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Des employés de bureau se détendent
© Photographie : Paul Nicoué © Le Carreau du Temple 2018

Une voyante, un faux Chief Happiness Officer… ces artistes qui interviennent en entreprise

Le 10 juill. 2019

Après des mois d’immersion en entreprise, quatre artistes ont dévoilé leur vision du monde professionnel avec une œuvre d’art. Drôles, souvent ironiques, parfois lunaires ou extra-lucides : chacune d’entre elles était présentée au Carreau du Temple lors de la biennale PACT(e).

Mon premier s’est transformé en Chief Happiness Officer et a fini en burn-out, mon deuxième s’est pris pour une donnée dans une boîte de data science, mon troisième a lu l’avenir de salariés dans des tasses à café, mon quatrième a étudié les êtres qui peuplent un espace de coworking… Mon tout ? Un artiste qui débarque en entreprise. Au Carreau du Temple, la Biennale PACT(e) présentait les œuvres de créateurs pluridisciplinaires. Nous y découvrions Florent Audoye, Hortense Soichet, Igor Antic et Romain Gandolphe, quatre artistes ayant fait le choix de l’immersion dans le monde du travail. Loin de l’étonnement naïf et « exotique », ils en livrent leur vision en fiction, le questionnent avec leur sensibilité et imaginent, parfois, des futurs possibles.

Romain Gandolphe se prend pour une donnée

En résidence chez Ekimetrics (2018).

De Paris à New York en passant par Hong Kong et Londres, Romain Gandolphe a pas mal bourlingué pour comprendre la vie d'une donnée. En résidence chez Ekimetrics, société spécialisée en data science, il en décrit le cheminement complexe – sous la mer, dans les airs, à la maison, dans nos bureaux... en vidéos. Tantôt récitant des lignes de code, tantôt vulgarisant ce qu'est le Big Data, l'artiste explore de nouveaux champs sémantiques avec beaucoup d'humour. 

Igor Antic lit l’avenir dans vos tasses à café

En résidence chez Eurogroup Consulting (2008).

Cabinet de conseil en stratégie basé à la Défense, Eurogroup Consulting a accueilli Igor Antic, artiste franco-serbe connu pour aimer créer « sur place ». Après des mois d’observation, de réunions et de séminaires, il transforme un bureau en atelier et imagine différentes installations, la plupart détournant ou s’appropriant l’atmosphère corporate d’une tour de bureaux. Avec sa performance Urgent et Confidentiel, il fera même appel à une voyante pour prédire l’avenir d’un projet mené par les consultants d’Eurogroup à la SNCF... grâce au marc de leurs tasses à café. tasse à café et voyance

Igor Antic, Urgent et confidentiel, 2008, tirage sur dibond, 60 x 90 cm
© Igor Antic

tasse à café et voyance

Igor Antic, Urgent et confidentiel, 2008, tirage sur dibond, 60 x 90 cm
© Igor Antic

Hortense Soichet photographie vos coworkers

En résidence au Onzième Lieu, 2018-2019

Espace de coworking dédié aux travailleurs indépendants, le Onzième Lieu accueillait la photographe Hortense Soichet. Elle y a étudié les mutations liées au monde professionnel, la fragmentation des tâches et des espaces de travail ainsi que les nouvelles relations qui régissent et font vivre ces espaces partagés. Elle a aussi interviewé, filmé et photographié les usagers du Onzième Lieu, s'intéressant à la diversité de leurs profils et méthodes de travail. 

 

Les bureaux du Onzième lieu, espace de coworking, résidence PACT(e) d’Hortense Soichet au Onzième Lieu, Paris, 2018. ©Hortense Soichet 2018

Les bureaux du Onzième lieu, espace de coworking, résidence PACT(e) d’Hortense Soichet au Onzième Lieu, Paris, 2018. ©Hortense Soichet 2018

Les bureaux du Onzième lieu, espace de coworking, résidence PACT(e) d’Hortense Soichet au Onzième Lieu, Paris, 2018. ©Hortense Soichet 2018

Florent Audoye se prend pour un CHO dépressif 

En résidence à la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises, 2018).

Florent Audoye en résidence PACT(e) à la CPME Paris Île-de-France, 2018 / Photographie : Paul Nicoué © Le Carreau du Temple 2018

S’il y a bien une chose que l’artiste Florent Audoye nous rappelle, c’est que le bonheur au travail est une notion bien fragile. En résidence pendant deux mois à la CPME, l’artiste a fait le pari de devenir « Chief Happiness Officer » (CHO) ou « chargé du bonheur » comme il le dit lui-même. Au départ sceptique quant à cet intitulé de poste, il finira par prendre son poste au sérieux : « J’ai été piégé par mon propre rôle, parce qu’en face de moi, il y avait des humains. » Le reste de son histoire, ici.

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