habillage
premium1
premium1
Body shaming : une photographe répond à ses trolls et détourne leurs insultes en art

Body shaming : une photographe répond à ses trolls et transforme leurs insultes en art

Le 27 sept. 2018

Dans la série de photos « The Bully Pulpit », la photographe Haley Morris-Cafiero parodie les cyber-détracteurs qui l’ont insulté pendant des années. En se grimant comme eux et en portant leurs insultes en bannière, elle abîme l’anonymat dans lequel ils se complaisent. 

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les femmes se permettent d’être grosses. Elles savent très bien qu’elles seront traitées comme de la merde.
 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 

This wonderful man believes that men will treat like shit if they get get fat. “The Recliner Man.” On view at @unseenplatform at @tjboulting booth. . . #thebullypulpit #contemporaryart #performanceart #stopbullying

Une publication partagée par Haley Morris-Cafiero (@hmorriscafiero) le

Au fil des années, Haley Morris-Cafiero, 42 ans, a sauvegardé plus de 1 000 commentaires haineux. Égrainés dans des mails, des tweets, des messages Instagram ou des commentaires de blog, ils s’attaquent à son physique, et notamment à son poids. Dans l’ombre, la photographe américaine a attendu pour riposter et mûrir son futur projet.

The Bully Puplit, un plaidoyer pour l’intégrité en ligne (et au-delà)

 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 

“Twirl Girl” lives in a fantasy world of coz play and fairy mansions. Today is the last day at @unseenplatform in the @tjboulting booth. . . . #thebullypulpit #contemporaryart #performanceart

Une publication partagée par Haley Morris-Cafiero (@hmorriscafiero) le

Dans sa série « The Bully Pulpit », à traduire par "La Chaire d'influence", elle choisit de parodier 30 de ses détracteurs en se costumant à leur effigie. « En trouvant des photos d’eux en ligne, j'ai recréé leur image à l'aide de perruques, de vêtements et de simples prothèses », explique-t-elle sur son site

« Au lieu de répondre individuellement à des « sourds », je me suis rendu compte que je pouvais les parodier en créant des images et en les publiant sur Internet, en me servant du même canal qu’ils utilisent pour insulter les autres », poursuit-elle.

En guise de touche finale, elle imprime les commentaires qu’elle a reçus sur ses vêtements, comme si elle « sub-tweetait* » elle-même ses détracteurs.

*Le terme désigne un post Twitter faisant référence à un utilisateur sans le mentionner directement, de manière à s’en moquer secrètement.

 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Check out the @nytimes #snapchat to see a short story on the Bully Pulpit. . . . #thebullypulpit #contemporaryart #performanceart #stopbullying #notgoodatsnapchat

Une publication partagée par Haley Morris-Cafiero (@hmorriscafiero) le

Une vague d’insultes déclenchée par l’un de ses anciens projets

En 2010, Haley Morris-Cafiero commence un projet d’autoportrait qu’elle baptisera plus tard « Wait Watchers ». En se prenant en photo à Time Square et en développant ses pellicules, elle prend conscience du regard des autres sur son poids. Elle décide alors d’exploiter le sujet en continuant de se prendre en photo dans des lieux publics, une expérimentation sociale qui lui permet de capter ces réactions si particulières. Rapidement, ses clichés font le buzz et déclenchent, dans le même temps, une première salve de réactions violentes de la part d’internautes. C'est ce qui donnera lieu, 8 ans plus tard, au projet « The Bully Pulpit ».

 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I will be hosting the @instagram takeover for @photoworks_uk this week. I will be sharing stories behind my photos and some new images later in the week. . #Repost @photoworks_uk with @get_repost ・・・ Haley Morris-Cafiero here as host of the Photoworks UK Instagram this week. I am honored to be sharing my images and their stories with you. I want to start with the image that started my project Wait Watchers. I was in Times Square and taking a self portrait in 2010 and when I got the film back I noticed this man behind me. I don’t know him or what he is thinking and I decided to set up a camera everywhere I went to see if I could capture the seemingly critical or questioning gazes of strangers. . @hmorriscafiero #performanceart #gaze #waitwatchers #contemporaryart

Une publication partagée par Haley Morris-Cafiero (@hmorriscafiero) le

Cyber-harcèlement, body shaming… des causes de plus en plus médiatisées

Activiste, le projet n’est pas sans rappeler la dernière campagne de Diesel pour sa collection capsule « Haute Couture ». Dans un film d’une minute, des stars victimes de harcèlement en ligne défilent fièrement, insultes de troll estampillées sur leurs vêtements.

Le même combat est mené sur les réseaux sociaux, notamment avec le courant du body positivism, porté par de plus en plus d’influenceuses. En tête, on ne manque pas de penser à Celeste Barber, cette comédienne australienne qui démonte les photos de magazines photoshopées à coups de détournements hilarants !

 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Sexy squirrel #celestechallengeaccepted #celestebarber #funny

Une publication partagée par Celeste Barber (@celestebarber) le

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.