suis une !).

  17. Anonyme dit :

    On signalera quand même que l’éducation nationale exige un test de QI pour justifier un saut de classe que, dans bien des cas, elle tu propose d’elle même, les parents n’osant plus le demander
    Il y a du vrai dans cet article mais stigmatiser ainsi les parents est injuste. Ces enfants sont également souvent HPE (E pour émotionnel), avec parfois un déficit attentionnel, hypersensibles, et les élever n’est pas une sinécure…. J’en ai 3… et leur ennui a l’école à été patent… donc ils ont dû être occupés ++ par ailleurs

  18. Anonyme dit :

    Et les enfants qui s'emmerdent en classe parce que le niveau proposé est simplement inadapté à leurs capacités ? Il est également bien connu que la part des garçons est plus importante car ils s'adaptent moins bien à l'ennui que les filles et non parce qu'elles seraient moins intelligentes ! Ce texte me donne le sentiment d'une personne blasée qui ne comprends pas grand chose aux enfants à haut potentiel...

  19. Caroline dit :

    Serait-il possible que ce monsieur sociologue ne sache pas du tout de quoi il parle ? La grande majorité des HPI/Précoces/Zèbres sont en échec scolaire. Le 1er paragraphe est un torchon qui donne la nausée à une maman qui lutte pour que l'école s'adapte un tout petit peu au cerveau de son fils qui n'est pas PLUS intelligent que les autres. IL FONCTIONNE DIFFEREMMENT.
    Pour autant, il y a bien un effet de mode sur tout ça, mais je n'ai pas le courage de continuer la lecture tant la position initiale me semble partir d'un mauvais constat. Dommage.

  20. Sylvain dit :

    Il n'a pas tort sur l'aspect sociologique, mais il se trompe complètement sur un point important : le HPI et en particulier le THQI est lié à des mutations spécifiques qui sont présentes dans toutes les classes de notre société. En particulier ces mutations de l'ADN agissent sur la vitesse de fonctionnement des neurones. Ce n'est pas du tout fou de le dire, c'est de la biologie et tout le monde peut le vérifier en compulsant la recherche publiée ces dernières années sur le sujet. Comme j'ai fait moi même étant personnellement concerné 🙂

  21. Anonyme dit :

    La génération 1960 a été testée massivement en 3ème à l’école et cela a changé des vies puisque cela a eu un impact sur l’orientation.
    En quoi cela pose problème que des enfants « sautent » des classes ?

  22. Philippe dit :

    Bravo! Bravissimo! plus que bravo! Enfin des propos censés!!! Merci mille fois
    Signé : une psy en libérale qui en a assez de recevoir des enfants "HPI" et qui refuse les diagnostics TDH, sur-doués, haut potentiel et compagnie qui ne sont que des faux-fuyants pour éviter aux parents d'aborder les difficultés qu'ils ont avec cet enfant-là et les travailler, donc se remettre en question

  23. Edith dit :

    Je suis littéralement choquée en lisant cet article ! Avez-vous des enfants HP ? Je regarde autour de moi, nos amis que votre article qualifie de "riches" ont des enfants haut potentiel, dyspraxiques, TDAH... Je regarde mes amis en galères d'argent et professionnel, ceux qui ne liront pas cet article, leurs enfants sont également haut Potentiel, ils les accompagnent dans l'amour et la bienveillance, aider par des psys de l'école public. C'est elle qui a détecté mon fils à 7ans. ET j'en ai autour de moi autant dans l'une catégorie social comme dans l'autre. Vous connaissez les temps de parcours des diagnostiques (en France ils sont gratuits) mais j'ai mis 1 an à l'hôpital de Garches ? Pour ma part, je sais de quoi je parle, j'ai 3 enfants Haut Potentiel. Dont 1 en TDA. C'est vous qui gérez leur hyper émotivité, leur anxiété, leurs angoisses. Mais heureusement que ces enfants sont diagnostiqués "singularisés" comme vous dites et accompagnés ! Ils sont en souffrance !!! Cet article est si froid, si étriqué. Il vient d'une ère révolue et dépassée par cette vague de nouveaux enfants qui arrivent. Car que vous le vouliez ou non, ces enfants sont déjà plus intelligents que vous et moi, et oui. Ils sont également plus émotifs, sensibles à la cause animale, à la protection de la terre. Ce sont eux l'avenir, notre avenir, et ils changeront probablement le monde alors autant les accompagner le mieux possible, et ne pas essayer de faire croire que cela est du à une lubie de parents "riches" ! Une Maman.

  24. Yann dit :

    Oui pour dénoncer l'instrumentalisation du QI par certains parents, mais il y a beaucoup de contre-vérités et de commentaires erronés dans l'analyse de l'interviewé.
    Pour faire court, l'intérêt principal de la mesure du QI (malgré ses limites) est de mesurer le potentiel intellectuel d'un enfant afin d'adapter au mieux l'enseignement qui lui est dispensé. Certains bons élèves n'ont pas le potentiel pour aller au-delà. Certains élèves avec de moins bons résultats ont un potentiel qui justifie de leur proposer un enseignement plus ambitieux.
    Le test de QI n'est pas qu'un moyen pour les "riches" qui contestent la légitimité de l'école de survaloriser leur enfant.
    Mon enfant a été testé par l'école publique sur proposition de son enseignante sans que ses parents en soient informés. Il nous a été proposé un saut de classe qui s'est avéré bénéfique. Il a par la suite, suite à un nouveau test de QI, contre l'avis de ses enseignants (du privé sous contrat qui voulaient garder un élève de plus), fait une entrée en 6e anticipée. Sa scolarité en collège et lycée avec deux années d'avance s'est ensuite très bien passée. Sans les test de QI, il aurait risqué un désintérêt pour l'école, un comportement nuisible, et une mauvaise scolarité.
    Le terme "précoce" est inadapté. Une puberté précoce ne présage pas de la personne une fois adulte. Un QI élevé se perpétue peu ou prou jusqu'au grand âge. J'ai été testé personnellement à l'âge de 45 ans. Le rapport faisait état d'une "précocité" qui, si on fait le calcul, me donnait un âge développemental de 66 ans :-s
    Le terme HPI dit précisément et simplement la chose. Un potentiel peut, ou non, se réaliser.

  25. Anonyme dit :

    Le chercheur Wilfried Lignier devrait regarder les vidéos de Franck Ramus sur « Infos et intox sur l’intelligence » (série de 8 vidéos).
    Il apprendrait auprès d’un spécialiste en sciences cognitives pourquoi on ne parle pas de diagnostic pour le HPI.
    Au passage, cela lui permettrait de déconstruire certaines idées préconçues (et fausses) qu’il distille dans ses opinions.

    Quant au raisonnement qui consiste à dire qu’il ne faut pas offrir un traitement scolaire différent aux HPI sous prétexte égalitaire, il serait probablement plus judicieux d’offrir à l’éducation nationale la possibilité de s’adapter au mieux aux différences de chaque enfant, quel que soit son milieu et sa spécificité, plutôt que de prôner les bienfaits d’un rouleau compresseur, sous prétexte que « les pauvres ne peuvent pas bénéficier des mêmes avantages ».

  26. Aurore dit :

    Bonjour, sujet très intéressant. En effet, on parle d'enfants HPI tous les jours et cette particularité est très prisée par certains parents pour diverses raisons, mais ces enfants un jour deviennent des adultes. Beaucoup de choses sont en cours pour les enfants au niveau de l'enseignement, mais rien dans le monde de l'entreprise. A quand des DRH, managers formés à travailler avec ces adultes (caricaturés dans des séries TV, mis dans des cases, ou rangés dans un placard...). Un HPI n'est pas un trophée, un singe qu'on exhibe, c'est une personne, une individualité avec sa singularité propre. Alors a une époque où on parle d'intégration, etc. Au final, rien ne change puisqu'on ne parle que de différence. Quand, on est inclusif et bientraitant, on a pas besoin de parler sans fin de la différence de l'autre. Une HPI adulte

  27. Anonyme dit :

    Bravo pour cette analyse (une ex enseignante )

  28. Samuel Sierro dit :

    Cette bonne vieille idée communiste selon laquelle tous les êtres humains naissent égaux (biologiquement parlant), identiques.
    Deux choses :

    1. Vous attaquez une série de personnes inadaptées qui ont dû faire face à leur souffrance de décalage toute leur vie. Bravo, quel courage! Vous pensez qu'on créé un QI de 140 en combien... 20 ans? 50 ans? 70 ans? D'ailleurs, une bonne partie de ces gens souffrent de dépression. C'est pas vraiment ce qui augmente l'intelligence d'un être humain.

    2. Nietzsche a montré comment certaines personnes tentent d'uniformiser la masse et comment cela affaiblit les plus doués, forts, vivants. C'est exactement le même réflexe que celui des chrétiens. Toujours redescendre pour s'identifier aux plus faibles, aller contre l'affirmation de soi.

    Osons nous affirmer tels que nous sommes, notre sentiment de vie n'en sera que plus grand! Et ridiculisons ces prêches malfaisants.

  29. Caput dit :

    Bonjour. Ce monsieur ne connaît pas le domaine de la Douance, ni l'association Mensa. Il confond les termes précosse et surdoué, ce qui n'est pas la même chose. Le surdoué peut naître dans n'importe quel groupe : ouvrier, employé, artisan...ainsi que le précosse mais le surdoué ne sera pas "rattrapé ". Ce monsieur se crois très fort en employant des mots peut usités. Malheureusement il ne connaît pas leurs significations. Bref,il ne connaît pas son sujet.

  30. Lionel B dit :

    Votre analyse serait sensée si et seulement si ce n'était pas l'école qui désormais demande aux parents (et non l'inverse), voir les oblige quasiment, à faire passer un test de QI à leurs enfants ! Il faut donc totalement renverser votre raisonnement et forcément la conclusion pèche un peu..

  31. Anonyme dit :

    Je pense que les conclusions de M Ligier prennent le problème à l'envers. L'école devrait faire le repérage des enfants à particularité afin qu'ils puissent bénéficier des prises en charge et aménagements adéquats, quelque soit le milieu social des parents. C'est la directrice d'école qui a proposé pour mon fils une évaluation psychologique, incluant un test Wechsler,laquelle a été réalisée par une psychologue scolaire. Cela a mis en évidence un HPI, entre autre. Au collège, sa dyspraxie profonde et donc grande lenteur à l'écriture, n'a pas été détectée avant que je me pose la question et l'emmène passer des tests chez une ergothérapeute. Seule solution pour qu'il puisse suivre : l'équiper d'un ordinateur. C'est aussi nécessaire que de porter des lunettes pour un enfant myope ou porter un appareil auditif pour un malentendant. Il faudrait que ces prises en charge soient accessibles à tous et non que les classes moyennes supérieures y renoncent ou se les voient refuser au nom d'un principe d'égalité basé sur le nivellement par le bas. Je précise que je suis pour l'école républicaine pour tous et pour l'égalité des chances.

  32. Joffrey dit :

    Et comment faisons nous quand son enfant apprend à lire tout seul à 2 ans et demi et qu'il lit de manière fluide à 4 ans alors que ses petits camarades peinent encore pour la moitié à aligner deux syllabes à 6 ans et demi au milieu du CP ? L'idée n'est pas de se sentir supérieur, mais d'alimenter ces enfants avides de connaissances afin qu'ils ne décrochent pas à cause d'un mortel ennui. Les tests ont évolué depuis 1880, non, mais sérieusement qui pourrait croire le contraire, ne faites pas semblant de ne pas le savoir. Qu'elle est cette vindicte anti-riches ? Vous vous trompez de combat et vous le montrez de manière mesquine et fallacieuse. Le jour où les gens comme vous auront compris que le cerveau apprend en différentes phases, ouverture/absorption puis fermeture/intégration, on pourra proposer à tous les enfants, à leur rythme une formation en respectant leur capacité d'apprentissage. Lisez Maria Montessori, il était justement question de prouver que ce n'était des histoires de riches, car elle prenait des enfants de la rue à Naples il y a plus de 100 ans et les faisait progresser aussi bien que les nantis que vous semblez détester et que vous incendiez dans votre brûlot de pacotille. Et je ne suis pas pro Montessori, mes enfants ont fait des parcours mixtes et en grande partie dans le public. Alors nous nous sommes 4 détectés HPI à la maison et l'idée est justement de ne pas faire sauter de classe à nos enfants avec tous les soucis de maturité que ça pose ensuite au collège et les dégâts psychiques que ça engendre, mais au contraire de les nourrir à côté pour qu'ils puissent progresser avec et parmi leurs camarades de classe d'âge et de réussir à bien s'intégrer avec eux et à la société. Votre article est juste une mixture infondée d’aigreur et de vomi. En fait vous êtes juste jalouse de ne pas avoir ce type d'intelligence, parce que vous même vous pensez à tord au fond de vous que ce serait être supérieur, alors qu'il n'est même pas question de ça.

  33. vvdb.fr dit :

    Ce qui n'est pas 'normal' c'est que ces enfants qui sont singuliers ne sont pas pris en charge globalement par l'EN.
    Tester tout le monde QI, dyslexie,...
    Et vous aurez une vue globale, une bonne égalité des chances car un parcours différentié adapté à chacun.
    Donner à chacun les moyens d'être a son potentiel, c'est ça la vraie égalité.

  34. Anonyme dit :

    Encore un complexé !
    On n’a pas du lui dire qu’il était HPI petit, il en garde une rancoeur certaine.
    Let’s go to the psy le pseudo sociologue

  35. Gen dit :

    Je suis assez hallucinée à la lecture de cet article. Vous ne savez visiblement pas ce que c'est que d'élever un enfant haut potentiel ! Hyper sensibilité, échec scolaire, phobie scolaire, désocialisation,...Quand on consulte un psychologue avec son enfant très jeune car celui-ci a un comportement différent, ce n'est que pour apporter des mots sur des maux ! Et le diagnostic tombe ! et c'est le début des problèmes croyez-moi ! je donnerai cher pour retrouver une vie normale car les relations sociales avec un HPI sont loin de l'être ! Ma fille est trop tout et donc ne rentre dans aucun système ! Surtout pas le système scolaire classique, elle y est scolarisé et en échec face à l'ennui ! que ce soit le public ou le privé c'est pareil, personne n'est formé à l'accueil de ces enfants, alors qu'est-ce qu'on fait !
    Donc ne pensez pas qu'avoir un enfant HPI flatte leurs parents cadre ou chef d'entreprise, vous êtes à côté de la plaque ! Quand on fait texté son enfant c'est parce que celui-ci fait fasse à une difficulté, une forme d'anomalie et que l'on vient chercher à comprendre ce qu'il se passe ! Un enfant de 3 ans qui parle sans aucune fautes, vous pose des questions improbables sur l'électricité, la préhistoire, les planètes et qui sait parfaitement lire à 4 ans ! on fait quoi avec ? On le laisse des années regarder les copains lire B-E Be, C-O Co,... ma fille ne supportait plus d'aider les autres en classe !
    Donc non, allez voir une psy pour aider son enfant et aider les parents pour leur quotidien facee à tout ce qui se présente et qui n'est pas comme chez tout le monde, c'est essentiel et ce n'est pas un caprice de riche !

  36. Anonyme dit :

    Bonjour,

    J'ai commencé à lire votre article car le titre m'interpelait.
    J'ai été déclarée précoce (à l'époque) avant de savoir écrire, dans une famille pauvre et mono-parentale.

    Je comprends vos arguments sur le fait qu'il y a probablement des personnes riches qui en profitent pour faire passer le test à leurs enfants. Mais je trouve que votre manière de le dire est très méprisante et pas partiale du tout.
    Vous effacez totalement les autres causes de ce dépistage en ne parlant que de l'envie de contrôler / dominer le monde en passant par l'école.

    J'ai effectivement sauté une classe suite à ce test. Mais en contrepartie, sans ce test, l'école voulait me faire redoubler.
    Le fait que je comprenne et m'ennuie plus rapidement en classe était interprété comme de la bêtise. L'école n'a pas voulu croire que je comprenais les apprentissages avant de recevoir le résultat de ce test ainsi que du test de fin d'année de la classe supérieure.

    Donc, au delà d'un ticket gagnant pour sauter une classe, c'est parfois le seul moyen d'être reconnu.

    Chacun évolue à un rythme différent et malheureusement, le système scolaire n'accepte qu'une étape commune à chaque âge. Dans ce contexte, sauter une classe est le seul moyen de continuer à apprendre sans tout lâcher par ennui.

  37. Anonyme dit :

    Je ne suis pas complétement d'accord.
    Il y a,certes, des parents qui abusent de la situation dans leur propre intérêt, c'est un fait.
    Cependant, mes garçons pleuraient tous les dimanches soirs parce qu'ils ne voulaient pas retourner à l'école (comme beaucoup d'enfants me direz-vous...) parce qu'ils s'y ennuyaient !
    Les rdv avec l'école ont été un fiasco parce qu'ils nous prenaient pour ce genre de parents !
    On a fait tester nos enfants (nous avons aussi une fille qui n'a jamais rien demandé...) : résultats, HPI.
    Ça a été effectivement le sésame pour être écouté, pris au sérieux.
    Nous avons pris des décisions individualisées en fonction des souhaits de nos enfants.
    Ce qui veut dire que notre fille a préféré rester avec ses copines plutôt que de sauter une classe contrairement à ses frères.

    C'est important de savoir qu'on est HPI parce que ça aide à comprendre les autres, à se comprendre soi et à accepter très tôt cette différence. Du coup, nos enfants vont bien parce qu'ils sont capables de connaître et gérer leurs différences. Ça n'est pas générateur de stress et de frustrations.

  38. karine dit :

    Ramassis de coneries mon fils aîné est déclaré hpi tout est compliqué pour lui et IL est compliqué mon cadet rentre en segpa l'année prochaine et est extrêmement bien pris en charge. Nous sommes employés et ouvriers et n'avons pas de diplômes comme quoi ça sert à rien de bosser au cnrs pour raconter autant de bêtises !

  39. Antoine dit :

    C'est bien de jeter à la poubelle parce que monsieur se sent l'âme d'un scientifique. Toutes les souffrances en rapport avec les Hpi. Si ils vous semble évident qu'il s'agit pour certains parents de se mousser ou de mettre leur enfant sur un piédestal. Il serait aussi bon de comprendre le mal être dont vive une part non négligeable d'entre ces gens, dont en effet le raisonnement est différent et sur bcp de points.

  40. Anonyme dit :

    Tout à fait d'accord. Autre effet de ce diagnostic : il fixe l enfant dans une case qui flatte le narcissisme des parents et empêche de comprendre plus largement la souffrance de tel ou tel enfant.
    Pédopsychiatre, psychanalyste

  41. Martin dit :

    Que du bidon ... Quand on bosse au CNRS, ça donne déjà une mauvaise image de la personne.
    C'est vraiment triste ... Toujours tout déconstruire, toujours enterrer les VRAIS minorités. Ce monde est perdu.

  42. marie de bourgogne dit :

    Bonjour,

    J'ai en Belgique une petite-fille de 15 ans, qui a été diagnostiquée HPI et TSA. Elle vit dans un petit village reculé des Ardennes belges, milieu d'agriculteurs. Mes deux filles sont éducatrices spécialisées et ont vite compris qu'elle était un peu différente des autres. A l'âge de 7 ans ma fille l'a fait testée. Il ne faut donc pas être issu d'un milieu privilégié pour faire tester son enfant. Le processus a été long, elle se rebiffait souvent, n'avait pas envie d'être d'être montrée du doigt. Elle a passé ses primaires dans l'école du village avec une classe unique et ça lui a été bénéfique. En secondaire ça c'est corsé. Manque de confiance en elle, elle était incapable de se fondre dans l'enseignement classique. Puis notre fille lui a trouvé une école, publique donc gratuite, où ses enfants atypiques étaient pris en charge. Et là elle s'est épanouie d'une manière spectaculaire. Mais je crains que ce type d'école soit impossible en France, ou alors en payant des sommes astronomiques. Sans un enseignement adapté ses enfants sont perdus.

  43. John john dit :

    HPI et QI ne sont pas complètement liés entre l'un à l'autre. C'est une erreur de les confondre et cet
    article renseigne mal ce qu'est HPI et ses origines sociales. Ce scientifique devrait investiguer davantage dans les écoles comment les enfants se comportent et leur origine sociale. On voit particulièrement des HPI dans les couches sociales où les parents se posent la question et vont investiguer. Mais il y en autant dans les couches défavorisées. C'est un manque de psy dans les écoles et leur manque de connaissances qui est plutôt à investiguer car finalement c'est une loi normale que suivent nos enfants, autant de très haut potentiel que d'élèves en retard. Et pour être bref c'est plus souvent un problème de comportement de son enfant qui le pousse a être diagnostiqué. Tantôt trop émotionnel ou renfermé... mais pour autant pas toujours bon en classe. et les diagnostiquer sert davantage à comprendre comment les canaliser, les intéresser et vivre en harmonie avec eux...

  44. Un éducateur dit :

    Bonjour,

    Je travaille en pédopsychiatrie et je peux vous dire que le soin est aussi impacté par ces diagnostiques de psychologues libéraux qui étiquettent tous les enfants soit HPI , hypersensible, soit TDAH (la grosse majorité). Les parents appellent ensuite notre service en brandissant le papier du psychologue et en disant « il lui faut des soins, c’est pour ça qu’il ne s’intègre pas à l’école » ce qui dédouane finalement tous les parents de l’éducation donnée à l’enfant ou l’attention que les parents portent à ses réelles difficultés (a s’intégrer, à faire semblant etc). Au final, ces enfants ont souvent plus des problèmes avec le lien aux autres ou avec la frustration et évoluent certes dans un milieu social de classe supérieure mais n’ont pas forcément l’attention et l’écoute qu’ils devraient avoir pour se construire. Le test exclut toute remise en question et travail de la famille.

    Bref article très intéressant ! 🙂

  45. christine de froment dit :

    Bonjour, je suis consciente que le QI est biaisé par le milieu culturel car pour l'avoir passer il faut effectivement connaitre certaines choses pour bien le réalisé. Par contre pour me reconnaitre comme HPI (bien avant voir fait le test) et surtout pour avoir un enfant dont le quotient n'est pas seulement différent des autres en fait c'est plutot l'allure où il intègre avec un cerveau qui fonctionne différemment de ceux des autres... je suis issue d'un milieu trés modeste cultivé certes mais modeste est je vie avce moins de 1000 euros car j'ai une situation de santé qui a fragilisé ma vie, je suis maman seule et je connait pleins de personnes dans ma situation qui ont des enfants HPI ou HPE ou les deux qui n'ont effectivement jamais fait le test... Sachez que vous brosser que les aspects envieux des HPI : nous sommes souvent les victimes d'harcellement scolaire ca a été le cas pour moi et mon fils, nous ne faisons souvent pas comprendre car sur des choses nous sommes différents, de nombreux garcons HPI peuvent être en échec scolaire car il s'ennuie et ne se retrouve pas dans ce système où il faut obéir à des choses pas coherente, pas justes... nous sommes souvent des hyper sensibles avec des émotions qui gènent nous ou les autres... Certains ont vécu des traumatismes tel qu'il adopte avec toutes leurs intelligences des comportements trés pervers d'autres révèlent leur faculté dans des intelligences trés manuelles qui comme vous le savez sont plutôt dévalue. Je ne sais pas de quel milieu vous faites partie mais moi aujourd'hui j'habite en banlieue et je peux vous dire que même s'ils sont pas toujours reconnu les enfants HPI sont nombreux et heureusement que la médecin scolaire qui vient dans nos écoles connait notre facon de fonctionner, celle qui ont contraire de vos dires peut nous isoler mais le parcours d'un HPI peut être trés chaotique et traumatique et moi de là où je suis c'est ce que je rencontre et c'est ce que j'ai connu qui a effectivement rien à voir avce ce qui est présenté à la télé par les séries qui malheureusement depuis la nuit des images fossés et stigmatisante des choses. J'ai pris du temps et j'ai mis du coeur dans mon écrit j'espère qu'en retour j'aurais au moins une écoute, merci d'avance

  46. Anonyme dit :

    J’ai rarement lu autant de bêtises sur l’ADN.
    Le Haut Potentiel y serait presque décrit comme “une croyance”.

    Et la souffrance engendrée y est totalement occultée. Nickel.

  47. christine de froment dit :

    Suite de mon commentaire précédent, je vous rejoint sur votre conclusion, la situation des enfants HPI devrait permettre des réformes scolaires qui permettrait aux écoles d'accueillir, d'accompagner chaque enfants avec ses différences, de leur permettre de s'enrichir ensemble, de leur permettre de coopérer, de parler de leur émotions, de pouvoir les exprimer, d'avoir des comportements d'empathie, ouverte sur le monde, favorisant chacune des capacités, qui arrête de chercher à niveller ou à hierarchiser juste qui accepte l'enfant tel qu'il est avec tous ces + et tous ces moins qui peuvent autant être lien et l'autre... arrêtons de produire des écoles qui mettent des enfants de côté, qui les broie parfois à jamais, parce que la concurrence et l'institution génèrent énormément de violences à l'intérieur !

  48. Anonyme dit :

    En 1980 le QI était totalement egalitaire (masculin) car était passé par tous à l'armée, machine d'egalisation forcée par nature oû des idiots obéissants commandent des génies. Moins de 10% dépassait 130... un premier test s'arrêtait à 110...on mesurait ensuite les candidats officier jusqu'à 130...

  49. Marie dit :

    L’article est intéressant, mais je suis surprise par cette analyse, qui semble dire que ce sont les parents aisés qui « imaginent » leur enfant HPI et font tout pour le sortir de l’école publique, système jugé insuffisant. Par expérience, mes enfants et d’autres HPI que je connais ont été repérés par leur enseignant.e, habitué.e à travailler avec les enfants de tous niveaux. Et les indices étaient flagrants : vivacité d’esprit, sens de l’humour, relation particulière aux autres, capacité d’apprentissage importante, curiosité intellectuelle, sens de la justice, bref, de nombreux signaux qui rendent ces enfants réellement différents. Dès lors, de la même façon que l’on cherche aujourd’hui à tenir compte de tous les handicaps, à rendre la société inclusive, est-il anormal de vouloir également que la différence des HPI soit reconnue ? Quant à l’injustice face à l’argent, ce fait est certain et s’applique à tous les domaines : la culture, la santé, les loisirs, même la justice, et donc évidemment l’éducation. Je ne vois pas trop ce que les « pauvres HPI » viennent faire dans cette galère et en quoi c’est une lubie de riches… il faudrait au contraire être plus attentifs à ces enfants dans le système éducatif public, quel que soit leur milieu, et « alimenter » leur intellect différemment.

  50. Ingrid 56 ans dit :

    Votre reportage n est basé que sur l élitisme financier cherchant à pousser en avant des enfants de certaines classes sociales....a aucun moment dans votre article vous n abordez la souffrance de ces enfants et donc de leurs parents...face à ce système d éducation que vous dites global...fait pour tous !!! Et dans lequel ils se sentent perdus...malmenés...incompris. vous n avez pas compris que surdoués...hp...etc...ne veut pas dire meilleure intelligence...meilleur élève...mais simplement intelligence différente....on vient en aide aux enfants en difficulté parce que faible QI. Pourquoi ne veut on pas reconnaître les besoins d aide des parents d enfants à QI élevé qui sont eux aussi en difficulté ?

  51. Anonyme dit :

    Bonjour,
    Mon grand problème avec cet article, et dans le propos de M. Lignier est que parler d'un "diagnostic" pour les HPI n'est pas seulement un abus de langage, puisque cela conditionne tout ce qu'il dénonce.
    On ne parle pas d'un "diagnostic" pour un test de QI mais d'un résultat, un score, avec un compte-rendu.
    Cela n'a aucun rapport avec un diagnostic médical, dont l'objet est la distinction d'une maladie, que sont le TDA, et les dys... Être HPI n'est pas une maladie, même si dans bien des cas des comorbidités entrent en jeu.
    Le propos est dès lors fort contradictoire, puisqu'en affirmant à plusieurs reprises la notion d'un "diagnostic HPI", jusqu'à l'établir comme une réalité, il devient plus difficile d'en dénoncer les dérives...

    Par ailleurs, il est certain que L'Education Nationale souffre d'un manque absolu de formation sur les neuro-atypicités, et ce pour les enseignants comme pour les psychologues scolaires, et c'est en professeur des écoles que je le déplore. Pas seulement pour reconnaître mieux les aptitudes différentes, qualifiées ou non de supérieures, de certains élèves, qui ne suffisent pas d'ailleurs à la décision d'un saut de classe, puisque le bien-être de l'élève est la priorité, mais surtout pour apprendre à mieux prendre en compte les besoins de chaque élève.
    Mais manœuvres politiques, difficultés et souffrances à accepter la différence de son enfant, son incapacité à répondre aux attentes trop figées d'une école qui ne sait pas s'adapter, peut-on vraiment stigmatiser des parents parce qu'ils ont les moyens financiers de s'inquiéter pour leurs enfants ?
    Concernant les enfants dont les parents n'ont ni les moyens ni les ressources, ni la culture sociétale pour les tests, si les enseignants étaient mieux formés, ils pourraient mieux les prendre en charge.
    L'idée est que chaque élève trouve sa place, et que l'on réponde à ses besoins.

  52. Anonyme dit :

    Je me suis arrêté au premier chapitre, un ramassis de foutaises.
    C'est fou, tout le monde reconnaît, les capacités d'un footballeur, d'un artiste, d'un ouvrier, mais jamais celles des personnes HPI.
    On nous recolle le coup du milieu social, qui ferait augmenter le QI, à croire qu'il existe une forme de jalousie, concernant « l'intelligence ».
    La plupart des HPI, se reconnaissent entre eux, à la première phrase.
    Les discussions avec des gens de tous les milieux, m'ont appris, que c'est inné et non construit.
    Il devrait tenter de bosser là-dessus ce sociologue.
    Quant à tous ses parents, qui rêvent d'enfants au dessus de la moyenne, si il ne le sont pas eux même, ils n'auront pas de mômes avec un QI de tueur.
    Pour finir, être HPI, ce n'est pas ce qu'ils imaginent, c'est une souffrance, souffrance dûe aux réflexions incessantes qui épuisent, mais surtout une inadaptation au monde dans lequel nous vivons.
    Laissez donc vos enfants libre d'avoir une jeunesse.

  53. Servane A dit :

    L'analyse du diagnostic dérogatoire au même titre que le certificat médical est intéressante, mais c'est très raccourci comme vision, en mode "les parents riches contre l'école communale": étant cadre dans le privée (catégorie particulièrement mal vue dans l'article), je signale que c'est à la demande des enseignants du public que j'ai fait tester mon enfant, parce qu'ils avaient besoin de ce document pour lui faire sauter une classe, à leur initiative. Le saut de classe permet d'éviter l'ennui et le désintérêt de certains élèves, mais il ne change pas la maturité des enfants: si l'école publique était capable de proposer un enseignement plus personnalisé à diffférents rythmes, dans des classes moins surchargées , on n'en aurait sans doute pas besoin.

  54. Anonyme dit :

    BRAVO Vous dites tout haut ce que je pense depuis le début de cette escroquerie.
    Les tests de QI sont une aberration culturelle, déjà commencer par déconstruire le mythe du QI !

  55. Anonyme dit :

    C’est un peu caricatural je trouve
    Perso j’ai fait tester mon enfant sur sollicitation des enseignants… je n’avais pas besoin de test pour m’apercevoir qu’il était très en avance sur son âge… et n’avais pas particulièrement envie de lui faire sauter une classe (j’ai tjs ce sentiment que cela leur “vole” une part d’enfance..,)
    Les psy de l’éducation nationale peuvent être formés pour faire passer les tests, ce qui enlève la barrière du coût…

  56. Anonyme dit :

    Bonjour,
    Il faut faire très attention au travail de Wilfried Lignier. L'étiquette "enquête sociologique", n'est malheureusement pas un gage de sérieux unique. En effet, il a mené cette étude sur une cohorte de sujets uniquement pris dans les quartiers favorisés, où les gens ont les moyens de faire passer des tests à leurs enfants. Il l'avait d'ailleurs reconnu sur France Inter lors d'une interview à la sortie de son livre.
    C'est donc scientifiquement honteux puisqu'il fait une enquête à charge en cherchant à démontrer une thèse qu'il a pré-établie. Ce sont malheureusement des méthodes que l'on retrouve trop souvent chez certains chercheurs. J'ai pour ma part travaillé avec le laboratoire Georges Friedmann du CNRS, et j'avais écrit à Wilfied Lignier à l'époque pour lui parler de la faille immense de son étude, mais il ne m'a jamais répondu.
    Il faut bien voir que Wilfried Lignier est très impliqué politiquement et qu'il semble avoir choisi la critique du hpi comme outil de propagande dans un combat idéologique.
    Mais il dénature complètement l'essence de ce que représente "l'intelligence" avec toute la complexité de ce terme, et notamment les versants émotionnel et sensibilité.
    Comme j'avais écrit à ce monsieur à l'époque, l'intelligence frappe quelque soit le milieu social. Et c'est justement dans les milieux populaires que c’est le plus difficile pour les enfants. Car ils ne bénéficient pas de l'accompagnement que peuvent avoir des classes aisées, les tests et les suivis sont en effet très chers.
    Je comprends que vous n'ayez pas toutes les cartes en main pour savoir ce qui se cache derrière le travail de ce monsieur, mais il est vraiment dangereux de lui donner de la visibilité. Plutôt qu'aider les classes populaires qu'il prétend défendre, il enfonce un peu plus des enfants et adultes qui rencontrent beaucoup de difficultés humaines. Pire il les instrumentalise. Pour eux c'est une double - ou triple - peine.
    Cyril Bouysse.

  57. Anonyme dit :

    Cela va remettre un peu sur terre une quantité de personnes non négligeable.

  58. Anonyme dit :

    Au moin nous on a qqs choses à mangé

  59. Anonyme dit :

    Extrêmement partial ! Et tellement à la marge !

    Les différences de connexions cognitives se voient à l'IRM...

    #neurosciences

  60. Anonyme dit :

    Comment peut on écrire un article aussi ridicule. Je ne vois pas quel test dans le wisc v demande aux enfants de donner le plus de mots commençant par une lettre de l'alphabet ! D'autre part, aujourd'hui les orthophonistes traitent surtout les enfants dont les parents sont en difficultés financière, comme les nouveaux arrivants sur le sol français pour leur apprendre la langue. Où encore apprendre l'orthographe aux élèves parce que les parents ne font pas faire les devoirs. Les tests HPI sont simplement une demande, afin la plupart du temps de comprendre un malaise chez l'enfant. Ceux qui ont des avantages aujourd'hui, dans notre école, sont tous ceux qui sont incapables. Avec des tiers temps accordés à tour de bras. L'injustice est plutôt dans ce sens. Car un diplôme accordé au rabais, pour un objectif égalitaire créé une inégalité au détriment des bons élèves. Une entreprise qui embauche un collaborateur, n'aura je pense pas envie que celui-ci mette plus de temps pour effectuer son travail, elle ne va pas lui accorder un tiers temps . Le souci, c'est qu'elle ne le saura pas et ses individus moins performants prennent la place des meilleurs. Et cela au nom de l'égalité. Quelle stupidité.

  61. Anonyme dit :

    Oh là là merci pour cet article. Ancienne enseignante , c'est ce que je pensais depuis longtemps....mais en bien exprimé et documenté !

  62. Anonyme dit :

    Les "vrais" HPI ne sont pas du tout facilités sur le plan scolaire !
    Ils ont beaucoup en commun avec les enfants diagnostiqués TSA (trouble du spectre autistique) et sont très souvent en échec scolaire à partir de la 3ème.

    Il en est de même pour les adultes qui s'enferment dans un perfectionnisme decompensé ..

    Donc, il ne faut pas mélanger un phénomène de mode et une vraie souffrance, svp!

    Justement, les parents de ces enfants n'ont pas les moyens de payer les tests ni les prises en charge adéquates!

    Dr Rousseva

  63. Anonyme dit :

    Enseignante en collège, très choquée par les conclusions. Évidemment que l'école doit s'efforcer de venir en aide aux souffrances de ces enfants, surtout s'il ne s'agit que de leur faire sauter une classe !!!!
    Évidemment que les élèves ne sont pas tous semblables, n'ont pas tous le même rythme... L'idéologie égalitariste nie la réalité, quelle inhumanité !

  64. Berty dit :

    Intéressant

  65. Anonyme dit :

    Même pas en capacité de laisser les contradictions en commentaire.
    Escroquerie intellectuelle votre site.

  66. Anonyme dit :

    Article qui tient plus de la désinformation anti scientifique que de l'information. Adieu, les DNA.

  67. Anonyme dit :

    Article intéressant mais à mon sens extrêmement biaisé, la réalité des hpi ne correspond pas aux hpi testé, il n'y a aucun développement sur la question médical d'un diagnostic hpi, beaucoup de parents se rendent compte de leur propre conditions d'hpi quand sous le conseil d'une psychologue ils font testé leur enfants

    En outre cet article présente vraiment le fait d'être hpi et soit un sceau/passe droit soit comme un fantasme et un outil de pouvoir ou l'enfant n'est que le le véhicule et n'aborde absolument pas la question de comment l'enfant peut se sentir à l'école.

    Beaucoup de hpi sont en décrochage scolaire par ce qu'il ne sont pas diagnostiqué et sont persuadés qu'ils sont bêtes et inadapté, beaucoup n'ont pas nécessairement de parents ou un entourage qui va identifier ce type de neuroatypie, par ce que oui, la neuroatypie est un spectre et sur celui ci,il y a l'autisme, le hpi, le hpe, les tdah, et tant d'autres spécifitées. Autant de spécificités que l'école aimerait ne pas prendre en compte,mais quand un enfant à des besoins particuliers,il est assez compréhensible qu'il soit potentiellement en échec ou malheureux,chose que cet article encore une fois ne prend absolument pas en compte.

    L'idée de regarder qui se fait tester et pourquoi,est intéressant,mais je remarque que l'on reste assez dans les lieu commun de l'imaginaire collectif de ce qu'est un hpi (qui en soit n'est en rien quelque chose d'uniforme, puisque c'est un spectre, et non pas une sorte de pass premium comme cet article tend à dire) dans les idées qu'il serait nécessairement plus intelligent que la moyenne, qu'il serait évidemment bon à l'école et que ses parents seraient des bon bourgeois et que la finalité ultime c'est le pouvoir sur l'institution et le fait de sauter une classe.

    Beaucoup de hpi ne sont pas diagnostiqué et le dernier paragraphe est bien hein,il est vraiment très intéressant,mais je trouve honnêtement que l'école ne tient en rien ses promesses et que le fait d'être hpi dans un contexte scolaire à très vite fait d'être un énorme handicap plutôt qu'une force.
    En effet c'est triste que seuls les classes sup soit à même de pressentir le besoin d'un diagnostic, après ça ne veut pas dire que les hpi dans leur ensemble (non diagnostiqué compris donc,) tout comme tout les autres neuroatypique devrait se conformer sans tenir compte de leur fonctionnement specifique(ça ne serait pas vraiment égalitaire n'est-ce pas ?)
    En outre concernant les tests il y a des psychologues qui font passer les tests et les décortique en détail avec leur patients, pourquoi les hpi se font tester, c'est je pense une question qu'il serait bon de poser aux gens en question, notamment parmi les adultes.

    et en effet leur accès reste onéreux, donc pose de grosse question éthique quand à l'accès aux diagnostics mais je pense comme ça à très bien été dit, que ça serait utile d'organiser des diagnostics en amont.

    Et pour les tests, c'est triste à dire mais c'est la seule chose qui fait autorité aux yeux du monde en terme de légitimité, ça permet également au hpi de se sentir légitime dans sa différence, de la comprendre et d'être, in fine, plus en accord avec lui même.

    Il est dans l'air du temps depuis quelques années de se moquer des hpi en utilisant notamment tout les exemples de parents utilisant leur enfant comme un signe savant,ou pour se moquer des parents qui ont un enfant juste "relou" ou "débile" et dont la justification est qu'il est peut être trop en avance.

    À l'heure où les stéréotypes sur les hpi ont la vie dur notamment avec la nouvelle série éponyme "Hpi" qui dépeint un portrait extrêmement cliché de ce qu'est la condition de haut potentiel, c'est dommage que cet article ne soit pas plus nuancée quand aux conclusions qu'il tire et à l'essentialisation qu'il fait des hpi à partir de la strate visible et réduite des hpi de classe privilégiés

  68. Anonyme dit :

    Comment mettre tout le monde dans le même panier… c’est totalement renier le mal-être de nombreux enfants y compris en dehors de la classe et des parents (pas tous de classe supérieure) qui emmènent leur enfant voir une psychologue pour comprendre ce mal-être et tenter de mieux l’accompagner, sans même imaginer ni même parfois connaître avant que le psychologue leur propose le terme de HPI et qui ne demandent à l’école non que leur enfant saute une classe mais qu’on arrête de le stigmatiser parce qu’il est différent. Et parfois même avec l’appui ou à l’initiative de la psychologue scolaire de… l’EN !
    Pitié nuancer vos propos !

  69. Anonyme dit :

    Maman d'un jeune adulte hpi testé effectivement en ce1 pour être rejeté de sa classe zt être mal à l'aise à l'école depuis son entrée en petite section ou on m'avait demandé de le tester ce que j'ai refusé pour être professeur d'université et ne pas fantasmé que un génie suppose je voudrais témoigner du fait qu'être un vrai hpi est loin d'être un cadeau du ciel et pour l'enfant que l'on doit sociabilité et pour les parents qui doivent s'en occuper autant qu un enfant handicapé
    Vous avez raison que les parents qui fantasmé le potentiel de leur enfant qui en fait ne sont pas hpi mais pour les vrais il faut lutter contre leurs syndromes autistiques leurs tics leurs manies leur curiosité débordante leur difficulté sociale les aider à accepter leur différence pour laquelle ils sont rejetés
    Non le génie n'est pas un cadeau et leur intelligence arborescente non plus qu'il faut canaliser et l'éducation nationale absolument incompétente sur la question au point que j'ai du placr mon fils dans un établissement privé ou ils ont su s'occuper de lui ayant refusé les écoles pour hpi
    Votre article n'aborde pas tous les points concernant les hpi mais est orienté sur les parents qui fantasment des enfants hpi et il faudra faire un dyptique évoquant les vrais hpi et comment les repérer il y a des signes flagrant dont l immaturite affective et surtout comment les aider et aider les parents désarmés je ne respire que depuis qu'il est entre à centrale et encore toutes les questions administratives sont un calvaire pour lui quand il suit un double master sans souci à côté....
    Voilà quelques pistes de réflexion équitables sur les hpi
    A votre disposition

  70. Marcel Halois, Brive dit :

    L'école pour tous les enfants avait déjà été proposée sous la Révolution Française, mais comme les moyens ne suivaient pas, il me semble qu'on avait imaginé l'enseignement mutuel, c'est à dire proposer que ceux qui réussissaient plus vite et mieux donnaient un coup de main à ceux qui peinaient: contrairement à la sélection des surdoués, ça aurait permis d'instaurer une entraide intéressante. Pourquoi l'expérience a-t-elle été abandonnée ? J'avais un professeur qui séparait la classe en deux camps, et un élève de chaque camp était apparié à un de l'autre camp: ce qui comptait, ce n'était pas le résultat individuel, mais comment participer à faire gagner son camp. Autre façon de faire primer le collectif sur l'individuel, fléau croissant de notre société. Mais peut-être est-ce utopique ?

  71. Christophe dit :

    bonjour
    ou sont les commentaires ?

  72. Anonyme dit :

    Je ne suis absolument pas d'accord avec son discours disant que les hpi ne sont pas plus intelligents, j'ai 29 ans et hpi diagnostiquée depuis le ce2. J'ai toujours eu des "facilités", je comprenais plus vite que mes amis, c'était parfaitement clair et visible. Il n'y a pas à discuter sur ce point.

  73. Dim dit :

    Les études montrent en effet que le quotient intellectuel (QI) est corrélé avec la classe sociale et le niveau de diplôme de parents.

    vous partez d'un postulat bien erroné, qui biaise tte votre argumentation sur le sujet, à commencer si je peux dire ça, par la conclusion.

    j'ai été testé à 39 ans, j'ai été par ma grand mère qui faisait des ménages, et j'ai 2 amis autour de moi dans la même situation. Donc non ce n'est pas corrélé à la classe sociale.
    Et sans le savoir ) l'époque, j'ai eu bcp de difficulté à l'école, notamment sociales.
    Par contre j'étais premier pour résoudre une énigme ( participation a des ateliers en groupes ) donc l'école normalisée pour des personnes qui ont des capacités créatives, qui vont plus vite, c'est un gachis sans nom.

  74. Anonyme dit :

    J'en ai vu des sois disant HPI... pas foutu capable d écrire correctement, inadaptable à tout, qui posent des questions à la con dont tout le monde connait les réponses et à longueur de journée (et le professeur qui applaudi, il s'intéresse vous comprenez... c'est bien... mais juste avec 2 ans de retard..). Le genre de gamins à qui il faut expliquer qu'on ne peut pas ajouter des carottes et des tomates sauf pour faire une soupe! J'en ai un dans ma famille... con comme un balai sur son piédestal... Moi j'appelle cela des idiots! Céline Dion le chante si bien...

  75. Anonyme dit :

    Enfant de classe pauvre j'ai été diagnostiqué dys à 13ans dans un centre. C'est à dire des années trop tard, avec une idée fausse d'être "nulle". Oui il y a plus de cas dys dans les classes riches car ils font plus de suivis que les classes inférieures! Il y a pas moins de dys pauvres ou de classes moyennes mais juste moins de tests.
    Ma fille a été testé HPI à 12ans donc loin du cliché de cet article et le but n'a pas été de faire sauter une classe mais simplement de permettre qu'elle puisse avoir l'accompagnement que je n'ai pas eu. À la maison nous avons adapté les méthodes et poser et diag à été positif. Les HPI que j'ai rencontré étaient souvent en échec scolaires, depuis quand une méthode fonctionne pour tous? C'est une utopie

  76. Awenn dit :

    Monsieur lignier,
    J admire beaucoup le métier que vous exercez, et je ne doute pas que vos conclusions soient le fruit d une longue recherche sur la question.
    Je me permets de réagir car je suis attristée par votre conclusion.
    Nous sommes une famille de classe moyenne avec deux enfants, et depuis deux notre fils a été diagnostiqué hpi, ainsi que dyslexique et dysorthographique. Alors que rien ne le laissait paraître, ni plus ni moins intelligent que les autres, il est passé d une maternelle où il était très à l aise à presque un échec scolaire en début de cm1. Les devoirs dès le début du CP n en finissaient pas. C est l école qui a fait diagnostiquer mon fils car nous ne savions même pas que cela existait. Puis l école s est adaptée, comme vous le déplorez, il a effectivement quelques passe-droits, comme de ne pas être jugé sur son orthographe dans une autre matière, mais en 6 mois il n était plus en échec scolaire . Aujourd'hui en fin de sixième il a de très bonnes notes et il bosse dur pour y arriver. Ces professeurs sont tout autant exigeant avec lui qu avec ses camarades sur les efforts qu'il doit fournir. Je remercie donc le système scolaire de reconnaître les différences de certains enfants et de proposer des adaptations qui vont dans le sens de l'apprentissage qu'on leur demande au lieu de les laisser sur le banc de touche. Sil y à des abus dans les diagnostics j en suis désolé, mais j espère que lors de vos recherches vous avez rencontré ce genre de profil et que vous le mentionnez dans votre livre afin de ne pas remettre en cause tout le travail fait avec ses enfants qui en ont réellement besoin. Merci de votre lecture.

  77. Christian BONIDAL dit :

    ETRE THPI n'est pas un privilége .... c'est une souffrance et une raison qui conduit à être rejeté par le corps social

    Etre THPI c'est avoir un fonctionnement mental, donc un raisonnement (une mise en relation des causes et des effets) qui n'est pas commune et qui emprunde des voies non continues (sauts quantiques)

    Etre THPI est quelque part être étranger .... pour l'illustrer et vous permettre de comprendre :
    si je ne suis pas blanc et que je vive dans un monde de blancs je m'imprégnerais et me nourrirais de ce que je vois autour de moi , des relations de ceux qui m'entourent et j'extrapolerais que ces relations , entre moi et les autres vont être du même niveau
    Et il va arriver un moment où il va me falloir comprendre pourquoi ce niveau de relations que j'ai observé et analysé , celui qu'ils ont entre eux est différent de celui qu'ils ont avec moi
    Je vais alors devoir intégrer que je n'ai pas la même apparence extérieure qu'eux et qu'ils sont obligés d'en tenir compte ....

    Etre THPI conduit à une logique semblable :
    C'est le THPI qui comprend que les autres n'obeissent pas aux mêmes logiques, ne développent pas leurs raisonnements avec la même agilité et surtout ne prennent pas en considération la totalité des facteurs

    Le THPI a, de ce fait, des difficultés de communication et généralement se retrouve "paumé" (voir le groupe des Paumé(e)s de MAKESENS) et les qualificatifs de AUTISTE ASPERGER lui sont attribués

    Non être THPI n'est pas un attribut du milieu des Riches ... Être THPI est une différence qui est une réalité intrinséque

    Etre THPI est "LA RICHESSE" des Sociétés , cette Richesse dont les Sociétés de savent pas profiter
    Les THPI sont effectivenent plus fréquents chez ceux qui , étant eux même THPI ont réussi dans la vie et ont des Enfants .... THPI .....

    Mais pour les THPI cette différenciation mentale, qui est une réalité est .... poureux un vrai Handicap, une vraie souffrance

    J'en témoigne ... je peux en témoigner .... j'en ai le droit ....j'ai 73 ans ......et j'en ai le devoir ... au nom de tous les "Paumé(e)s

  78. Teothp dit :

    Là où il y a une (plusieurs) énorme erreur (j'ai pas tout lu en entier ça m'a gavé, beaucoup de bla bla pour rien), tout d'abord il existe plusieurs type d'intelligence et à mon sens, pour vraiment être "supérieur", il faut en "maîtriser" plusieurs (au minimum 2, l'art et le social par exemple, l'espace et la mécanique) et ajouter la culture puisque sans culture, c'est seulement un ordinateur organique sans disque dur, donc inutilisable.

    Second point, vous vous arrêtez sur les HPI sans prendre en compte les HPE, qui sont quand-même extrêmement proche et seulement légèrement différent sur certains point comme par exemple la compréhension sociale (qui est une forme d'intelligence comme je le disais plus haut), le fait qu'un HPI fonctionne mathématiquement alors qu'un HPE a un instinct (reste à savoir lui faire confiance, mais là où c'est super, c'est quand on comprend comment ça fonctionne, la technique est toute simple, n'importe qui peut le faire, seuls les capacités changent la donne).

    Troisième point, il n'y a pas qu'une version de HPI/HPE, il y en a 2, et malheureusement, avec vos imbécilités de toujours vouloir savoir qui a la plus grosse (intelligence hein! Restons là dessus! 😉 ), Que ce soit parents, professeurs, patrons, psychothérapeutes, vous mettez à mal la deuxième catégorie, ce qui fait qu'une partie peuvent vraiment être mal dans leurs peaux. Je m'explique, certains appellent ça HP linéaire et complexe, pour faire très simple, le linéaire s'est celui que tout le monde nomme "génie", "surdoué", (un peu à tort et à travers d'ailleurs), c'est l'enfant, l'ado, l'adulte, qui a toujours de très bonne notes, mis à part ça, vous ne voyez aucune différence avec vous. Le complexe, s'est celui celui qui a de mauvaise note à l'école, et vous mettez à mal ce genre de personne car pour vous, il ne s'agit que de réussite, eh bien non, malheureusement pour lui, le HP complexe ne fonctionne pas comme vous et donc n'arrive absolument pas à se plier à vos règles/protocoles etc, s'est celui que (sans entraînement) vous n'arrivez pas à suivre, vous pensez qu'il est fou, qu'il passe du coq à l'âne, parce que vous ne le comprenez pas, mais sachez une chose, quand un HP complexe parle, il y a toujours une suite logique, le seul moyen de comprendre, c'est comme pour tout, il faut passer du temps à apprendre, c'est le seul moyen, vous n'irez jamais aussi vite qu'eux dans la réflexion, mais comprendrez le point de départ, le point d'arrivé et le cheminement. Le linéaire, c'est la grosse bibliothèque classé par ordre alpha-numérique avec un classeur rempli des numéros des livres et des étagères, alors que le complexe, dans le meilleur des cas, il manque la liste, dans le pire, il manque la liste ET les livres ne sont pas rangés à la bonne place.

    Quand vous comprendrez que tout ne tourne pas autour de votre nombril, que tout n'est pas basé sur la construction (et bien non, à en croire la théorie du Big Bang, il a fallu une explosion (ou une implosion) pour créer notre univers, pour construire une maison, il a fallu creuser pour faire les fondations), peut-être qu'on aura tous une chance d'avoir une "belle" vie, mais tant que les gens chercheront à détruire (par crainte), tout ce qu'ils ne comprennent pas, eh bien rien n'ira et les HPI/HPE complexe finiront en handicapé... C'est extrêmement compliqué de se définir par rapport aux autres, dans un monde qui ne nous appartient pas.

  79. Luisi dit :

    À Laure Coromines
    Madame,
    Votre article m’attriste. Il évoque la lutte des classes sous couvert de HPI. La situation que vous exprimez existe, probablement, comme un cas de figure parmi bien d’autres. Je ne suis pas psychologue, je ne fais pas partie d’une famille d’intellectuels, d’ambitieux, de vaniteux animés du fantasme de la supériorité. C’est tout le contraire. L’une de mes lignées est celle de personnes différentes, HPI si vous le voulez. Je le suis, mon fils l’est et quelques uns de mes amis aussi. Nous faisons partie des HPI pour lesquels la vie est un peu plus difficile que pour la majorité dans nos sociétés occidentales. De ceux pour lesquels l’école a été difficile, voire impossible. Par respect pour nous, pour tous les enfants qui de tout temps ont souffert de leur différence, je vous demande de déposer votre hargne contre les psys qui, quelques soient leurs défauts et leurs qualités, ont œuvré à la reconnaissance de notre façon particulière de percevoir le monde et de s’y mouvoir. Et, de ce fait, ont déjà sauvé et sauvent encore ceux auxquels il ne restait comme voie que celle du silence, voire du sabotage intellectuel pour survivre, face à l’incompréhension des autres et à leur non connaissance de cette différence de fonctionnement des HPI.
    Madame, cherchez encore avec sincérité et sans a priori sociaux, et vous rencontrerez et connaîtrez des HPI modestes, des parents se privant de tout pour offrir un environnement adéquat à leur enfant dont ils ont su reconnaître la différence. Vous découvrirez aussi des êtres vivant à jamais dans l’ombre pour moins souffrir quand ils auraient tant à apporter à notre société. Giulia Luisi

  80. Pascal Petit dit :

    Certes, l'origine sociale joue énormément, mais cette article omet un facteur essentiel: la génétique. Celui qui vous parle a fait sa scolarité avec deux années d'avance, avait une petite sœur de même père ayant un an d'avance, et une grande sœur d'un autre père ayant un an de retard. Le phénomène s'est manifesté dans la scolarité de la génération suivante: la facilité scolaire dépend aussi pas mal de la parenté.

  81. Marijo dit :

    Lorsqu'on se sent différent des autres et que les autres vous le font sentir, il est bien de pouvoir mettre un nom sur ce qui vous arrive... Certaines personnes qui n'ont pas été testées pendant l'enfance accueillent avec soulagement le diagnostic de HP en tant qu'adulte.
    Les élèves qui ont trop de facilité perdent beaucoup de temps à l'école. Je pense qu'il est très positif de pouvoir aménager leur scolarité afin qu'ils puissent rencontrer des difficultés et apprendre à les surmonter.
    Quant à la problématique de classe sociale, les gens qui ont de meilleures aptitudes scolaires ont tendance à faire plus d'études et donc, à avoir une meilleure situation professionnelle, etc.. Et leurs enfants ont tendance à hériter de leur facilité scolaire...

  82. Anonyme dit :

    Très intéressant analyse.

  83. Anonyme dit :

    Article très instructif et très intéressant.
    C'est une autre illustration du monde d'aujourd'hui où " faire société" est battu en brèche

  84. Mondine dit :

    Ça laisse sans voix(e) un rapport mots/inepties rarement atteint dans un article. En résumé on peut toujours casser le thermomètre et affirmer qu il n y a pas de température !

  85. Christian B dit :

    On se plaît à donner le label HPI à la plupart des hyperactifs et des cas sociaux. On en fait même une série bourrée de clichés pour faire plaisir à la classe sociale moyenne.

    L'etiquette HPI n'a aucune et aucune crédibilité. Un soi-disant HPI n'apportera rien à la communauté si c'est un rebelle ou un marginal.

  86. Anonyme dit :

    Non les tests ne proposent pas de lister des mots commençant par la lettre D.... en tout cas pas les échelles de Wechsler qui donnent le « QI T » mais ce n’est pas la seule donnée étudiée et non les matrices de Raven ne sont pas de la géométrie ...

  87. G dit :

    Cet article m’a donné envie de réagir. En tant que parent certainement « riche » d’un enfant HPI, je peux vous assurer de la réalité certainement biologique du phénomène. Avant d’avoir un tel enfant, je n’y croyais pas, me disant que la réussite scolaire est surtout une question de travail, mais aujourd’hui avec un enfant HPI et un enfant « normal », je vois la différence dans la capacité de compréhension, la curiosité…
    Oui, je l’ai stimulé, enfin j’ai beaucoup répondu à ses questions comme « si on vient du ventre de notre mère, d’où vient la première maman ? » qu’il m’a posé à 3 ans. Mais j’ai eu la même attitude avec mon autre enfant normal (le 2nd). Quand je me souviens de la difficulté que j’ai eu à apprendre à additionner des fractions en cm2 et que mon gamin a acquis la compétence en CP en moins de 5 minutes d’explications orales, je ne peux que constater qu’il est différent. 2 fois, des adultes HPI qui l’on côtoyé (dans des clubs extra scolaire) m’ont dit qu’il fallait le faire tester (ce qui avait déjà été fait), et plusieurs de ses enseignants en primaire m’ont dit qu’il n’avait jamais eu un tel élève. Je pense donc qu’il y a une réalité du phénomène et qu’elle est perceptible sans test de QI.
    Par rapport au test et au pouvoir sur l’école. L’article me laisse perplexe. Personnellement, mon gamin a été testé à la demande la maitresse de CP par la psychologue scolaire qui a proposé de lui faire sauter 2 classes : de CP à CM1. Ok, je tire une certaine fierté d’avoir un gamin reconnu comme plus intelligent que la moyenne, mais ce qui m’importe c’est qu’il fasse de bonnes études pour avoir le bon diplôme. Et là, je ne sais pas trop ce que lui faire sauter 2 classes apporte à part un risque de le mettre en difficulté. Nous lui avons fait sauter une seule classe pour qu’il s’ennuie moins, puis l’avons mis dans un établissement privé un peu exigent en 4ème (le collège public ne nous semblant pas le stimuler assez). Le changement de collège lui a demandé un peu de travail pour redevenir premier de sa classe, depuis il travaille plus pour préparer l’avenir (prépa) que pour ce qu’on attend de lui aujourd’hui.
    Je ne nie pas que certainement une partie des HPI sont diagnostiqués par des psy privés à la demande de leur parent, mais j’ai du mal à voir quel pouvoir ce diagnostique donne sur l’école, il peut effectivement appuyer une demande de saut de classe, mais quel avantage apporte un saut de classe ? Au collège, où les HPI qui n’ont pas pris l’habitude de travailler peuvent se retrouver en difficulté (d’après la littérature sur les HPI), le diagnostique va peut être permettre de comprendre l’origine des difficultés, va peut être rassurer l’enfant sur ses capacités et le décider à travailler. Si l’enfant obtient grâce à ce diagnostique un passage dans la classe supérieure mais ne se met jamais au travail, quel avantage a-t-il réellement gagné? Les grandes écoles ne délivrent pas de diplôme sur la base d’un diagnostique HPI…à un moment donné, le gamin issu d’une famille riche ou pauvre, diagnostiqué ou pas HPI alors qu’il l’est ou ne l’est pas va devoir faire ses preuves sur une copie. Là, celui issu d’une famille aisée aura plus de chance mais ça n’a rien à voir avec un diagnostique HPI obtenu en payant.
    Il y a certainement un plus grand avantage à obtenir un diagnostique de « dys » qui donne droit à un tier temps, qu’à un diagnostique de HPI.

  88. Shirley dit :

    Bonjour, voilà une vision bien étriquée de ce que peuvent être les hpi. Avant de penser à ce que pourrait donner politiquement les résultats d'un examens visant à déterminer si une personne est hpi (ou hors norme), il serait bon de juger les difficultés que peuvent rencontrer les parents ou la personne elle-même dans la vie, tant sociale que pour leur propre bonheur. Sans apporter quoique ce soit de plus au niveau social et éducatif, savoir si quelqu'un est hpi, adulte comme enfant, permet aussi de comprendre certains passifs, caractères ou difficultés dans leurs vies et de ne pas répéter leurs erreurs.
    Quand je lis ce que ce Monsieur Lignier écrit, je ressens juste son aigreur et un combat politique avec un parti pris, et une vision focalisée sur un seul critère, et une seule classe. Les choses sont bien plus complexes que cela. Certes les tarifs pour de tels tests sont exorbitants ! Et la publicité actuelle sur les HPI un peu trop commerciale. Nous sommes d'accord sur ces points. Mais il est également possible de faire les tests via l'école. On le propose aux élèves dans le cas où ceux-ci aient des difficultés à s'intégrer socialement à l'école : rien à voir avec le fait d'être d'une classe sociale supérieure!
    Personnellement, je connais plusieurs enfants hpi, et même adultes, et tous font partis de la classe sociale modeste, certains ont même été rejeté par la société. Cette enquête ne tient pas la route en conditions réelles. Mais peut-être n'a-t-elle été faite qu'avec des personnes d'une classe sociale supérieure?
    On ne peut pourtant pas ignorer l'effet de mode, avec une hausse massive des tests faits par les parents. Mais à toutes les époques des parents ont pensé que leur enfant était le plus intelligent, le meilleur, etc. Ceux qui viennent faire des tests pour leurs enfants ou eux-mêmes avec cette idée, y vont pour de mauvaises raisons. Certains psychologues donnent des résultats positifs à tout va, car cela a un but lucratif. C'est également une erreur, qui dessert réellement les HPI, et qui donne des visions comme celle de Monsieur Lignier.
    Au final, ce test ne devrait être qu'une approche personnelle et non sociale, mieux renseignée aussi. Être HPI, n'a rien de beau, cela peut parfois être vécu comme un enfer. Alors arrêtons de nous focaliser sur ce que l'intelligence peut apporter socialement ou politiquement ! Pensons un peu au bien-être de ces 2% de la population, qui parfois s'ignore complètement et qui parfois souffre sans savoir pourquoi être différent est si difficile.

  89. Anonyme dit :

    Pas d'accord avec Mr Lignier,
    Je suis HPI et j'ai son age 41 ans, on a souvent demandé à ma mére Orthophoniste de me faire sauter des classes, elle a toujours refusé 😉
    Maintenant quand un gamin de 7 ans demande pourquoi l'amérique du Sud s'emboite dans L4afrique et que toute la classe explose de rire arguant que les continents ne se déplacent pas...

    J'ai encore l'expression de mon instit en mémoire, il nous a appris la Pangée ce jour là...

    Sachant que la Pangée a été imaginé pour la première fois au 16 éme siecle par un cartographe de 70 ans, je me sens HPI...

  90. Hpdouteux dit :

    Inégalité d'accès au diagnostic, sûrement. Une de plus. Mais pour considérer le HPI(E)comme un symptôme exclusif de lutte des classes, il faut avoir rater quelques visites dans, justement, les écoles du déclassement, où un nombre de profils atypiques mal encadrés et non détectés à cause d'inégalités sociales n'auront jamais la chance de s'épanouir, pour oser le dire. Résumé ça à "non, vous ne presentez pas une différence, vous êtes riches." n'est pas que réducteur, cela évince le problème, correctement remarqué par l'auteur, des inégalités d'accès au soutien et au suivi de qualités qui, sans surprise, est suffisant pour des hommes blancs aisés en devenir, un problème récurrent de notre société. C'est trouver un symptôme et se tromper de maladie parce que l'autre maladie répond plus vite à nos propres catégories sociales.

    Une autre question est l'appropriation du discours de la condition HP, ici d'ailleurs résumé à sa plus simple expression: le test de qi. Les aspies, spectrum divers et troubles cognitifs et mentaux dus aux excès de perception, après tout, ne sont que des détails tant que l'on peut taper sur le bon baudet.

    Donc, oui, voir un excès de diagnostic positifs permettant à certaines classes sociales de renforcer leur insularisation se justifie peut être, probablement même. Mais une attaque en règle contre une partie de la population qui ne pourra jamais, jamais, rentrer 100% dans les clous, c'est un manque de nuances malheureux pour un sociologue.

    Il s'agit bien là d'un vrai débat, mais ici, présenté avec une fausse réponse.

  91. Anonyme dit :

    Les enfants hpi ne sont pas juste des génies, ils vont être très performants dans certaines choses et avoir d'énormes difficultés dans d'autres, c'est similaire à l'autisme et l'archi minimum serait de leur témoigner un peu d'empathie. La situation financière de la famille n'a rien à voir avec ça.

  92. Margot dit :

    Intéressant sa réflexion (réaction?) au vocabulaire/titre "HPI", et cela pourrait faire bouger un peu le débat actuel, mais cela manque crucialement de références aux recherches en neurologie, et c'est une vision caricaturée de ce qui est entendu par HPI (il place la notion de douance au cœur de sa réflexion, amis c'est un peu désuet comme approche, cela fait bien longtemps que HPI, malgré ses termes, se dissocie de cette idée caricaturale de la douance/intelligence). Il applique par métaphore les concepts bourdousien, c'est donc davantage une réflexion philosophique qu'une réflexion construire sur des présupposés scientifiques. Revoir aussi les références à l'histoire sociale de l'éducation, de la psychopédagogie et psychiatrie : son propos est truffé d'erreurs historiques!

  93. Merry dit :

    1. Les sociologues, toujours aussi loin des réalités ! L'école n'est pas/plus ce que vous pensez d'elle. Les enfants n'apprennent pas ce dont ils ont besoin- l'amour de la lecture, de la réflexion, de la remise en question... Ils regardent des dessins animés (!) en maternelle, souffrent au collège..
    2. Vous ne savez pas ce qu'etre dyslexique si vous rangez ce trouble d'une facilité déconcertante chez les "caprices" de "riches et gâtés"
    3. Ce n'est pas la faute a ceux qui ont les moyens de faire tester leurs enfants, mais à ceux, qui ont fait que l'on puisse ne pas avoir les moyens de les tester.
    4. Vous partez du principe que les tests hpi servent à obtenir des dérogations auprès de l'école. Faux ! Au-delà de comprendre un certain mal-être chez l'enfant, le diagnostic est également utile (par exemple!) pour changer de structure (plus petits groupes ou carrément écoles hpi! Et oui!) Afin de permettre a l'enfant de poursuivre sa scolarité... avec joie ?

  94. Anonyme dit :

    Singulariser son enfant peut être légitime : vouloir le meilleur pour lui, pour la famille etc... c'est aussi et peut-être surtout une histoire d'égo de la part d'un ou deux parents. Ne pas oublier non plus que ce besoin (singulariser son enfant) est adressé par tout un marché d'intervenants, psychologues, écoles, vendeurs de tests, de livres etc ... etc ...Business is business : tant qu'il y a des clients pour payer...

  95. Anonyme dit :

    Ca me met en colère ce raccourci, être marginalisé par le système scolaire est une souffrance quotidienne.le haut potentiel ne souhaite pas une étiquette ni être mal mené par des prof débordés et démissionnaires,les professeurs n'ont aucune information ni formation à l'écoute des enfants, alors effectivement le travail et tais toi et le rejet des questions faute de temps pénalise tout les enfants et encore plus les haut potentiel, parcequ'il ont besoin d'attention et souffre du jugement, comme chaque enfant mais de façon exponentielle. Alors travaillons à une école plus humaine et il n'y aura plus besoin d'étiquettes. On en finira avec le harcèlement professoral et le dictat de la réussite.

    Mais cet étiquetage est un phénomène récent, une poignée prône la reconnaissance d'autre le droit d'exister tout simplement.

    Et croyez moi peut importe les moyens et l'origine quand l'école devient une souffrance on cherche une solution, en encore une chance que des associations voient le jour parceque personne ne mérite d'être juger pour ce qu'il est et pénalisé pour sa différence...c'est ni plus ni moins que du racisme.

    HPI haut potentiel intellectuel... potentiel.

    On perçois on ressent les choses de façon exacerbée et par la même plus vite. Une grande peur de l'échec qui nous tient à l'écart des filières élitistes, là où on a pas le droit a l'erreur et où l'humain est un concept réservé aux faibles.

    Je suis haut potentiel, problèmes d'intégration scolaire, peur de l'avenir, malgré des études supérieures couronnées d'un diplôme. J'ai choisi la sécurité d'un travail à taille humaine sous payé.

    Ma fille adolescente est haut potentiel et je lui donne l'accompagnement psychologique et l'écoute pour lui donner la confiance qui m'a manqué,être vigilante face à ses questions son analyse du monde qui nous entoure est mon quotidien.

    Mon petit garçon est lui aussi haut potentiel, il est très attentif et réceptif à tout ce qui l'entoure. A 3 ans il a de beaux jours devant lui.

    J'ai choisi de les accompagner comme je ne l'es pas été, même si je suis au smic et mère isolée.

  96. Thpi dit :

    HPI / THPI = réussite sociale ? Ravie de l'apprendre. En tant que THPI, ça m'intéresse mais je constate l'inverse. Parce que vivre parmi les neurotypiques, c'est l'ENFER. Désolée

  97. John Smith dit :

    Personne pour parler de la souffrance de ces enfants ? De l’inquiétude des parents face à cette souffrance ? Ça n’a pas l’air de faire partir du champ de la recherche. Vouloir tout justifier par la lutte des classes rend non seulement stupide, mais également insensible

  98. Ruoma dit :

    Allez, je vais me fendre d'un commentaire indispensable à cet article orienté et légèrement tendancieux.
    Et je vais parler de ma propre expérience de père d'enfants "précoces".
    D'abord de mon aîné qui étonnait nos proches en ayant à un très jeune âge des discussions pertinentes avec des adultes.
    Ensuite de mon 3ème enfant, qui nous a surpris très jeune à réciter l'alphabet. Mais surtout à le réciter dans l'ordre inverse.
    J'aurais bien sûr de nombreuses autres anecdotes ou particularités de comportement à raconter pour illustrer leur "spécificité".
    Évidemment, ils ont posé problème à l'école. Laquelle école ne voulait pas entendre parler de leur faire sauter ne serait-ce qu'UNE classe.
    Finalement, nous avons dû chercher quoi faire.
    Nous avons fini par trouver l'association AFEP (Association française pour l'enfance précoce) qui nous a orientés vers une psychologue spécialisée. Laquelle leur a fait passer des tests qui ont confirmé leurs potentiel intellectuel dans certains domaines (et pas d'autres).
    Ce qui montre, au contraire de ce que prétend l'article, que nous n'avons pas pris nous-mêmes une initiative pour parvenir à faire "étiqueter" nos enfants, mais que ce sont bien nos enfants qui nous ont amenés (obligés) à prendre en compte leur particularité.
    Ces résultats nous ont beaucoup aidés à comprendre leur psychologie et éviter des erreurs dans leur éducation.
    Et aussi à mesurer le gouffre qui sépare la réalité de l'existence d'une certaine proportion d'enfants à haut potentiel intellectuel et l'ignorance crasse de "l'Éducation" nationale de cette réalité, sa négation même et le gâchis que représente ses méthodes d'enseignement qui ne laissent aucune place à la différence et forcent les enfants à se conformer à un même moule.
    Visiblement, l'auteur de cet article, noyé dans ses a priori et bloqué sur ses certitudes, ne va pas nous aider à évoluer sur cette question.

  99. Ruoma dit :

    Désolé, je critique "l'auteur" de cet article, je voulais parler, bien évidemment, de ce "chercheur", Wilfried Lignier, auteur de l'étude et qui répondait aux questions.

  100. Anonyme dit :

    Je suis HP et fils d'ouvriers. Article idiot.

  101. Lavergne dit :

    Excellent, une réflexion salutaire qui dévoile une demarche nocive, qui perturbe inutilement les élèves.

  102. Louis dit :

    En gros les hpi, c est un truc de riche quoi …

    On est tous égaux alors ? ( intellectuellement j entend) , je me rapelle que mon père me disais « d un âne on ne fera pas un cheval de course » et bien je suis désolé mais pas je ne suis pas d accord du tout avec votre analyse, certe un milieux social plus favorisé offrira plus de chance a l enfant mais ce n est pas par une question de moyen, plutôt de volontée, celle des parents de donner une culture une éducation et le maximum de chance de réussir dans la vie . Ceci dis j ai connu plein de petits bourgeois décérébrés et des fils de prolo très intelligent, et à milieu social égal on y trouve des ânes et des cheval de course….

    Votre analyse ne repose sur pas grand chose une étude, deux mais surtout sur votre point de vue respectable mais que je ne partage pas, et encore même sans vos chiffres ont peut aisément déduire que la part des testé hpi serais d un niveau social supérieur étant donné que leurs parents sont plus concernés par la réussite de leurs enfants car d un niveau s instruction supérieure…

    Ce n est pas les moyen qui sont un frein pour les pauvres comme vous dites c est l éducation, car si c est pour le bien de notre enfant on trouvera bien le moyen de payer le psy comme vous dites, riches ou pauvre, nous voulons tous le meilleur pour notre enfant ( quand on sait ce est mieux pour lui )

  103. Anonyme dit :

    Très bon article. Je suis pour l'école du mérite et son partage du savoir commun.
    Cette tendance de chercher un classification hpi au moindre problème à l'école ou faire avancer encore plus vite son enfant me gène beaucoup. Pas sur le fait de résoudre un problème avec son enfant ou développer au mieux ses capacités mais surtout parce qu'il entre dans un phénomène de classe sociale renforcé par le rôle des psychologues qui ont besoins de clients pour vivre...

  104. Maman cœur dit :

    Controverse très intéressante bien que blessante pour les personnes comme moi qui ne se revendiquent pas du terme HPI mais n'ont malheureusement pas d'autre case où exister dans une société où être multiple et unique à la fois est inconcevable. Ma case n'existe pas!
    C'est d'ailleurs frustrant de lire les uns et les autres sans pouvoir leur dire combien leur esprit est encore étroit. Alors soit on est HIP, soit on doit rentrer dans le moule sous peine d'être marginalisé? Et en plus on se fait attaquer ??? On fait peur à ce point ? Bien sûr car notre existence (pas les HPI, les non encore considérés) dérange toute la structure de notre bonne société alors restons cachés pour vivre heureux?
    Sauf qu'heureux on ne l'est pas ! c'est épuisant une vie entière à s'adapter aux autres, à gérer leurs visions petites, leurs peurs, leur pauvreté d'esprit. Mais c'est blessant aussi lorsque l'on se permet d'exister et que l'on choque notre entourage par nos visions globales et efficaces, nos propos clairvoyants, nous sommes vite mis à l'écart, nous subissons le mépris quand ce ne sont pas des insultes et pourtant... Le temps souvent nous donne raison mais les autres l'ont oublié, il sont aveugles et incapables de raisonner autrement que par étapes successives, longues, ennuyeuses, inefficaces pour aboutir des mois, des années plus tard au même résultat.
    Combien de fois j'ai vécu de telles situations, à l'école, au travail face aux patrons, au conseil municipal, dans les associations, ma vie est faites de ces combats pour exister et ma vie à changé le jour où j'ai lu un de ces livres que monsieur Lignier rejette si violemment, ce jour là j'ai compris que ce n'était pas moi le problème, que je n'était pas folle ou une imbécile. J'ai repris confiance en moi et je sais aujourd'hui qui je suis, pas besoin d'un test pour cela, je ne souhaite pas être HPI, mais ais je vraiment besoin de me trouver une case avec un nom ? Seulement pour exister face au faible raisonnement de cette majorité qui fait encore notre société aujourd'hui. Piquante, je peux l'être moi aussi monsieur Lignier.
    J'en ai le droit car j'ai vécu jusqu'à mes trente ans en ne comprenant pas mon échec scolaire, ma réussite professionnelle comme dans tout ce que je touche à côté et mon incapacité à faire apprécier mes talents qui souvent dérangent (Le drame de ma vie c'est d'avoir oublié d'être bête). Je ne suis pas comme ceux qui m'entourent et bizarrement, depuis que je considère faire partie d'une population non encore identifiée par nos éminents scientifiques et sociologues, je trie mieux mes relations et me rapproche naturellement de ceux qui me ressemblent et sont bien plus nombreux que 2.5 % de la population. Réveillez vous, on existe aussi, donnez nous cette égalité, nommez nous et considérez nous!!! Nous serons une force et non une faiblesse pour la collectivité!
    Et pour l'heure, comme nous vivons dans une société de non égalité, faite de cases inadaptées, nous sommes bien obligés effectivement de pencher vers celle qui nous ressemble le plus sans pour autant nous correspondre. Aucune case ne peut nous contenir si nous acceptons la théorie du docteur Revol sur la personnalité en étoile si riche et si complexe à la fois, sans être pour autant une pathologie. Rire.
    C'est peut être un début d'explication bienveillante de ce "phénomène de mode" que dénonce ce sociologue piquant, craintif ?
    Alors quand il parle d'égalité, re rire ! C'est quoi l'égalité ? Donner la même quantité de soupe au bébé de 6 mois et à l'adolescent de 12 ans ? Une vraie égalité serait de donner à chacun selon ses propres besoins, encore faudrait il accepter les différences, même de classes sociales afin d'identifier les besoins, mais il faudrait pour cela reconnaître chaque individu comme étant unique sans que celui ci mette pour autant les autres en danger.
    Le petit voisin est fils de peintre, il est selon moi un enfant... à ne pas nommer et ne sera jamais bilanté, monsieur Lignier à bien raison cependant là ou il se trompe, c'est que Nicolas restera intelligent dans sa vie adulte et pourra s'épanouir de multiples façons car ce sera un manuel intelligent, les manuels ont le l'or dans les mains, pour peut qu'il aient l'intelligence de s'en servir.
    Mes enfants sont issus d'un milieu favorisé, plus de culture mais moins de capacité manuelle, on ne se nourrit pas de culture que je sache.
    Et si mes enfants vivent l'échec scolaire et n'atteignent pas les diplômes nécessaires à un minimum de reconnaissance professionnelle, que leur restera t il ? Ils seront toujours intelligents mais soit ils dérangeront leurs supérieurs par leurs compétences inadaptées à leur petits diplômes, soit ils se feront exploiter sans vergogne par d'autres qui sauront voir leur valeur et le bénéfice d'exploitation possible. Est ce une vie ? C'est la mienne ! Et il est hors de question que je laisse mes enfants subir leur scolarité avec toute l'élégance discrète de leur bonne éducation qui fait l'affaire de tous, mais pas la leur.
    L'école où tout commence ne nourrit correctement qu'une moitié de l'humanité !
    Je suis contre le terme HPI ou précoce, mais qu'ais je d'autre aujourd'hui pour qualifier mes 4 enfants qui se démarquent en toute chose de leurs camarades, ils ne font rien comme tout le monde et les 4 ne font rien pareil entre eux et cela depuis la naissance comme le décrit si bien le docteur REVOL en ne parlant toutefois que des... HPI!
    Je suis a l'écoute de l'individualité de chacun de mes enfants, je ne cherche pas de case pour eux. Et leurs besoins à l'école ne sont pas supérieurs aux autres, ils sont différents et souvent mis de côté. Aucun "dys" chez nous, il ne nous reste que le HPI pour exister et être entendu par un système défectueux depuis des décennies et sourd par dessus le marché, par manque de moyens certainement, l'éducation n'étant pas une priorité chez nous comme elle l'est dans d'autres pays. On ne s'en porterai pourtant pas plus mal d'améliorer la qualité de la prise en charge de nos enfants dès la petite enfance où beaucoup de choses se jouent d'après Marcel RUFO, l'avenir de la société en réalité.
    Et tant mieux si j'ai les moyens d'identifier mes enfants, même mal nommés, je n'ai pas le rôle de sauver le monde mais je m'intéresse à tous les enfants autour de moi et j'identifie aisément ces enfants "intelligents" qui seront tôt ou tard rejetés par ce système scolaire défectueux. Ils n'y sont déjà pas à leur place, il suffit d'écouter les parents, je ne suis pourtant pas enseignante. Mais l'inquiétude des parents monsieur Lignier dépasse le seul cadre de l'école, elle est réelle et identitaire.
    Alors de qui se moque t on en attaquant la "classe aisée" qui se permet de ne pas sacrifier ses enfants pour ménager le système défaillant ? Certes, nous dérangeons, mais nous existons bel et bien !
    Copie donc à revoir et clichés en tout genres à éviter.

  105. Anonyme dit :

    J'ai deux enfants, l'un d'eux est précoce et je vous assure que ça a été une galère pour lui éviter le plus longtemps possible de sauter une classe puis de le voir s'isoler des autres car traité d'intello (terme insultant pour les ados) . Ces enfants là sont hypersensibles et à l'âge adultes sont des bourreau de travail car perfectionniste et toujours habitués à réussir, ils s'épuisent jusqu'au burn-out. Votre soi disant analyse est complètement à mille lieues de la réalité. D'ailleurs dans ce cas là toute une fratrie devrait être précoce, ce qui n'est pas le cas.

  106. Anonyme dit :

    L'école et les programmes scolaire doivent savoir évoluer avec la société et l'époque aussi...Bien sûr que ces test ne sont que de la poudre aux yeux. Mais il faudrait aussi arrêter de ne mettre en avant qu’une seule des nombreuses intelligences qui existent soi disant parce que c'est le meilleur chemin...L'école ou même ces test hpi sont loin de prendre en compte ou de mettre en avant certaines intelligences pourtant essentielles à la réussite d'un individu.

  107. Nikel dit :

    Si les parents vont chercher auprès de médecins dans le privé des diagnostics précis c’est parceque l’école sensé inclure tous les enfants à besoin particulier (dys, phi ou avec TDA…) n’y parvient pas. Les parents investis et qui en ont les ressources intellectuelles et financières si suivent les démarches conseillées par les enseignants puis continuent les diagnostics quand cela s’avère nécessaire et que les CMP, CMPEA structure publiques n’ont rien d’autres à offrir que des délais d’attente de 18 à 24 mois et des psychologues de formation freudienne qui ne font que culpabiliser les parents, que dis-je les mères…

  108. Anonyme dit :

    Nul encore des élites d'élites.....

  109. Benjamin dit :

    Merci pour ce magnifique article. Bravo !
    Mais on fait quoi alors ??? Quelles actions ?
    Que fait-on lorsqu’un enfant vous annonce, impromptu, qu’il sait lire, alors qu’il est en début de grande section ? Et qu’il vous demande de l’aide pour résoudre « l’infini moins l’infini », car il ne trouve pas seul et se trouve nul.
    Ou encore quand à 4 ans il demande comment apparaissent les trous noirs ? Et enfin, quand en CP, qu’il ne souhaite plus aller à l’école car l’ennuie y est trop prenante ?
    Alors oui que fait-on ? Quelles sont les solutions ? Auprès de qui demander de l’aide ?
    Lors des échanges avec l’école, on m’indique que oui, il est rapide, mais rien de plus. L’enseignement n’est pas formé ! Il ne prends pas en compte la souffrance des enfants et encore moins des familles. Alors oui comment fait-on ? Il faut se débrouiller seul en dehors du cadre… et faire passer des tests pour que l’école puisse prendre le problème au sérieux. Mais celle-ci ne reconnaît pas le résultat au test wisc : THQI, c’est sans appel.
    Au contraire on me demande de changer d’école ! Bravo. Face à l’insistance on ouvre le dossier. L’enfant refera un test estampillé de l’école… on reproche à certains psy cognitifs accrédité aux tests de Wechsler de ne pas être suffisamment compétents (ce n’est pas le cas du notre)… mais qu’en est-il des écoles ? quelle légitimité ?
    Bref, on me proposera qu’il passera en CE2 après 4 mois de CP. Un piège ? Un défi relevé, lui qui n’était rien de plus…
    Aujourd’hui tout va bien. Sa maîtresse, nouvelle de cette année et n’ayant pas été informée, viens de découvrir son passage anticipé après 7 mois de classe. C’est bon il est à présent à sa place. Mais pour combien de temps ? Ces enfants font en 2 ans le programme de 3.
    Le système éducatif français se centre sur la norme et ce genre de questions n’est clairement pas pris au sérieux C’est dommage.
    Ce n’est parfois pas la lubie des parents qui cherchent à faire de leur enfants un prodige, mais bien souvent des familles dans le questionnement et dans le doute qui cherchent de l’aide pour leur enfants en souffrance… et ce n’est clairement pas pas du côté des écoles que l’on y trouve des réponses…

  110. Anonyme dit :

    On ne teste pas son enfant pour prouver qu'il est plus intelligent que la normale ou pour lui faire sauter une classe mais plus généralement en parce que l'on cherche des réponses face a un enfant qui n'arrive pas à s'adapter au milieu scolaire et qui va mal. Votre postulat de départ est juste faux et concerne une minorite de la population qui fait 'tester' ses enfants. Pour preuve d'ailleurs : ces tests de QI sont un préalable pour les recherche de troubles de l'apprentissage. J'ai fait tester mes deux enfants par e que ça n'allait pas à l'école pour eux, résultat : 1 hpi et 1 dyslexique !

  111. NICOLAS dit :

    L'article est intéressant mais n'adresse selon moi qu'une partie du constat. Nous tombons clairement dans le schéma social qui est décrit seulement, bien que nous ayons fait tester nos deux jumelles et leur frère aîné, nous n'avons demandé un aménagement du cursus scolaire que pour l'une d'entre elles dont le QI est évalué à 130 en CP et parce qu'elle déclarait s'ennuyer à l'école. Son bulletin d'évaluation étant systématiquement au-dessus des attendus. Sa sœur, QI élevé, ne manifeste pas les mêmes besoins et n'a pas la maturité pour sauter une classe. Notre démarche n'est donc pas de nous différencier par principe mais de nous adapter au besoin de nos enfants. Dautre part, nous avons mis nos enfants dans le privé il y a deux ans parce que l'école publique de notre quartier ne remplissait pas son rôle: enseignants stagaires, enfants perturbateurs, agressivité. Nous ne trouvions pas les valeurs que nous avons chez nous et voyons peu à peu nos propres enfants tomber dans le rapport de force entre eux et avec nous: violence à la maison, colères, insultes.

  112. Dan dit :

    J’aimerais bien pouvoir vous rencontrer ! Votre théorie me sidère. HPI n’ a rien à voir avec richesse et ce n’est pas toujours un cadeau. Mon fils est HPI et multidys. Quelle souffrance, surtout quand on rencontre des enseignants qui ne veulent rien comprendre. J’ai ainsi découvert que j’étais vraisemblablement HPI. Et je pense que ma mère et ma sœur, agricultrices , l’était et le sont aussi. Il faut le vivre pour le comprendre. 30% des HPI sont en échecs. Et notre école,HPI ou pas, est enseignant dépendant le plus souvent.
    Avant les dys étaient qualifiés d’idiots et mis au travail. C’est cela que vous voulez !!!
    Quand aux classes sociales plus modestes, si l’enseignant est attentif, il existe des prises en charge.
    J’aurais un livre entier à faire sur le sujet.
    Effectivement quand le milieu est favorable, on a souvent plus d’opportunités HPI ou pas. Et pour moi ce ne sont que des prétentieux qui se ventent d’avoir un HPI. Après si le diagnostic est bien fait, c’est une aide pour mieux se comprendre.

  113. Anonyme dit :

    Quelle honte cet article digne d'un antivax reconverti en antihpi. Comment prendre le problème à l'envers et salir la souffrance et la singularité humaine. Je suis choquée par cette lecture pleine de faux raccourcis, de biais cognitifs, de simplifications dangereuses et surtout bourrée de jugements hâtifs et sans fondements si ce n'est la haine de l'autre et la méconnaissance totale du sujet dont il parle.

  114. Anonyme dit :

    Excellente analyse sociologique impartiale et totalement politiquement incorrecte dans l époque actuelle de promotion des singularités et d allégeance aux minorités. Toutefois cette analyse me semble très objective et comme il est dit à juste titre la réussite à l école (publique en particulier) est le plus grand garant d intelligence définie comme faculté d adaptation et également comme garantie d assimilation d un savoir générique et généralement admis par la société à une époque donnée. Vouloir échapper à l école serait donc l apanage des plus faibles intellectuellement et/ou des moins volontaires. Une exclusion qui ne devrait être justifiée que pour raisons médicales et par décision de l enfant et de la famille. Car la réussite est accessible à tous et les efforts face à une difficulté pour la surmonter donneront à coup sûr un test HPI élevé car comme il est si bien démontré l effort aura in fine permis l accumulation de savoir de compétences de savoir faire et savoir être c est à dire l avènement d un être intelligent.

  115. Saulnier dit :

    Merci pour cette étude très intéressante. Allez-vous ou avez-vous étudié ce que ressentent ces enfants et ados diagnostiqués HPI et la façon dont ils vont ou non intégrer ce "label de qualité" ? Il me semble que pour certains jeunes, il y a un chemin difficile à tenir qui sinue entre l'orgueil d'être reconnu HPI et donc différent, supérieur, et un possible pétage de plomb avant l'age adulte.

  116. Anonyme dit :

    Article complètement a charge.

  117. Anonyme dit :

    Il n'y a pas que les classes sociales élevées qui s'intéressent a leurs enfants.
    D'autres de classes moyennes ou peu élevées s'en donnent les moyens dans le but d'aider leurs enfants qui ne sont pas toujours .compris. une mamie

  118. Anonyme dit :

    Votre article me laisse pantois. Que de clichés et de méconnaissance sur le fonctionnement des personnes HPI. L'intérêt de la détection d'un HPI n'est pas tant le QI que la compréhension du fonctionnement de ces personnes pour les aider au mieux à vivre parmi les autres sans souffrir d'un décalage réel avec les autres que l'on ne peut ignorer, à l'école comme au sein de leur famille. L'explication de qui sont ces jeunes ou moins jeunes est trop longue et ne semble pas vous intéresser puisque vous semblez rester sur le niveau d'une classe sociale et non d'une différence qui, non reconnue, fragilise certaines de ces personnes. Il reste, à ce que je vois, beaucoup de travail pour que ces personnes soient reconnues et respectées dans leur différence !

  119. Anonyme dit :

    Quelques réflexions intéressantes, mais de nombreuses fausses informations sur les évaluations, et des erreurs de raisonnement sur le mien entre les classes sociales et les mesures d'intelligence.
    Non, les psychologues libéraux n'ont pas de défaut de patientele, nous refusons des patients souvent, car l'agenda est plein.
    Il aurait été malin de croiser le regard du sociologue avec celui d'un psychologue afin de développer une réflexion interdisciplinaire

  120. Tom young dit :

    Il y a quelque choses que je ne comprends pas. Il existe pludes démontrant qu les HPI, a l inverse d avoir un haut taux de réussite scolaire, possèdent le plus haut taux d échec scolaire. Les individus ayant des QI supérieur à 140, et principalement les enfants, rencontrent de nombreuses difficultés que ce soit dans le milieu scolaire, sociale ou professionnel. Donc comment expliquez vous la différence des propos tenus ? Car d'un côté vous dites que les HPI sont une sort de reproduction des élites alors que d autre études que les HPI ne sont justement pas fait pour réussit et faire partie des élites.

  121. Anonyme dit :

    Ah ! la sociologie ... ce domaine où finissent les lycéens les moins intellectuellement efficients …
    Donc si on en croit les élucubrations de ce monsieur, il faudrait s’en reporter à l’école et interdire à ceux qui le peuvent d’aider leurs enfants … L’égalité forcenée, le nivellement, c’était aussi le crédo des Khmers rouges …

    Ce qui est désolant c’est que cet individu a pignon sur rue alors qu’il n’a rien compris aux tests de QI et à leur intérêt.
    D’une part il s’appuie sur son expérience personnelle qui est loin d’être universelle et d’autre part il méconnaît complètement le fait que la profession de psychologue est exercée par une proportion assez impressionnante de charlatans.

    Je vais donc parler ici de mon expérience personnelle (mais pas que …), elle a le mérite de ne pas être une généralisation théorique, mais l’expression d’un vécu.
    En synthèse l’un de nos enfants avait des difficultés scolaires croissantes.
    En 5 ans nous avons consulté pléthore de spécialistes :
    En premier lieu le médecin de famille qui ne savait pas quoi dire.
    Puis le psychologue scolaire.
    Expérience absolument détestable pour toute la famille qui s’est soldée par un conseil pour le moins abracadabrant consistant à faire changer de place notre enfant à table. En désespoir de cause nous l’avons fait … pour le résultat que n’importe qui peut imaginer …
    Nous avons consulté une autre psychologue, sans aucun résultat, nous avons consulté un ophtalmo, car on soupçonnait des problèmes de vue, une orthophoniste, il a fait des séances de graphothérapie pendant un an.
    Aucun résultat, les notes dégringolaient d’année en année.
    Le collège voulait l’envoyer dans une filière pro, alors que ça ne l’attirait pas, nous l’avons donc fait redoubler en changeant de collège, puis changement de lycée.
    Nous avons continué de chercher comment l’aider et nous avons donc essayé un autre psychologue spécialisé dans les difficultés scolaires qui lui a fait passer un test de QI.
    Grâce à ce psychologue et au test de QI tout a changé.
    Tout a changé parce qu’il a repris confiance en lui « ah, mais je ne suis pas débile » , mais surtout parce que grâce aux tests, le psychologue a identifié des problématiques précises et qu’il nous a donné des recommandations pour le lycée.
    Nous avons eu la chance que le lycée accepte les recommandations et les trouve pertinentes au point de les adopter pour toute la classe.
    Le résultat c’est que d’élève en difficulté facilement pris en grippe par les enseignants il est devenu bon élève et la coqueluche du corps enseignant. Il est maintenant dans le supérieur et il est très épanoui dans ses études.

    Mon enfant n’est pas un cas isolé, nous avons conseillé le psychologue à plusieurs connaissances qui avaient des enfants en difficulté et le résultat a été le même à chaque fois : des parents et des enfants soulagés qui se remettent à faire des projets d’avenir.

    Contrairement à ce qui est écrit dans l’article, je prétends que les tests de QI devraient être pris en charge par la collectivité et que tous les enfants devraient pouvoir en bénéficier.
    Mais comme je l’ai écrit plus haut je prétends également que tous les professionnels ne se valent pas.
    Le psychologue nous avait recommandé de consulter une neuropsychologue, ce que nous avons fait pour un résultat nul, elle n’a su que reprendre le dossier et les conclusions de son collègue.

    Nous avons donc été confrontés à 1 bon psychologue sur 4 consultés …si cette proportion est générale, elle peut expliquer en partie l’erreur d’analyse de monsieur le sociologue ...
    A bon entendeur ...

  122. Samuel dit :

    Que de certitudes, vous êtes à des années lumières du terrain...

  123. Anonyme dit :

    Mon dieux ! Et pas un mot sur le bien-être de l'enfant ! Les parents sont avant soucieux du bien être de leur enfant. Personne n'a rien contre l'école. Mais si votre enfant n'a aucun amis a son anniversaire et passe 100% de son temps à l'école seul et a se faire railler par les autres, il faut bien que nous parents prenions les choses en compte. Trouver un environnement adapté à son enfant, avec des camarades qui le comprennent et avec qui il peut interagir, c'est là le but des parents.
    Et bien dépourvu, il n'y a malheureusement pas beaucoup d'outils pour nous aider (et à ce que je vois sûrement pas des spys en tout cas).

  124. Dinhora dit :

    Excellente analyse

  125. Anonyme dit :

    Lorsque la correlations ne vont pas dans le sens de l'idéologie, certains sociologues sont prompts à rappeler que correlations n'est pas causalité. Mais ici, avec une grande légèreté, la corrélation entre classes sociales et QI permet directement de conclure que l'éducation a une influence immense et que l'hérédité ne fait presque rien.

    Bien sûr le cerveau est plastique et les observations in vivo montrant des différences objectives entre individus ne permettent pas de trancher entre inné et acquis. L'auteur théorise que les tests mesurent essentiellement le bagage acquis ou le résultat d'un entraînement.

    Cette théorie devrait conduire a un écart croissant avec l'âge en fonction des classes sociales, tous les bébés partant du même point de départ. Cependant il existe des tests adaptés aux jeunes enfants et les études ont montré une remarquable stabilité du QI mesuré au fil du temps. Le vocable politiquement correct à une époque des enfants précoces n'est pas la réalité d'une différence qui persiste à vie et qui est d'ailleurs décorrélée du parcours scolaire, souvent cahotique, et de la vie adulte de ces enfants.

    Si certains groupes de la société ressentent le besoin d'avoir un plus grand contrôle sur l'école en faisant passer des tests à leurs enfants, c'est aussi parce que l'école ne fait plus d'elle-même ce travail de promotion qui permettrait à tous les jeunes d'aller au bout de leurs possibilités. La seule chose mise en évidence par l'étude, c'est que les gens riches ont les moyens de faire passer des tests coûteux à leurs enfants.

    Elie Cartan, célèbre mathématicien contemporain d'Albert Einstein, normalien, député, était issu d'une famille de forgerons dans les Alpes. Et jusqu'aux années 60 l'inspection académique assurait les études des élèves les plus brillants détectés dès le primaire, y compris dans les écoles des villages les plus reculés où seule la culture populaire et folklorique était accessible. Il n'était pas rare que les parents ne sachent pas écrire. La contrainte était la vie en internat dès le collège: on ne peut pas tout avoir.

    Les tests sont coûteux (300-500€) et excluent de fait les familles modestes, mais l'association Mensa fait passer des tests qui pourraient convenir dans certains cas, pour moins de 20€. Si l'éducation nationale orientait les élèves (en souffrance inexpliquée) vers l'association, il serait possible d'atteindre une plus grande diversité. Malheureusement l'association ne dispose pas de tests adaptés aux jeunes enfants, faute de moyens.

    Avant d'écrire des études sociologiques imprégnées de préjugés et de contribuer à discréditer la profession, l'auteur aurait pu s'éloigner de ses fréquentations des beaux quartiers de Paris et contacter la Mensa. Il aurait alors découvert que les bons résultats aux tests de QI ne sont pas corrélés du tout à l'origine sociale. Il aurait découvert que sur une population testée dans le top 2% de l'intelligence mesurée par les tests, au moins la moitié a été en échec scolaire ou opprimée par une idéologies niant la réalité, comme ce travail de "recherche". Dans leur recherche de sens, ils ont souvent des carrières discontinues avec des emplois relativement peu rémunérés. Il y croiserait des marginaux, des personnes ayant vécu à la rue, des autistes, des artistes qui côtoient des ingénieurs ou des docteurs en astrophysique. En revanche tous ont un vocabulaire riche et une réflexion raffinée.

    Ça que l'étude met en évidence, c'est que l'éducation nationale en ayant par idéologie soixante-huitarde abandonné il y a 50 ans son rôle de promotion et de renouvellement des élites, a ainsi fait apparaître un système concurrent inaccessible aux plus modestes, qui facilite la reproduction sociale.

  126. Chris dit :

    Cet article ne prend pas une seul seconde en compte les difficultés psychologiques du Hpi, ni de ses parents. Et encore moins du fait que ses parents découvrent à cette occasion qu'ils peuvent l'être. L'interviewé le dit lui même : l'acquis n'est pas négligeable.
    Il y a donc à la base un angle mort, basé sur une contre vérité flagrante : le diagnostic n'est pas tant pour faire sauter une classe que pour apprendre à comprendre et à gérer son enfant.
    Bien sûr il y aura toujours des parents pour surestimer leur enfant et acheter leur saut de classe. Même si dans la réalité, je peux vous promettre que les écoles s'en foutent pas mal de l'étiquette HPI.
    Mais il y a surtout des parents démunis face à des enfants exigeants.

    Et ça, il est clair que votre interlocuteur n'a pas la moindre connaissance sur ce domaine.

  127. G dit :

    Cet article m’a donné envie de réagir. En tant que parent certainement « riche » d’un enfant HPI, je peux vous assurer de la réalité certainement biologique du phénomène. Avant d’avoir un tel enfant, je n’y croyais pas, me disant que la réussite scolaire est surtout une question de travail, mais aujourd’hui avec un enfant HPI et un enfant « normal », je vois la différence dans la capacité de compréhension, la curiosité…

    Oui, je l’ai stimulé, enfin j’ai beaucoup répondu à ses questions mais j’ai eu la même attitude avec mon autre enfant normal (le 2nd). Je ne peux que constater que mon premier est différent. 2 fois, des adultes HPI qui l’on côtoyé (lors d'activité extra scolaire) m’ont dit qu’il fallait le faire tester (ce qui avait déjà été fait), et plusieurs de ses enseignants en primaire m’ont dit qu’il n’avait jamais eu un tel élève. Je pense donc qu’il y a une réalité du phénomène et qu’elle est perceptible sans test de QI.

    Par rapport au test et au pouvoir sur l’école. L’article me laisse perplexe. Personnellement, mon gamin a été testé à la demande de la maitresse de CP par la psychologue scolaire qui a proposé de lui faire sauter 2 classes : de CP à CM1. Ok, je tire une certaine fierté d’avoir un gamin reconnu comme plus intelligent que la moyenne, mais ce qui m’importe c’est qu’il fasse de bonnes études pour avoir le bon diplôme. Et là, je ne sais pas trop ce que lui faire sauter 2 classes apporte à part un risque de le mettre en difficulté. Nous lui avons fait sauter une seule classe pour qu’il s’ennuie moins, puis l’avons mis dans un établissement privé un peu exigent en 4ème (le collège public ne nous semblant pas le stimuler assez). Le changement de collège lui a demandé un peu de travail pour redevenir premier de sa classe, depuis il travaille plus pour préparer l’avenir (prépa) que pour ce qu’on attend de lui aujourd’hui.

    Je ne nie pas que certainement une partie des HPI sont diagnostiqués par des psy privés à la demande de leur parent, mais j’ai du mal à voir quel pouvoir ce diagnostique donne sur l’école, il peut effectivement appuyer une demande de saut de classe, mais quel avantage apporte un saut de classe ? Au collège, où les HPI qui n’ont pas pris l’habitude de travailler peuvent se retrouver en difficulté (d’après la littérature sur les HPI), le diagnostique va peut être permettre de comprendre l’origine des difficultés, va peut être rassurer l’enfant sur ses capacités et le décider à travailler. Si l’enfant obtient grâce à ce diagnostique un passage dans la classe supérieure mais ne se met jamais au travail, quel avantage a-t-il réellement gagné? Les grandes écoles ne délivrent pas de diplôme sur la base d’un diagnostique HPI…à un moment donné, le gamin issu d’une famille riche ou pauvre, diagnostiqué ou pas HPI alors qu’il l’est ou ne l’est pas va devoir faire ses preuves sur une copie. Là, celui issu d’une famille aisée aura plus de chance mais ça n’a rien à voir avec un diagnostique HPI obtenu en payant.

    Il y a certainement un plus grand avantage à obtenir un diagnostique de « dys » qui donne droit à un tier temps, qu’à un diagnostique de HPI.

  128. Anonyme dit :

    Mon petit fils a été toujours été qualifié de "zèbre"par ses instituteurs.
    Cela depuis la maternelle.
    Ce sont eux qui demandaient avec insistance à ses parents ,qui freinaient des 4 fers ,de le faire passer en classe supérieure.
    Depuis qu ils ont accepté ( pourtant à contrecoeur) il est beaucoup plus calme et épanoui à l école .
    Je trouve que cet article adopte un point de vue curieux,qui ne reflète pas toujours la réalité.

  129. Anonyme dit :

    Bonjour
    C'est bien ce que je pensais. Une histoire de gros sous.
    Dans le monde il y a beaucoup de Mozart ou d'Einstein qui s'ignorent, car élevé dans des milieux défavorisés.
    J'en vois autour de moi des parents qui qualifient, sérieusement, leur enfant de HPI.
    C'est bon pour l'ego, des enfants et des parents.
    Bien cordialement
    Alain

  130. Josse dit :

    En tant qu'orthophoniste, je peux assurer que l'on retrouve des Dyslexiques, des TDAH et des HPI dans TOUS les milieux et que cela entraîne une vraie souffrance pour ces familles. Heureusement que le système scolaire a mis en place les accompagnements nécessaires pour ces enfants et ces familles ! Et, non, l'argent ne résout pas tout....

  131. Pierre Yves dit :

    Merci pour cette analyse que je partage intégralement. Les travaux de Bourdieu sur le rôle réel de l'école (en particulier les héritiers), m'ont toujours frappé par leur pertinence toujours actuelle.
    Le phénomène HPI est une illustration des mécanismes de discrimination qu'il décrit je crois.

  132. Anonyme dit :

    Il m'est arrivé d'avoir un élève au ce2 ayant 2 ans de moins que les autres, capable de mieux réussir les exercices et de retenir les apprentissages que les autres élèves de ma classe. Il a été avancé par le réseau psychopedagogique qui travaillait sur le secteur de l'école. Il ne s'agissait pas de tests payants de la part des parents, mais d une demande de ses enseignants. Ceci se passait à l'école publique. L'enfant avait le développement psychomoteur d'un enfant de son âge. Des conflits apparaissaient parfois car ses camarades supportaient mal ses notes superieures, son aisance en lecture, mais raillaient ses difficultés psychomotrices. Cet exemple vécu montre que votre article est orienté.

  133. Isabelle dit :

    Bonjour je m'appelle Isabelle est je suis précoce, mais j'ai aussi été diagnostiqué hpi et hpe.
    Est-il possible d'échanger avec le chercheur Wilfried Lignier, je suis capable de décrire tout les fragments important ainsi que les pensées à chaque étape de mon évolution jusqu'a maintenant, et c'est pas fini ... Et en bref j'aimerais pouvoir échanger avec ce chercheur , l'expérience ce vie avant tout et l'analyse évoquer par ce chercheur comporte quelques confusion ou/et mauvaises interprétation.
    En attente d'une réponse, je vous envoie mes sincères salutations.
    Cordialement

  134. Moonshine dit :

    Je trouve cet article très culpabilisant pour les hpi, avec de fortes approximations sur ce sujet complexe, qui n'a visiblement été vu qu'en superficie. Quel dommage ! Les HPI sont en général des personnes modestes qui ont du mal à croire à l'identification comme tel, souffrent d'un mal être depuis l'enfance, ont un fort besoin de se fondre dans la masse, quitte à brider leur intelligence. Cette identification apporte une compréhension personnelle, rattache à un groupe, permet d'aider à gérer les côtés négatifs de cette sureffiscience mentale.

    - Un zèbre en cours d'identification -

  135. Anonyme dit :

    Est-ce vraiment plausible de juger le terme HPI seulement par son côté "positif" en le voyant comme une médaille de mérite quand se dernier s'accompagne en réalité de nombreux troubles pour l'enfant concerné ? Il semble totalement hypocrite de réduire HPI à un terme social désirable quand de nombreux enfants connaissent des conséquences pénibles de cette condition au niveau de la santé mentale (HPI s'accompagne souvent d'une inclinaison aux troubles dépressifs et d'anxiété), et s'est à s'en demander s'il s'est renseigné auprès d'enfants HPI ou auprès de psychologue connaissant le sujet. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les parents payent souvent un psychologue et préviennent souvent les établissements scolaires. Ce n'est pas pour se vanter ou simplement en apprendre plus sur la condition pour la mettre en avant, mais au contraire pour le bien être de l'enfant en lui offrant un support et en lui donnant les clés pour mieux gérer sa condition.
    Quant à l'argument des garçons étant plus souvent diagnostiqués que les filles, il s'agit bien d'un problème social quant à la condition, mais cela n'a rien à voir avec une question de supériorité sociale. Il s'agit d'un problème similaire à celui de diagnostic du spectre autistique, qui est l'attribution des caractéristiques autistiques et HPI aux filles par stereotype. On attends déjà des filles d'être ouvertes à la lecture, même très jeune, à être douée à l'école dans toutes les matières, à étre plus réfléchies et matures que les garçons. C'est pourquoi beaucoup de filles HPI ne sont pas diagnostiquées proportionnellement aux garçons. Ce n'est en rien une preuve d'une fabrication sociale mais aux contraires une preuve que ces jeunes filles continue de montrer les conséquences de la conditions HPI sans pour autant être diagnostiquées.
    Il est possible en effet que certaines personnes profitent de leur place sociale et de leur pouvoir financier pour influer sur l'éducation de leur enfant. Le QI peut en effet en partie être impacté par l'éducation reçue et donc par le milieu social. Mais quel que soit le cas cela résulte en une condition réelle, pas seulement bénéfique à l'enfant mais au contraire parfois destructrice et qui ne s'arrête pas subitement à la sortie du système scolaire comme beaucoup semblent le penser. Un adulte autrefois enfant HPI est toujours HPI dans sa vie adulte, fait face aux mêmes contraintes et ne reçois pas en retour le même support "privilégié" que durant sa scolarité.
    Le problème que vous soulevez n'est pas celui d'un faux diagnostic et d'un égo grandissant de la par des hautes classes sociales, mais celui du manque de support et d'accès pour tous au services médico-sociaux notamment dans la santé mentale, à la fois pour pouvoir diagnostiquer et aider de manière appropriée les enfants qui le nécessitnt. Cela trahi également un cruel manque de connaissance du grand public face à la condition, et un manque de recherche évident de la par même des professionnels.

  136. Anonyme dit :

    Un magnifique raccourci bien loin de la réalité... l'école ne doit pas être égalitaire mais équitable ! HPI,TDHA,TSA,DYS ne sont pas des luttes de classes ou politiques mais bien souvent de véritables handicaps !! Ne vous en déplaise, les différences existent !

  137. Anonyme dit :

    Des propos violents à nuancer. Non, la phénomène “HPI” n’est pas un fantasme de la bourgeoisie, il y a bien des enfants et des ados en souffrance dans le système éducatif et qui présentent des besoins particuliers sur lesquels l’école doit se pencher pour les mettre en situation de réussite. L’éducation nationale n’a pas besoin de polémiques stériles alimentées par des séries télévisées et du phénomène de mode qui en découle. Il est naturel que la sociologie s’intéresse à ce phénomène mais il ne faut pas pour autant raconter n’importe quoi par méconnaissance du sujet. Des dérives existent du côté des prises en charge thérapeutiques et un business s’est malheureusement développé comme à chaque fois qu’on met le projecteur sur un sujet d’actualité qui interpelle la société. Au lieu de semer le doute quant au bien fondé de s’interroger sur ces jeunes au profil singulier, essayons plutôt de nous poser les bonnes questions relatives à leur échec scolaire possible et surtout sur ce que pourrait apporter un travail partenarial intelligent entre l’enseignement et la recherche.

  138. Anonyme dit :

    Position absurde. Il est probable que quelques parents aisés obtiennent de faux certificats. Comme quelques citoyens font des hold-up ou pratiquent la profession de pickpocket. Ce monsieur doit soit affirmer que la notion de HPI est un leurre et qu'il n'y a aucun HPI. Soit admettre l'existence de psychologue qui font sérieusement leur boulot avec les parents riches aussi.

  139. Anonyme dit :

    Parent d'enfant concerné par un trouble, il y a des choses on ne peut plus vraies dans ces propos.

    Mais il faut aussi reconnaître quelque chose: qu'elle que soit la singularité de l'enfant, facilitatrice ou handicapante, elle est terriblement difficile à faire reconnaître (et, surtout, prendre en compte !) aux acteurs de l'Ecole.
    Surtout qu'il faut s'y recoller chaque année, hé oui, même sans changer d'école.
    Comme si on demandait la lune (une individualisation totale) et un travail de préparation de dingue, qui risquerait de faire passer les gens en burnout tellement la surcharge de travail est incroyable...

    Certes le métier d'enseignant n'est pas facile, il n'y a pas de moyens, et il y a trop d'enfants à gérer, mais je préfère qu'on me dise cela APRES avoir essayé. Car il y a nombre de choses simples à faire avec un minimum de volonté...
    Et puis ça peut resservir pour les années d'après, c' est tout de même un métier avec une certaine répétition qui permet de capitaliser l'effort fourni précédemment.

    Du coup, les parents en sont réduits à mobiliser ce(ux) qu'ils peuvent pour faire bouger ce(ux) qu'ils peuvent, car le temps passe et l'enfant grandit d'1 an chaque année.

    Enfin, dernière chose, vous avez parfaitement raison: cela coûte très cher.
    Une source d'inégalité supplémentaire, qui devrait raviver les idéaux du corps enseignant...

  140. Anonyme dit :

    Je suis globalement assez d'accord... mais c'est aussi une conséquence de la moindre exigence des programmes actuels... et de l'orientation politique et dogmatique de ceux ci... plutôt qu'orienter les programmes vers des choses plus naturelles.
    beaucoup d'enfants s'ennuient vraiment et veulent vraiment faire davantage de concret. C'est d'ailleurs une des caractéristiques essentielles propre à tous les enfants... ils posent toujours pleins de questions
    Mais cette curiosité naturelle est parfois freinée par les parents qui demandent explicitement à l'enfant de se taire, ou lui mettent un téléphone ou ordinateur dans les mains pour être tranquilles
    Du coup, l'écart se creuse...
    Il faut réduire les effectifs... se concentrer sur l'essentiel... afin que tous l'aient .... l'accessoire peut être laissé aux parents .. aux écrans...

  141. Anonyme dit :

    Augmenter son pouvoir face à l'école.. devrait être donné à tous. Sinon c'est reconnaître que l'école est un asservissement, au lieu d'être la concrétisation du droit à l'instruction, et un vecteur d'émancipation.
    Etre reconnu dans sa singularité devrait être donné à tous. Qu'on prétende cerner ce qu'est l'intelligence ou pas, force est de constater qu'il existe des fonctionnements, peut être pas meilleurs, mais différents, et que l'école broie les profils non adaptés.
    Cet article prend le problème à l'envers. Le problème c'est que l'école propose un modèle unique, nuisible pour certains. Le problème c'est qu'elle ait un fonctionnement si rigide que pour se voir appliquer un traitement adapté à ses spécificités, il faille passer par un diagnostic médical.
    Bénéficier d'une instruction adaptée n'est pas un traitement de faveur, c'est juste un dû de la société envers les individus.
    Le fait que seules les plus favorisés puissent s'en sortir n'est qu'une conséquences de ces problèmes liés au fonctionnement scolaire, ce n'est pas le problème en soi.
    Si l'école était souple et adaptable, capable de proposer une diversité d'approches, il n'y aurait nul besoin de diagnostics, et toutes les strates de la société y trouveraient leur compte.

  142. Anonyme dit :

    Une analyse qui ne prend en compte que ceux qui font tester leur enfant par tactique et non pas ceux qui essayent de comprendre pourquoi leur enfant est différent, s'adaptant difficilement au système scolaire ou vivant en décalage avec ceux de son âge. Expérience vécu par moi même et mon fils. C'est une tentative de comprendre certain comportement. Il s'agit souvent de personnes qui souffrent de leur inadaptation, qui se devalorise et qui sont broyés par un système scolaire qui ne laisse pas de place à la singularité. Comme souvent il y a des excès ou une instrumentalisation par certains flairant le bon filon. On peut ne vouloir s'interesser qu'à eux mais cela n'est pas révélateur de bcp de personne que je connais.

  143. Anonyme dit :

    Excellent article.Je suis psychologue ( psychanalyste en libéral) et j'ai travaillé 15 ans comme psychologue scolaire. Je suis extrêmement d'accord par cette analyse qui rejoint mon expertise en la matière !!! Merci!

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