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Un jeune porte portant des bagues aux dents et un sweat à capuche rose
© Myles Loftin

LGBTQ+ : comment les jeunes artistes réinventent la masculinité

Le 19 juin 2019

Défiant les lois du genre et de la masculinité dite « traditionnelle », trois jeunes artistes de la communauté LGBTQ+ présentaient leur travail sur la scène des Cannes Lions 2019.

Ils n’ont que la vingtaine, mais assument déjà ce qu’ils sont : qu’importe leur genre ou leur refus de le choisir, justement. Sur la scène des Cannes Lions 2019, Myles Loftin, Laurence Philomene et Shea Vaughan-Gabor, trois artistes ultra-connectés et intrépides livrent leur vision du monde de façon brute, authentique et volontairement impudique. De la masculinité (sans virilité imposée) au refus de se conformer au diktat du genre, leurs créations dressent le portrait d’une génération qui refuse de se cacher et de se plier aux normes

Myles Loftin : « Quand tu ne te vois jamais représenté, c’est compliqué de t’imaginer un futur »

 
 
 
 
 
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À 20 ans, Myles Loftin est déjà photographe freelance. Étudiant à la Parsons School of Design de New York, le jeune homme milite pour une plus juste représentation de l’identité noire et des personnes marginalisées dans les médias. Vibrante et acidulée, sa série « Hooded » cherche notamment à effacer les stéréotypes qui visent les hommes noirs vêtus de sweats à capuche. En 2018, le jeune photographe réalisait une campagne mettant en avant des athlètes transgenres pour la marque Under Armour. « Notre génération casse les codes. Nous ne rentrons plus dans aucune case, nous sommes nous-mêmes, affirmait-il sur scène. Que l’on se plie ou non aux normes du genre, nous apprécions que la pub capte cette idée de non-conformité. C’est particulièrement important dans l’imagerie qui nous entoure : quand tu ne te vois jamais représenté, c’est compliqué de t’imaginer un futur ».

Collaborations notoires : Adobe, Converse, Polaroid, Ray Ban, Under Armour.

Laurence Philomene « Je ne vois pas le sujet du genre comme une boîte dans laquelle on s’enferme, mais comme un univers qui me permet de me découvrir. »

 
 
 
 
 
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self portrait at my studio, almost a year on testosterone, puberty, 2019 - Hi!! I was recently invited to participate in my first artist residency, which will take place at @inhouse_outerspace near Reykjavik (Iceland) from April 22 to May 1st. During this residency, I will be producing new work for my ongoing project “puberty” documenting my experiences with HRT in correlation with Icelandic folk tales of Huldufólk (“hidden people”), as well as giving an artist talk. I take a lot of pride in being able to support myself 100% with through my art but at this point, I really need help funding this project so I have made a gofundme to cover the travel expenses related to this residency. Anything helps!!! The link is in my bio, and all the info about the project and budget is on there 💖 feel free to share! Thank you all for the support throughout the years, the work that I post here truly is my entire life, and your help means the world to me. 🧡🧡🧡 ps, support trans artists today and EVERY DAY

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Se définissant comme non-binaire, l’artiste et photographe Laurence Philomene confronte son public aux questions d’identité des communautés transgenres. Avec sa série « Lucky », l’artiste explore l’intersexualité et ce que signifie être dans deux sexes. Mêlant expérimentations personnelles et artistiques, Laurence Philomene réalise aussi des autoportraits quotidiens après avoir pris de la testostérone : « La transmasculinité existe aussi et j’aime le montrer en me mettant en scène dans la vie quotidienne. Cela me permet de montrer aux gens que nous avons la même routine, que nous ne sommes pas si étrangers. Je ne vois pas le sujet du genre comme une boîte dans laquelle on s’enferme, mais comme un univers qui me permet de me découvrir ».

Collaborations notoires : Converse, Netflix, Jump from Paper

Shea Vaughan-Gabor : « Je vois la beauté sans genre »

Connue pour son projet d’école devenu viral « The Beautiful Project » (elle y surprend des étrangers en leur affirmant qu’elle les trouve beaux, ndlr), l’actrice et jeune réalisatrice Shea Vaughan-Gabor a choisi l’amour et la diversité comme fil rouge artistique. À la croisée entre documentaires et expérimentations sociales, ses films font tomber les barrières de l’intimité et cherchent à révéler « ce qu’il y a de beau » chez les gens et dans leurs relations interpersonnelles. Elle décline aussi sa recette - le face caméra, la puissance et l’authenticité des émotions - pour des marques.

Collaborations notoires : Converse, Nike, Netflix, Samsung, Facebook

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