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atelier des lumières Klimt

L'Atelier des Lumières : ça vient d'ouvrir, on a testé et c'est grandiose

Le 12 avr. 2018

Pour son ouverture, le premier centre d’art numérique de Paris a mis le paquet en nous offrant une plongée dans la Sécession viennoise et les œuvres romantiques de Klimt. Et c’est beau à couper le souffle. Coup d'envoi le 13 avril !

Découvrez l’Atelier des Lumières, premier centre numérique à Paris

Dans une ancienne fonderie logée entre Bastille et Nation, l’Atelier des Lumières, cousin des Carrières de Lumières aux Baux-de-Provence, propose des cycles d’expositions immersives majestueuses. 3 300 m2 de surface de projection, 140 vidéoprojecteurs, 50 enceintes... ici, la tech est omniprésente mais totalement invisible. Dédiée à la Vienne du 19ème, à la Sécession et à ses artistes anticonformistes, son inauguration nous laisse encore rêveurs. Entrons.

Ici, c’est au public d’occuper l’espace. En attendant le premier cycle de projection, on marche, on découvre le lieu et ses 10 mètres de hauteur sous plafond. Et il faut bien reconnaitre que même dans la pénombre, ça en jette. Après quelques tours du propriétaire, le silence se fait, majestueux, sur l’opéra Tannhäuser de Richard Wagner. Rapidement, les premiers coups de pinceau de Gustav Klimt se répandent comme du lierre, tapissant l’intégralité des murs et se dessinant sous les pas. Il faut marcher encore, s’arrêter, s’asseoir parfois lorsqu’un motif, fugace, apparait et nous frappe avant de disparaitre complètement. Ça y est, on entre au cœur de l’œuvre et on reçoit ses pigments et détails foisonnants en plein visage, ceux-là même qui auraient pu nous échapper dans un musée.

atelier des lumières

« Le lieu est notre point départ, c’est à partir de son histoire, de son architecture que l’on travaille, nous jouons avec. C’est ce qui fait que c’est à chaque fois différent. », explique sur place Gianfranco Lannuzzi, directeur artistique et coréalisateur de la programmation inaugurale. La Halle, pièce principale de 1 500 m2, recèle de pavillons et de recoins cachés qui offrent une perspective différente sur les œuvres projetées. On y trouve une salle avec des jeux de miroirs, une mezzanine pour prendre de la hauteur et même deux vasques d’eau au fond desquelles les images se succèdent, déformées.

De Wagner à Beethoven en passant par Chopin, Puccini et le plus contemporain Philip Glass, la musique joue également un rôle essentiel. Combinée aux technologies de projection, elle contribue à la poésie du scénario, enveloppe le spectateur et renouvelle son approche des chefs d’œuvre de l’histoire de l’art.

« On ne se familiarise pas avec la culture aujourd’hui comme on se l’appropriait hier. Les pratiques évoluent, et l’offre culturelle doit être en phase. La passivité n’est plus de mise, et je suis convaincu que, de plus en plus, on s’approprie l’art par l’expérience d’immersion et par les émotions qu’elle procure. Le mariage de l’art et du numérique est à mon avis l’avenir de la diffusion auprès des générations futures, capable de s’adresser à un public plus jeune et plus large que celui des musées classiques », explique Bruno Monnier, Président de Culturespaces, opérateur culturel privé instigateur du projet.

 

En sortant, on retrouve peu à peu ses repères, on a le sentiment d’avoir vu un film, d’être rentré dans l’infiniment petit de chaque tableau, d’avoir dansé, le temps d’un cycle, une valse viennoise avec le symboliste autrichien, son contemporain Egon Schiele et leur héritier Friedensreich Hundertwasser.

Bref, une expérience hautement sensorielle et très émouvante à découvrir dès aujourd'hui !


Programmation :

Programme long : « Gustav Klimt et Egon Schiele »
Programme court : « Hundertwasser, sur les pas de la Sécession viennoise »
Dans le Studio (dédié à la création contemporaine) : Installation POETIC_ AI - collectif OUCHHH

-Plus d'infos ici -

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