Une main en train de baisser son pouce sur un fond coloré

Les NFT sont fascinants, mais à l’origine ils n’étaient pas du tout faits pour gagner de l’argent

© Photo de cottonbro provenant de Pexels

Un article du New York Times vendu à 560 000$, le premier tweet de Jack Dorsey qui atteint 2,9 millions, une œuvre de Beeple qui s’envole à 69 millions… Avant de devenir une manne financière, les NFT avaient un tout autre objectif. Et c’est son créateur qui le dit.

Les NFT sont sur toutes les lèvres. Celles des artistes numériques comme des plus grands spéculateurs. Mais avant que les non-fongible tokens fassent parler d’eux, ils ont eu une existence plutôt confidentielle. Et celle-ci a commencé en 2014.

Tout ça à cause de Tumblr

À l’époque, l’entrepreneur Anil Dash et l’artiste numérique Kevin McCoy sont éblouis par le foisonnement de la communauté créative de Tumblr. Des images, des vidéos, des photos…, le tout était partagé sans aucun moyen de créditer une œuvre ou de récompenser la personne qui en était à l’origine. « Nous avons mis au point la première version d’une solution basée sur la blockchain pour certifier l'originalité d'un ouvrage numérique. » Son petit nom, à l’époque ? Monetized Graphics.

Rien ne s’est passé comme prévu

L’objectif était alors de donner plus de contrôle aux artistes. Ainsi, il devenait plus facile de protéger leur travail des plagiats, et, éventuellement, de pouvoir le vendre. « En concevant une technologie dédiée à un usage artistique, McCoy et moi pensions l’empêcher de devenir un outil d’exploitation de la créativité, écrit Anil Dash dans les colonnes de The Atlantic. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Notre rêve de donner plus de pouvoir aux artistes n’a jamais vu le jour, et a laissé place à une hype commerciale exploitable. » Un engouement qu'il compare à celui de la « ruée vers l'or » , où l'on privilégie les profits à court terme plutôt qu'une responsabilité à long terme. Au programme de sa (longue) liste de griefs : une technologie inaccessible au grand public, des usages toujours très limités des cryptomonnaies, et un bilan environnemental catastrophique.

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