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ciel bleu avec des cerisiers en fleurs
© borchee via Getty Images

« On a toutes les solutions pour décarboner l'atmosphère »

Le 1 avr. 2019

Excellente nouvelle ! Les solutions à la crise du climat existent. Elles sont nombreuses. Et elles obtiennent des résultats économiques probants. L'affirmation nous vient de Bertrand Piccard, le pionnier de l'aviation solaire. 

Connaissez-vous Bertrand Piccard ? Tâchez de retenir son nom car le bonhomme a des choses à partager... et elles donnent toutes matière à rêver, réfléchir et agir. Il cumule un bagage universitaire sérieux - il est médecin psychiatre, a un parcours impressionnant d'explorateur, a réussi le premier tour du monde en ballon en et a co-développé puis co-piloté l'avion solaire Solar Impulse, avec lequel il a réalise un autre tour du monde en 2016.

Est-ce de voir la Terre de si haut qui a donné à Bertrand Piccard l'envie de sauver le monde ? Peut-être.

Quoiqu'il en soit, dans une interview parue dans le magazine Delta Sky, il nous invite à reconsidérer notre approche de la question du climat.

Evidemment, il n'est pas de ceux qui ignorent les conclusions du rapport du GIEC : "On voit que 2°C de plus vont complètement perturber la qualité de vie sur cette planète, et que 1,5°C, c’est déjà trop. Il faut réagir pour décarboner l’atmosphère avant 2030." Mais le sérieux de cette alarme ne le fait pas verser dans la neurasthénie. 

Surtout, il prétend, pour l'avoir éprouvé, que l'écologie et l'économie ne s'opposent pas. Le changement climatique, plutôt que d'être un problème coûteux à résoudre serait au contraire une opportunité de marché fantastique

Avec sa Fondation Solar Impulse, il a entrepris de labelliser un millier d’innovations en capacité de protéger l'environnement, mais de manière rentable.

À ce jour, moins d'une centaine de projets sont répertoriés. On découvre une graine qui permet la production de biocarburant, une plateforme numérique qui connecte les producteurs de déchets aux acheteurs de matières premières recyclées, ou un détergent à base d'oxygène et d'extraits de plantes renouvelables.

Dès que 1 000 projets auront été labellisés, Bertrand Piccard veut les présenter aux gouvernements et aux entreprises afin de les aider à adopter des politiques énergétiques plus ambitieuses.

Pourquoi les décideurs devraient s'intéresser à ces investissements éco-responsables ? Parce qu'ils sont bons pour les écosystèmes - ce qui pourrait suffire - et qu'ils peuvent générer du business - ce qui devrait convaincre. 

Evidemment, si les décideurs atermoyaient... on change de scenarii.

« Si on ne le fait pas, ou si on le fait trop tard, malheureusement les prophéties du GIEC vont se réaliser. En 2030 ce sera trop tard. »

À nous de jouer donc.

Commentaires
  • Cher Bertrand,
    Vu l'urgence pourquoi attendre d'avoir 1000 projets ? C'est un chiffre choisi arbitrairement. Ça pourrait être 300 ou 5000... Et si un seul de ces projets est un Game Changer, il serait dommage de s'en priver.
    Par ailleurs, quels sont lez solutions que le titre mentionne ?

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