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Plusieurs femmes dessinées
© Getty Images

Goldman Sachs ne soutiendra plus les entreprises si leur comex n’est pas mixte

Le 24 janv. 2020

On pourrait croire que ce n’est que par altruisme… mais c’est aussi une question de performance. On ne perd pas le nord.

Dans une interview donnée au média CNBC, le CEO de Goldman Sachs David Solomon est cash : la banque d’investissement ne permettra plus aux entreprises dont le comex n’est pas « divers » d’entrer en bourse.

Où sont les femmes ?

L’initiative a pour objectif, dans un premier temps, d’accroître la présence des femmes au sein des comités de direction. « Si l’on regarde les entreprises américaines qui ont été cotées en bourse au cours des quatre dernières années, on peut constater que les opérations sont toujours plus réussies lorsqu’il y avait une femme au sein des comités de direction », tenait à rappeler David Solomon. Éradiquer le sexisme des entreprises, pourquoi pas. Mais si ça peut rapporter un peu de fric derrière, c'est quand même mieux, on dirait.

Une meilleure représentation des minorités

La « diversité » évoquée par David Solomon concerne avant tout les femmes, la banque devrait aussi encourager l’accès aux comités de direction à d’autres minorités. Le New York Post détaille ainsi une multitude de critères qui seront pris en compte par Goldman Sachs pour choisir d’accompagner (ou non) une entreprise : le genre, l’ethnie, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre…

Et pour faciliter les choses, Goldman Sachs proposera aux entreprises intéressées par la démarche d’accéder à son vaste réseau pour diversifier leurs équipes.

Les entreprises financières vont-elles vraiment changer le monde ?

Difficile de ne pas faire le parallèle entre la promesse de Goldman Sachs et celle faite par BlackRock en 2018. À l’époque, le plus grand gestionnaire d’actifs avait demandé en grande pompe à ce que les entreprises s’engagent sur les sujets tels que la diversité ou l’environnement, au risque de perdre leur soutien financier.

Les banques seraient-elles les nouvelles héroïnes des combats sociétaux ?

Rien n’est moins sûr… Un rapport édifiant de l’ONG américaine Majority Action révélait que question éthique, les sociétés financières étaient surtout les championnes… des belles paroles. Oups.

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