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Un dessin d'une petite fille qui dit que les MAPs sont des cadeaux
© MapSupport via Twitter

Sur Twitter, des pédophiles se regroupent sous le hashtag #MAP

Le 11 déc. 2019

Tout est une question de langage et de représentation... Sur Twitter, les pédophiles se renomment « MAP » et usent d'une imagerie toute mignonne pour tenter de normaliser leur « communauté » et de créer un élan de positivité.

On savait que les réseaux sociaux comme Yubo ou TikTok, qui s'adressent plutôt aux jeunes, étaient particulièrement concernés par le problème de la pédophilie, mais il semblerait que Twitter ne soit pas épargné.

Le mouvement qui voulait rendre la pédophilie positive

Dans un thread publié le 6 décembre 2010, Anna DeWitt qui se trouve derrière le compte Twitter @CtesseDeLoynes a pointé du doigt la présence d’un hashtag qui semble au premier abord anondin, mais qui cache une véritable communauté pédophile.

Il suffit de taper #MAP, l’acronyme de Minor Attracted People (personne attirée par des mineurs) pour tomber sur plusieurs dizaines de comptes évoquant leur paraphilie (terme désignant une perversion sexuelle). Ces derniers soutiennent que la pédophilie est une orientation sexuelle normale, au même titre que l’homosexualité. Le hashtag #mappositivity est même utilisé afin de normaliser cette déviance.

Un hashtag pour ne pas passer à l'acte

Comme les autres « sub-culture » du web, la communauté MAP possède son propre vocabulaire. On y trouve par exemple les NOMAP (le NO est l’acronyme de « non offending ») qui sont des pédophiles ne souhaitant pas passer à l’acte. Les acronymes « AoA », « AoC » et « Pro-C » évoquent respectivement l’âge ciblé par les personnes pédophiles, l’âge du consentement (qui varie selon les pays) et les Pro-Contact ou actes pédophiles.

Interrogé par Numerama, l’un des utilisateurs du hashtag explique que ce dernier a été inventé par l’association b4uact. Celle-ci a pour objectif d’aider les personnes ayant des attirances pour les mineurs à se faire soigner. L’association leur permet notamment d’entrer en contact avec des médecins spécialisés. Cette communauté serait essentiellement composée de personnes ne voulant pas passer à l’acte et la plupart rappellent que l’attirance sexuelle n’est, en soi, pas un crime.

Les dérives non sanctionnées par Twitter

Pourtant, derrière son aspect « entraide », le hashtag #MAP cacherait une autre réalité. D’après Anna DeWitt, le discours de cette communauté serait « de plus en plus décomplexé ou banalisé ». Ainsi quelques comptes visibles sur Twitter, font par exemple la promotion des « lolis » et des « shotas », des personnages de mangas représentant des petites filles ou de jeunes garçons dans des attitudes sexualisées.

Les MAPs assurent qu’il s’agit d’un moyen d’assouvir leurs fantasmes sans blesser qui que ce soit, puisque cela reste dans le domaine du dessin. D’autres encore tentent de distinguer les pédophiles des personnes abusant des enfants, estimant que ces derniers ne « respectent » pas vraiment leurs victimes.

De son côté Twitter a affirmé dans une communiqué  « avoir une tolérance zéro en matière de promotion de l’exploitation sexuelle des enfants ». Mais il est probable que le mouvement #MAP restera présent sur le réseau tant que ses membres ne posteront pas de contenu jugé illégal.

David-Julien Rahmil - Le 11 déc. 2019
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  • Bande de con, faudrait vous coller un procès pour diffamation et corruption de l'information vous dites que de la merde et ça vous arrange, diviser pour mieux régner, je suis tout à fait d'accord avec les #nomap et #map