Abeilles, robots et crypto-tulipes :  que voir au festival Scopitone en septembre ?

Abeilles, robots et crypto-tulipes : que voir au festival Scopitone en septembre ?

© Floralia, Sabrina Ratté (Scopitone 2021)

Rendez-vous international des arts numériques et des musiques électroniques, Scopitone revient à Nantes du 8 au 19 septembre sur le thème de « l’hyper nature » . Zoom sur 4 œuvres qui explorent notre relation fantasmée au vivant.

Un réseau de neurones artificiels aussi affairé qu'une ruche d’abeilles, une plante mutante de Tchernobyl star d’un projet multimédia, des tulipes pour expliquer l’hystérie spéculative autour des crypto-monnaies… C’est sur le thème d’une nature artificielle et tronquée ( « hyper nature » ) que se structure Scopitone, festival nantais des arts numériques et des musiques électroniques. Zoom sur 4 temps forts de l’exposition de cette année. À voir à partir du 8 septembre 2021.

Mosaic Virus, Anna Ridler 

Des tulipes contrôlées par les cours du Bitcoin

L’artiste et chercheuse anglaise utilise l’intelligence artificielle pour mettre en relation les données de 10 000 tulipes qu’elle a répertoriées avec les fluctuations des prix du bitcoin. Une façon d’illustrer notre obsession actuelle pour les cryptomonnaies...

... et de dresser un parallèle historique. Car le choix de la fleur préférée des Hollandais n’est pas anodin. Il fait référence à la « tulipomanie » qui a saisi les Pays-Bas au 17ème siècle, période considérée comme la première bulle spéculative de l'histoire durant laquelle le bulbe de tulipe a connu une soudaine augmentation de ses prix, puis un effondrement brutal.

Floralia, Sabrina Ratté 

L'herbier du futur

C’est dans un futur imaginaire que l’artiste canadienne place Floralia. À la fois salle d’archives et jardin virtuel, l’installation présente des échantillons d’espèces végétales disparues, conservées et exposées numériquement.

L’espace virtuel se transforme sous l’effet d’interférences provoquées par les mémoires émanant des plantes répertoriées.

Spring Odyssey, Elise Morin

Percer les secrets de la radioactivité

En collaboration avec des biologistes de la NASA, l’artiste française a placé une plante mutante originaire de Tchernobyl au centre de son projet multimédia. 

L’objectif ? Découvrir le secret de la résistance à la radioactivité, un élément essentiel pour survivre à une hypothétique colonisation de l’espace ou à une reconquête du vivant terrestre.

Supraorganism, Justine Emard 

La mémoire des abeilles

Sur le modèle de données collectées dans une communauté d’abeilles, l’artiste française a entraîné un réseau de neurones artificiels à imiter leurs comportements. 

Animé par un système de machine learning, ce « super-organisme » de sculptures robotisées réagit à la présence de visiteurs. Il rend hommage à l’intelligence collective de ces travailleuses pollinisatrices.

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