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VivaTech : pourquoi Marcel pète un câble et décide de changer de nom

Le 24 mai 2018

Mais qu'est-ce qui se passe entre Marcel et le Groupe Publicis ?! C'est le branle-bas de combat depuis qu’Arthur Sadoun a décidé de baptiser l'intelligence artificielle du groupe « Marcel ». « Il nous pique notre nom ? On va lui piquer le sien ! », scande Pascal Nessim depuis le salon Viva Technology. NAH !

Du 24 au 26 mai 2018, fidèle au poste comme l’année dernière, Marcel investit l’emplacement G38 du salon VivaTech, juste en face de Microsoft. Seule agence créative présente Porte de Versailles, la filiale de Publicis y fera son show trois jours durant sous la bannière « Human after all ». À l’heure où le salon grouille déjà de « techos », de « startuppeurs » et de « disrupteurs » en tout genre, l’agence joue les fauteurs de trouble et se donne pour mission de dérider un peu tout ce petit monde. Elle rappelle notamment que la tech ne vaut pas grand-chose sans quelques têtes bien faites et que l’on peut rire de tout, des Hommes aussi bien que des machines. En bref, Marcel à VivaTech, c’est un peu comme Panayotis Pascot au Petit Journal, c’est léger, ça fait du bien et ça dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

Au programme du stand G38 donc, créativité et autodérision puisque l’agence prépare des contenus similaires à ceux présentés en 2017. On attend notamment le retour du Marcel Show, lequel livre chaque jour un condensé humoristique du salon, mais aussi une poignée d’expériences tech réalisées avec des marques comme Nerf ou Oasis. Nouveauté cette année, le lancement d’une cryptomonnaie à l’effigie du groupe, ou plutôt d’une « mytho-monnaie » : le « Lioneum ». Avec, vous pourrez gagner des lots, des boissons, du mobilier de l’agence et même un Cannes Lion. Si si.

« Lancer notre propre cryptomonnaie, c’est assumer cette autodérision qui nous caractérise si bien, c’est surtout une façon de faire un pied de nez au monde de la tech, à toutes ces monnaies numériques qui fleurissent et auxquelles personnes ne comprend grand-chose finalement », nous explique Pascal Nessim, co-président de Marcel, au téléphone.

Mais derrière la jovialité de l’atmosphère, une annonce se fait particulièrement attendre, celle d’Arthur Sadoun, président de Publicis, au sujet d’une plateforme d’intelligence artificielle créée pour ses collaborateurs du monde entier. Lancée en partenariat avec Microsoft et dévoilée le 24 mai, elle porte le nom du fondateur du groupe : « Marcel », pour Marcel Bleustein-Blanchet. Sauf que le nom est déjà pris. Pour Pascal Nessim, se faire piquer son identité d’agence par une IA est à la fois un honneur et un affront. « Marcel, c’est nos tripes, notre bébé. Quand Publicis lance une IA, on est à 100% pour, c’est une réelle avancée pour nous tous. Mais lorsque l’on apprend que le groupe veut la baptiser Marcel, on l’est tout de suite un peu moins… », explique-t-il.

L'agence Marcel dévoile son nouveau nom
À VivaTech, l’agence amorce alors une mutinerie et décide de changer de nom. Marcel ? Out. Welcome Arthur ! Sous une bâche, le nouveau branding de l’agence est déjà prêt.

« Il nous pique notre nom ? On va lui piquer le sien ! », ironise Pascal Nessim. « J’espère qu’Arthur saura réagir avec humour. Il se peut sinon que je ne sois plus là demain… », renchérit-il en riant. Bien évidemment, la mascarade ne durera que le temps du salon. « Marcel, au départ, ce n’est pas une IA, c’est une agence de cœur, une famille. Nous sommes fiers d’avoir un positionnement aussi fort dans un groupe comme Publicis et même si la tech nous anime, c’est avant tout une histoire humaine », regrette Pascal Nessim.

Une fois mis de côté, ses griefs laissent place à son enthousiasme. « À VivaTech, je cherche surtout de l’inspiration. Ici, c’est Disney pour les grands, je suis comme un dingue ! Il n’y a que sujets que nos clients adressent au quotidien. Bots, IA, reconnaissance vocale, machine learning… c’est un véritable nid de compétences et de jeunes pousses tech pour eux, comme pour nous. On ne jure que par Austin et le CES... Mais venez à Porte de Versailles, vous verrez que nous avons tout ce qu’il nous faut ici ! »

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