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Shia Laboeuf qui court dans des bureaux

Une entreprise recevra 89 demandes liées au RGPD chaque mois !

Le 19 févr. 2018

Le Règlement général européen sur la protection des données entre en vigueur le 25 mai. Il permettra l’application de nombreuses pratiques comme le droit à l’effacement, mais il oblige surtout les entreprises à s’adapter et, à quelques mois de sa mise en place, une bonne partie d’entre elles n’est pas prête.

Dans moins de quatre mois, le Règlement général européen sur la protection des données sera effectif. Voté par le Parlement européen en avril 2014, il devrait permettre aux citoyens de l’UE de dormir relativement mieux, sachant leurs données en sécurité.

Ça, c’est pour la théorie ; dans les faits, un grand nombre d’entreprises est loin d’être préparées à son entrée en vigueur.

27 %
Pas convaincu ? C’est simple : 27% des entreprises françaises « ne sont pas certaines » de savoir où sont stockées toutes leurs données.
L’étude, réalisée par Senzing, société de tech logicielle, permet de se rendre compte de l’ampleur des dégâts à venir et de la désorganisation des boîtes devant ce nouveau défi. À l’heure actuelle, 27% seulement des entreprises interrogées se disent « préoccupées » alors que 26% d’entre elles sont très confiantes quant au transit et stockage de leurs données.

Étant donné le montant des sanctions en cas de mauvaise ou non application de la RGPD (jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires annuel global), il serait de bon ton de se préparer.

Pour autant, 24% des sondés estiment que les sanctions financières n’auront aucun impact

Une nouvelle charge colossale

Il faut dire que l’application de la RGPD nécessite une véritable réorganisation de la part des entreprises. D’après l’étude, en moyenne, une entreprise recevra 89 demandes liées au RGPD chaque mois. Elle devra ensuite fouiller dans 23 base de données, chaque recherche prenant environ 5 minutes. Cela représente 172 heures de travail par mois, soit 8 heures par jour. Si l’on se fie à la moyenne, chaque entreprise devrait donc recruter un salarié supplémentaire.

Pour les grandes entreprises, le constat est encore plus alarmant.

Avec 246 demandes par mois, les recherches (d’environ 7 minutes) concerneraient 43 bases de données pour 1 259 heures de travail supplémentaire. Au total, 7,5 employés seraient nécessaires au traitement des demandes liées à la RGPD.

L'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage

Malgré ces chiffres, les entreprises ne semblent pas conscientes des dangers encourus.
34 %
34% des individus interrogés seulement sont conscients des amendes financières éventuelles pour non-conformité.
Les boîtes françaises n’ont pas non plus l’air de se presser pour s’organiser d’ici au 25 mai. La majorité des entreprises (52%) ne connaissant pas leur futur plan d’action ou disent être déjà en configuration optimale.
16 %
Ils sont tous de même 34% à prévoir une réorganisation de leur système de données informatiques et clients et 16% vont externaliser la gestion à un tiers.
Heureusement, les firmes françaises peuvent se rassurer ; comme souvent, il y a pire : 60% des entreprises de l’Union Européenne seraient « à risque » ou « en difficulté ». Ce pourcentage pourrait se traduire par des dizaines (au bas mot) de milliards d’amendes.


Méthodologie : L’étude (qui consiste à trouver le maillon manquant dans la conformité au RGPD), est basée sur les avis de plus de 1 000 cadres supérieurs d’entreprises au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Espagne et en Italie.


 

Commentaires
  • Ces chiffres sont complètement sous estimé. La demande de portabilité des données va générer des milliers de demandes mensuelles dans les utilities.

  • Ces chiffres sont complètement sous estimé. La demande de portabilité des données va générer des milliers de demandes mensuelles dans les utilities.

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