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Fake news, défiance… les médias sont-ils jugés crédibles aux yeux des Français en 2022 ?

Après la pandémie, place à « l’infodémie »  ? En 2022, seuls 62 % des Français éprouvent un intérêt pour l’actualité. Quant à la qualité de l'info ? Eh bien... tout le monde s'en fout. 

Défiance à l'égard des médias, surcharge informationnelle… Depuis 2020, la relation des Français vis-à-vis de l’actualité a encore souffert. Pour cause, la prolifération des fake news et les immenses flux informationnels émanant des réseaux sociaux ont joué en la défaveur d’une information fiable et solide. Comment l’opinion considère les médias en 2022 ? Quels aspects leur sont reprochés ? En ce début d’année, plusieurs études ont tenté de prendre la température.

2022 : l’année du désamour médiatique ?

Avant toute chose, le 35e baromètre Kantar établit une donnée clé : 62 % des Français éprouvent un intérêt pour l’actualité, soit une baisse de 5 % par rapport à l’an dernier. En ce sens, une majorité de sondés exprime un ras-le-bol vis-à-vis d’une couverture médiatique trop intense autour de la pandémie (79 %). Du côté des 18-24 ans, le ravin est bien plus profond : seuls 38 % des sondés disent éprouver un intérêt pour l’actualité, reprochant aux médias de viser à côté. Par exemple, 68 % des 18-24 ans reprochent le manque d’attention des médias vis-à-vis du dérèglement climatique.

Une opinion crispée... et défiante.

Autre question fondamentale, celle de la crédibilité des différents canaux de diffusion de l’information. D’après Kantar, les médias traditionnels ont, une fois de plus, pris un coup sur la caboche : seulement 44 % des sondés estiment qu’ils sont crédibles. 

Une étude récente de l’agence Edelman insiste sur un autre point : l’orientation idéologique des médias semble poser problème. En effet, 55 % des sondés estiment que la plupart des organes de presse sont plus soucieux de soutenir une idéologie ou une position politique que d’informer le public. Plus loin encore, près de 61 % pensent que les médias ne sont pas objectifs et ne font pas preuve d’impartialité.

Un manque  « d’hygiène informationnelle »

Enfin, si l’opinion peine à se fier aux médias, son comportement vis-à-vis de l’information a également drastiquement évolué. Selon le baromètre Edelman, seulement 18 % des sondés se préoccupent des sources pour juger de la qualité d'une information ou en consultent plusieurs avant de la relayer. Nous sommes donc à la fois submergés par l'info et en perte de repère pour en apprécier la valeur.

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commentaires

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  1. Anonyme dit :

    L'information est traitée de façon binaire, complètement déconnectée de la réalité du terrain où l'on croise un panel de nuances entre deux extrêmes. L'analyse est forcément Anti vs. Pro. C'est limité et les gens ne sont pas dupes sur la véritable complexité d'un sujet, peu importe soit-il.

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