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Le New York Times accusé de cancel culture
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Accusé d’avoir viré une journaliste pour un tweet, le New York Times réplique

Le 25 janv. 2021

Le New York Times est accusé d'avoir licencié Lauren Wolfe pour avoir écrit un tweet de soutien envers Joe Biden. Mais l’affaire semble plus complexe qu’elle n’en a l’air.

Mercredi 20 janvier 2021, Lauren Wolfe voyait son contrat de pigiste au New York Times se terminer de manière prématurée, après avoir publié la veille un tweet apparemment anodin sur Joe Biden. Sur le message, on pouvait lire « J’ai des frissons » à l’image de l’avion du président américain atterrissant à la base de l’Air Force Andrew.

Ce tweet fut très critiqué par des internautes républicains qui y voyaient là une preuve des biais politiques d'une journaliste par ailleurs réputée pour son traitement de sujets comme le droit des femmes ou les violences sexuelles. Après plus de 36 heures de harcèlement en ligne, la journaliste perd effectivement son travail au journal.

Le New York Times se défend

Face à cette controverse, le New York Times a répondu par l’intermédiaire de sa porte-parole Danielle Rhoades Ha. D’après cette dernière, la fin du contrat de Lauren Wolfe n’aurait rien a voir avec ce tweet. « Il circule beaucoup d’informations inexactes sur Twitter, indique-t-elle. Pour des raisons de vie privée, nous n’allons pas rentrer dans les détails personnels, mais nous pouvons dire que nous ne licencions pas les gens pour un simple tweet. Par respect pour les personnes impliquées, nous ne prévoyons pas de commenter cette affaire plus en détail. » Lauren Wolfe n’a pas commenté cette histoire, mais avait toutefois incité ses followers à ne pas se désabonner du journal.

Débat sur la neutralité des journalistes sur Twitter

Sans avoir tous les détails de cette histoire, cette dernière illustre parfaitement un débat sur la parole des journalistes sur les réseaux sociaux qui fait de plus en plus rage dans la presse anglo-saxonne. En Grande-Bretagne, la BBC a établi une charte d’utilisation de Twitter très restrictive qui incite ses journalistes à une neutralité parfaite.

En janvier 2020, la journaliste Felicia Sonmez, avait quant à elle été licenciée du Washington Post après avoir partagé, le jour de la mort du basketteur Kobe Bryant, un article du Daily Beast datant de 2016. Ce dernier détaillait une accusation d'agression sexuelle contre le sportif qui remontait à 2003.

David-Julien Rahmil - Le 25 janv. 2021
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