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un hamburger et des frites

Alerte ! En 2045, un quart de la population mondiale sera obèse

Le 23 mai 2018

L’obésité sera-t-elle une pandémie mondiale ? C’est ce que laissent craindre les résultats d’une étude présentée lors Congrès Européen de l’Obésité de Vienne le 23 mai 2018.

Ça n’aura échappé à personne, l’obésité est l’un des fléaux sanitaires de notre époque. Et si la tendance se confirme, en 2045, c’est près d’un quart de la population mondiale qui pourrait souffrir de ce mal. En 2016, l’OMS estimait que les obèses représentaient 13% des habitants de la planète, soit 650 millions de personnes. Cette nouvelle étude conduite par des chercheurs danois et britanniques révèle que dans quelques années, la proportion de personnes obèses dans le monde pourrait atteindre 22%.

Les projections diffèrent selon les pays. Sans grande surprise, aux Etats-Unis, c’est plus de la moitié des citoyens qui pourraient être touchés par l’obésité en 2045 si rien n’est fait. A titre de comparaison, les Américains obèses représentaient 39% de la population du pays en 2017.

Il est donc urgent de réagir. Cependant, la solution à cette épidémie globale passe d’abord par des acteurs locaux, à l’échelle de chaque nation, voire de chaque ville pour changer nos habitudes alimentaires. « Tous les pays sont différents, d’un point de vue génétique, social et environnemental ; il n’y a pas de solution unique. Chaque pays doit trouver la stratégie qui lui convient le mieux. » explique Alan Moses qui a participé à l’étude.

Le nombre d’obèses ne cesse d’augmenter et, depuis quelques années, le phénomène ne touche plus seulement les pays aux PIB élevés. Pourtant les risques liés à la maladie sont nombreux : augmentation du risque d’accidents cardio-vasculaires, hypertension artérielle et surtout diabète. La prédiction inquiétante de l’étude s’accompagne d’une prévision de l’augmentation des diabètes de type 2. En 2017, 9% de la population mondiale était atteinte de cette maladie. D’après les chercheurs, en 2045, 12% de la population en souffrira soit une personne sur huit.

Le modèle de projection utilisé par les chercheurs suggère que pour stabiliser le taux de diabète à 10%, le taux d’obésité mondial doit baisser d’un quart d’ici 2045 pour atteindre « seulement » 10%. C’est pas gagné.

« Malgré les problèmes que posent l’obésité et le diabète, la tendance peut encore être inversée. Mais il faudra des actions fortes et coordonnées. » souligne Alan Moses.

En France, on nous rappelle de ne pas manger trop gras, ni trop sucré dès qu’on essaie de nous vendre un yaourt. Et les étiquettes colorées nutri-score ont fait leur apparition sur nos emballages Est-ce que ce sera suffisant ? Pas sûr.

 

Crédit image : Getty Images

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