sculpture gore

Des sculptures ultra-réalistes mixent gore et pâtisserie

Dans sa galerie des horreurs couleur pastel, la plasticienne Qimmyshimmy fabrique des têtes de bambins enrobées dans des papiers de bonbon et des tourtes sanguinolentes fourrée aux cœurs humains. Un travail minutieux mêlant innocence et surréalisme terrifiant.

Bienvenue dans le sinistre salon de thé de Lim Qixuan où les gourmandises morbides et autres figurines qu’elle fabrique ne se dégustent pas mais s’apprécient avec les yeux, et non sans un certain inconfort. Designer et artiste plasticienne basée à Singapour, celle qui se fait appeler Qimmyshimmy cumule déjà plus de 60 000 abonnés sur son compte Instagram. Et pour cause, elle produit et publie pour son propre plaisir de terrifiantes figurines sculptées et peintes à la main. Cœurs, cerveaux, yeux sortis de leurs orbites, phalanges, nourrissons atrophiés… le corps et tout ce qu’il comporte de repoussant y est dédramatisé de façon crue.

If I ever start a cereal company...

Une publication partagée par QIXUAN LIM (@qimmyshimmy) le

« J'ai toujours nourri une certaine fascination pour le corps, pour la tactilité de la peau. Et si je ne cherche pas particulièrement à faire dans le macabre ou le gore, je reconnais que mes sculptures dégagent une certaine part de malaise. », explique-t-elle. Parmi ses thèmes de prédilection :  la vie, la mort et la trivialité de la chair, « des motifs qui sont tous étroitement liés et qui sont pour moi chargés de sens et de symboliques », justifie-t-elle plus loin.

A Monday morning kinda face ?

Une publication partagée par QIXUAN LIM (@qimmyshimmy) le

En quelques coups de scalpel bien sentis, l’artiste nous transporte dans un univers semblable à celui de Tim Burton où la monstruosité des figurines qu’elle fabrique est adoucie par une mise en scène enfantine, poétique et presque angélique.   « Nous passons beaucoup de temps à essayer de catégoriser, à dissocier le "léger" du "sombre", à poser des étiquettes sur les choses. Pour moi, la beauté réside dans ce qui ne rentre pas dans un moule. Avec mes œuvres, j'essaie de trouver un équilibre entre le beau et le grotesque, le séduisant et le repoussant. »

Digging up old videos because procrastination is real while trying to write on a Friday night ?

Une publication partagée par QIXUAN LIM (@qimmyshimmy) le

Dans sa dernière série baptisée « SweetTooth », Lim Qixuan mélange l’univers gourmand de la pâtisserie à celui du corps dans son plus scabreux appareil. « J’y mélange des desserts et des produits de tous les jours que nous associons normalement à la douceur et à la fête, avec des têtes miniatures et des organes », décrit-elle.

The Game of Love, first work of 2018 ?

Une publication partagée par QIXUAN LIM (@qimmyshimmy) le

Attirée par les oeuvres fantastiques, Qimmyshimmy a grandi en admirant de nombreux artistes « pop-surréalistes » . Elle cite notamment les peintres Mark Ryden et Yosuke Ueno et les sculpteurs Sam Jinx et Ron Mueck qu’elle compte parmi ses inspirations les plus chères. « J'aime aussi les œuvres de Jérôme Bosch, Dali, Magritte et MC Escher parce qu’ils sont attirés par la beauté, le chaos, l'étrangeté et ce petit je ne sais quoi de mélancolie… »

?????? looking at old works to inspire the new

Une publication partagée par QIXUAN LIM (@qimmyshimmy) le


À découvrir ici :  www.qimmyshimmy.com

 

Margaux Dussert

Diplômée en marketing et publicité à l’ISCOM après une Hypokhâgne, Margaux Dussert a rejoint L’ADN en 2017. Elle est en charge des sujets liés à la culture et la créativité.
commentaires

Participer à la conversation

  1. Avatar mumbaiadm dit :

    merci ! comme quoi la fièvre a du bon.

Laisser un commentaire