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© Vit_Mar via Getty Images

Comment la crise sanitaire stimule l'innovation dans l’IA et la data

COMBBASE
Le 27 mai 2020

Dans le contexte actuel si particulier où le Covid-19 est un accélérateur d’innovation, la data devient un acteur essentiel de la gestion de crise, que cela soit au niveau gouvernemental ou à l’échelle des GAFA comme des grands groupes industriels.

Le caractère stratégique de la data dans la lutte contre le coronavirus

Ces dernières semaines, crise sanitaire oblige, les enjeux économiques et financiers ont évolué. Un nouvel acteur est apparu sur le devant de la scène, objet de toutes les convoitises : la data. Les « données » sont devenues un facteur déterminant dans la gestion de la crise, l’élaboration du plan de déconfinement, la sortie de la crise, la préparation de l’après-crise.

Le covid-19 peut-être vu comme un véritable agitateur de big data et d’IA, au service tous azimuts des politiques, des scientifiques et des entreprises. Ainsi, l’utilisation des données a suscité de nombreuses et vives réactions, des oppositions et même des  craintes, quant au respect de la Constitution, de la réglementation et des libertés individuelles.

Le covid-19 : un accélérateur d’innovation

Par définition, toute crise - et le covid-19 n’échappe pas à la règle - est un accélérateur d’innovation technologique. Le virus est un réel stimulus dans le domaine de la data, sous toutes ces formes, que cela soit dans l’usage des données comme dans l’exploitation du big data, de l’IA ou encore le déploiement d’applications. De nombreuses entreprises ont dû se réinventer, revoir leur stratégie et penser à l’après coronavirus. Les exemples sont nombreux, citons le cas de l’événementiel où l’acteur Eventmaker a récemment levé 1,3 millions d’euros pour permettre le développement de versions numériques des événements d’aujourd’hui et de demain.

Le covid-19 est venu brouiller l’ordre social pourtant établi et conquis de hautes luttes, faisant fi parfois du droit, allant même jusqu’à faire sauter quelques verrous sur le temps de travail ou l’activité partielle, provoquant un raz-de-marée dans le domaine (et l’usage) du télétravail. Sur le plan du Numérique et du Digital, les solutions de réunion à distance ont fleuri du jour au lendemain, connaissant une croissance exponentielle, sans précédent, apparaissant comme le nouveau maillon social, seul capable de rompre avec l’isolement dans lequel des millions de salariés se sont trouvés plongés en quelques jours. Mettant à jour des failles sécuritaires jusque là inconnues. Somme toute, la data, l’accès aux données, les solutions et moyens technologiques mis à la disposition de tout un chacun, sont venus au secours des entreprises (et de leurs collaborateurs) garantissant un “lien social minimum” avec un impact certain sur le bien-être au travail.

La data et l’IA en temps de crise : attention aux dérives réglementaires

Les récentes orientations prises par le Gouvernement pour lutter contre la pandémie Covid-19 montrent que la data revêt un caractère stratégique et devient un véritable enjeu en cas de crise. Enjeu politique, sécuritaire, sociétal… ? Et ce, au risque de pouvoir, devoir, vouloir transgresser les lois, de piétiner la réglementation (le RGPD) et d’être un cheval de Troie, pour mieux pénétrer la vie privée et exploiter un maximum de données personnelles, sans contrôle, grâce à des algorithmes et à des applications développés dans l’urgence, dans le cadre de projets diffus et confus.

Le rôle pivot des prestataires de la data

Nous l’avons vu, le coronavirus, comme toute crise de ce type, bouscule l’ordre établi et redistribue les cartes, y compris dans le domaine de la data, de l’utilisation des “données personnelles” et de la considération des libertés individuelles qui se trouvent ainsi préemptées au nom de l'État d’urgence.

La question de fond reste posée : en qui peut-on (doit-on) avoir confiance ? Doit-on se fier au législateur ? Ou plutôt aux Défenseurs des droits ? Ou bien encore aux collectifs ou associations de consommateurs divers et variés, qui apparaissent comme les nouveaux lanceurs d’alertes ? Ou enfin ne se fier qu’à soi-même et défendre âprement ses droits et ses libertés individuelles ?

Dans ce contexte, il est essentiel de mettre en place les bons outils pour éviter que la data, à l’instar de la finance, échappe à tout contrôle. Il est tout aussi essentiel de faire confiance (et appel) aux prestataires spécialistes de la data et/ou aux DPO (les Délégués à la Protection des Données) qui ont un rôle pivot dans le sourcing des données, l’usage des données et la protection des données à caractère personnel.

C’est à eux de veiller au respect du droit et de sensibiliser les entreprises aux bonnes pratiques, de définir et de faire respecter une certaine déontologie en matière de data, d’éviter les abus et les dérives. En véritable « gardien du temple », les prestataires de la data doivent être plus présents sur le front de “l’usage” des data… Peut-être doivent-ils aussi être, syndicalement, les nouveaux lanceurs d’alerte de la génération Numérique.


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COMBBASE - Le 27 mai 2020
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