Mountain biking in Yosemite National Park.

Le tourisme durable, le futur du voyage ?

Consolidé par les confinements et l’urgence écologique, le tourisme durable est devenu une pratique plébiscitée par les voyageurs. À l’approche de l’été, une étude Prisma Media Solutions déchiffre cette tendance qui oscille entre désir et réalité.

Préférer le train à l’avion, choisir des hôtels éco-responsables, voyager moins loin… autant de démarches que de façons de s’engager pour un tourisme plus durable. Sans sacrifier son esprit d’aventure et sa curiosité, cette pratique offre la possibilité de voyager de manière plus respectueuse pour l’environnement et les populations locales. L’Organisation mondiale du tourisme la définit d’ailleurs comme « un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil » .

Une approche plus humaine du voyage

Comme le révèle l’étude réalisée par l’institut CSA pour Prisma Media Solutions, 77 % des voyageurs interrogés considèrent pratiquer un tourisme durable. La pandémie et la prise de conscience écologique ont eu un impact fort sur ce secteur. La crise sanitaire a mis en lumière les problèmes de surfréquentation et l’impact du tourisme de masse sur la nature et les écosystèmes. Mais pas de panique : le tourisme durable peut satisfaire votre côté aventureux, puisqu’il permet de se connecter avec les principes mêmes du voyage : la rencontre avec l’inconnu.
Alors que l’heure est au ralentissement de nos rythmes de vie, les voyageurs semblent vouloir « voyager moins mais voyager mieux » . Quatre voyageurs sur cinq déclarent ainsi vouloir intensifier leurs pratiques de tourisme durable. Le « slow travel » séduit par son côté humain, ses expériences en immersion et à échelle humaine. Par ailleurs, pratiquer le tourisme de proximité implique de réduire son impact carbone, et contribue au développement de l’économie locale.

Une pratique encore à ses balbutiements

Malgré toutes ses qualités et avantages, le tourisme durable en reste encore à ses prémices. En effet, l’étude révèle des comportements parfois contradictoires. Si 58 % des personnes interrogées sont prêtes à choisir une destination proche de leur domicile pour voyager de façon plus durable, l’Europe reste une destination privilégiée à 46 %. Cela peut notamment s’expliquer par l’envie de s’évader, mais aussi par des habitudes de voyage ancrées dans les mœurs depuis que le tourisme est devenu plus accessible. Autrefois réservé aux plus fortunés, voyager s’est démocratisé ces 20 dernières années. Avec l’essor des offres « low cost » ou « all inclusive » , le nombre de voyageurs a augmenté de 130 % sur la période. Plus loin, plus fréquents, les séjours se sont intensifiés, non sans conséquences : trois quarts des émissions de gaz à effet de serre seraient liées aux transports selon l’ADEME ! Par ailleurs, il ne faut pas non plus négliger l’impact de la concentration touristique. Par exemple, la ville de Venise a vu l’eau de ses canaux se purifier en l’absence du trafic des bateaux de tourisme au moment de la crise sanitaire. Selon l’OMT, 95 % des touristes se concentrent sur 5 % des territoires à l’échelle mondiale, entraînant détériorations, pollution et dégradation de la qualité de vie des populations locales.

Malgré des comportements parfois légèrement contradictoires au regard des aspirations exprimées, l’envie de voyager autrement est claire. Cette appétence pour un tourisme plus respectueux de la planète ouvre un champ d’opportunités pour les professionnels du tourisme qui souhaitent diversifier leur offre en conséquence. Voyage à la ferme, restauration en circuit court, découverte du patrimoine local… les possibilités sont vastes, et pourraient bien devenir le futur du voyage.

Pour en savoir plus sur cette étude, contactez Julien David, Responsable Marketing Insight Prisma Media Solutions.

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