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Manger 20 % de viande de bœuf en moins, c'est 50 % de déforestation évitée d’ici 2050

Pour celles et ceux qui n’envisagent pas de renoncer à l’entrecôte, une donnée peut vous intéresser : en réduisant à peine votre consommation de viande de bœuf, vous pourriez participer à réduire la crise du climat. Rien que ça.

Depuis quelques mois, le GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) publie de nombreux rapports de recherches à la fois prospectifs et concrets sur l’état des lieux climatique de la planète. Mais plutôt que d’orienter l’intégralité de leurs travaux sous l’angle d’un constat dramatique, les chercheurs ont mis un point d’honneur à donner des pistes viables pour changer le cours des choses, à court terme. Entre autres, le passage à l’énergie solaire ou éolienne est principalement préconisé par le rapport, suivi peu après par cette phrase :  « passer à des régimes alimentaires sains, équilibrés et durables ». Une phrase détaillée par la suite, suivant le constat que certaines productions agricoles et alimentaires participent massivement au réchauffement climatique, à commencer par la viande de bœuf.

41 % de la déforestation tropicale annuelle liée à l’élevage de bovins

Aujourd'hui, changer nos usages de production alimentaire à grande échelle pourrait avoir un effet exceptionnel sur la crise climatique. Actuellement, près de 26 % des émissions de gaz à effet de serre sont liées à la production alimentaire. Et sans surprise, le bétail pèse lourd dans l’équation. En effet, les ruminants comme le bœuf ou le mouton sont en tête des élevages aux taux d’émissions de méthane les plus élevés : une vache émettrait près de huit fois plus de gaz qu’un poulet, voire 25 fois plus que du tofu par exemple. De plus, la répartition des terres agricoles est grandement influencée par l’élevage quand près de 80 % des terres agricoles sont destinées aux pâturages pour nourrir les bêtes. Et selon le rapport, l’expansion de ces pâturages serait la cause directe de près de 41 % de la déforestation tropicale annuelle.

La solution ? Moins de viande, plus de microprotéines 

À notre échelle, un effort ne serait-ce que léger pourrait changer la donne. Selon la revue Nature, réduire notre consommation de viande bovine de 20 % pourrait baisser les taux de déforestation prévus d’ici 2050 à hauteur de 50 %. Pour cela, le recours à des microprotéines de substitution, du maïs au tofu, pourrait être préconisé. Car si leur consommation ne dégrade pas nos régimes, leur mode de culture pèse surtout bien moins lourd en gaz à effet de serre, selon Florian Humpenöder, chercheur à l'Institut de recherche sur l'impact climatique de Potsdam en Allemagne. Dans le cas précis, la qualité de cette solution réside surtout dans son réalisme à court terme, permettant d’éloigner le public de l’éco-anxiété pour tendre vers l’action par un effort réalisable.

Source : Wired

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