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Spider man qui lit le journal
© Life of Wu

Comment lutter contre la désinformation et la propagation des fake news

COMBBASE
Le 17 juin 2020

Alors que nous sommes inondés d’informations en continu, il convient pour les journalistes, les entreprises et le grand public de distinguer plus facilement le vrai du faux… Dans ce combat contre les fake news, la data et l’IA peuvent être de précieux atouts. 

 Le rôle des réseaux sociaux : dénoncer et combattre les fake news 

Les réseaux sociaux ont un rôle primordial à jouer dans la non-prolifération de ces fausses informations, en mettant en place des nouveaux process de vérification de ces nouvelles et autres actualités, largement partagées sur les plateformes. 
 
C’est le cas notamment de l’entreprise Facebook. Cette dernière, qui fut mise en cause pour avoir été l’un des deux principaux canaux de distribution des fake news (avec Twitter) lors des élections américaines, est devenue la première entreprise à tenter de mettre en œuvre une solution, avec notamment les « fact-checkers » (vérificateurs de faits) qui font leur apparition sur nos fils d’actualité en 2017. Ainsi les 1,73 milliards d’utilisateurs quotidiens du réseau social, ont la possibilité de signaler certains contenus qu’ils jugent faux, erronés ou indésirables. Par la suite, Facebook travaille avec des partenaires médias pour vérifier la précision des ces informations (Third party Fact-checking). Une fois l’information révisée, elle sera identifiée comme fake news, le cas échéant, et la portée de la publication sera diminuée dans l'algorithme.  

Ces solutions ont cependant des limites ; en effet, certains articles légitimes sont dénoncés à tort, entretenant la confusion, nourrissant le doute sur l’info / infox, donnant un faux sentiment de sécurité sur la capacité des « autorités » à vérifier et fiabiliser une source ou une information. 

La data et l’intelligence artificielle à la rescousse pour contrer l’essor des fake news 

À l’ère de l’open data et du digital, il convient par définition de se méfier de toute information (texte, vidéo…) provenant d’un réseau social. Certes la défense et la contre-attaque s’organisent et de nouveaux outils apparaissent. 

De nombreux organes de presse ont aujourd’hui leur rubrique de fact checking et aujourd’hui beaucoup de technologies d’analyse de données sont à disposition, qui permettent de vérifier les informations et les sources et, de traquer les manipulations, comme : le text mining, l’analyse des sentiments, la catégorisation automatique, le deep Learning (sur les images mais pas sur les concepts). 

Nombreuses sont les entreprises qui ont travaillé sur le sujet et ont apporté des solutions. On peut citer notamment Google, qui dès 2015 a présenté une nouvelle méthode permettant d’attribuer un score aux pages web en fonction de la précision des faits qu’elles présentent. Cette technologie vise à comprendre le contexte d’une page internet sans utiliser de signaux tiers tels que des liens. D’autres entreprises comme CrossCheck (pour les élections présidentielles) ou encore Décodex, développé par Le Monde, ont vu le jour afin de permettre d’identifier les fausses informations et de les démentir. 

Big data, open data entre dérive, régulation et contrôle 

Big data, open data… La boîte de pandore est ouverte. Certes la résistance s’organise, mais elle tarde à se structurer pour endiguer efficacement ce flot d’informations incontrôlables qui touche tous les pays, et qui doit être combattu unanimement et collectivement, localement pays par pays, mais surtout au niveau européen et plus largement au niveau international. 

D’où le rôle essentiel des experts de la data pour veiller, alerter et prévenir tout en se conformant à la réglementation. Des procédures strictes pour protéger les données doivent être impérativement mise en place. Cela passe par une surveillance accrue de l’accès et l’utilisation des données ainsi que leur hébergement pour maîtriser leur diffusion.  

Éduquer : une solution indispensable pour lutter contre les fake news 

C’est aussi une affaire de comportement et de responsabilité collective. 

Comportement des populations : en attendant que le Big Data, l’intelligence artificielle ou encore le Machine Learning permettent de mieux détecter les fake news, il est indispensable de se concentrer sur l’éducation des plus jeunes, de les informer afin de développer l’esprit critique, d’apprendre à décrypter les messages, textes, posts et autres images « douteuses » ; c’est le rôle des parents, c’est aussi le rôle de l’école, alors que certains établissements scolaires, pionnier en la matière, le font déjà.  

Responsabilité des politiques et des GAFAM : Ils ont un rôle majeur à jouer. Ils doivent travailler de concerts, fixer des règles et mettre en place des bonnes pratiques : informer et alerter les populations, donner aux entreprises les moyens de lutter contre les fake news afin de mieux les identifier et les localiser et, d’en limiter la propagation.


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COMBBASE - Le 17 juin 2020
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