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Découvrez EMMA, ovni narratif pour iOS et Android dérivé du visual novel

Le 22 mai 2018

EMMA, c'est une histoire de conquête spatiale, un soir de pluie, dans un abribus... C'est un roman graphique mystérieusement poétique, et c'est à télécharger dès le 24 mai sur iOS et Android !

EMMA, ce n’est ni un animé, ni un jeu vidéo, ni une peinture, ni une BD, ni de la photo. Développé à la croisée de plusieurs genres, cet ovni narratif pour mobile trouve son compte dans le format du visual novel, un type de roman graphique importé du Japon initialement adapté de l’univers manga et destiné aux romances pour jeunes femmes.

Mêlant récit intime et science-fiction, le premier épisode d’EMMA, aussi simple que joli et aussi court qu’énigmatique, met en scène Elliott, un jeune homme venant d’apprendre son prochain départ pour EMMA, loin, très loin d'ici. Dévoré par le doute et la peur de l’inconnu, il se retrouve, un soir de pluie, dans un abris-bus aux côtés d’un vieil homme loquace. Lui, attend sa femme depuis maintenant 15 ans et nourrit un certain penchant pour l’alcool.

 

Porté par les Français Frédéric Jamain et Nicolas Pelloille (Hiver Prod.) en collaboration avec la maison de production indépendante Cinétévé Expérience, EMMA dévoile un univers graphique inédit. Entre peinture naturaliste et photographie, le rendu a été obtenu grâce au procédé cinématographique de la rotoscopie, une technique qui consiste à utiliser des prises de vue réelles avant de les transcrire en figures animées. « Sans trop savoir dans quoi je m’embarquais au départ, j’ai d’abord été séduit par l’approche graphique du projet que Fred m’avait exposée », raconte Cyril Hucleux, celui qui prête ses traits au personnage d’Elliott. « J’ai finalement été inclus dans le projet et me suis retrouvé à un arrêt de bus pour poser en pleine nuit sur la seule base de son discours ».

Conçue pour le projet, la bande son de Grégoire Pastre, participe aussi à l’atmosphère immersive et profondément réaliste du roman.

Pour plonger dans l’univers d’EMMA, il vous faudra débourser la modique somme de 99 centimes en téléchargeant son application dédiée. Là, vous n’aurez qu’à faire défiler textes et images en touchant votre écran. Contrairement aux visual novels classiques, l’expérience dure seulement 20 minutes et laisse présager une suite. « Nous attendons de voir si l’histoire prend, si le public en redemande ! », m’explique David Bigiaoui, producteur chez Cinétévé et spécialisé en production de nouveaux formats de narration.

EMMA, c’est un temps court, un projet spontané développé en parallèle de formats plus longs. « On aimerait beaucoup en faire une série. Le premier volet est un peu sorti sur un coup de tête et a pu aboutir sans financement. Nous voulions le faire vite, dévoiler quelque chose de construit sans pour autant attendre des mois, comme c'est souvent le cas sur des projets audiovisuels plus longs », poursuit David Bigiaoui.

EMMA, c’est surtout un projet hybride et interactif, comme beaucoup sont en train de naître en ce moment.

« Cette tendance, on la voit émerger quand HBO sort sa première fiction interactive avec Steven Soderbergh ou quand Netflix lance ses premières séries jeunesse avec des fins alternatives », souligne plus loin David Bigiaoui. Depuis quelques années, de plus en plus de projets nébuleux gravitent autour de cette sphère. Ses mots d’ordre, immersion et interactivité, semblent signer la naissance d’un nouveau genre aux frontières encore poreuses. Parmi eux, David Bigiaoui cite le film interactif Her Story et la série interactive War Games, tous deux développés par le concepteur de jeux vidéo Sam Barlow. Plus proches de l’univers de la BD, la bande défilée Phallaina ou encore la BD transmedia MediaEntity viennent dépoussiérer certains formats traditionnels. Côté réseaux, les romans feuilletons se refont même une jeunesse sur Twitter.

Bref, ça grouille de partout et on peine déjà à suivre.

Chez Cinétévé, et si les procédés technologiques et artistiques utilisés on un rôle clé à jouer dans l’expérience du lecteur, on accorde une place toute aussi importante, à l’écriture et au substrat narratif de chaque projet. « Dans tout ce que nous entreprenons, nous sommes moins préoccupés par le gameplay que par le récit en lui-même », explique David Bigiaoui. « Nouveaux médias, nouveaux supports, nouvelles technologies ; de la VR au jeu vidéo en passant par les visual novels, le terme innovation induit toujours une certaine part d’inachevé, un terrain résolument nouveau qu’il reste encore à explorer. L'écriture, elle, maintient le tout et reste toujours au centre ».


À voir bientôt chez Cinétévé : Ordesa, fiction interactive // La République, film interactif de 70 minutes.

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